La cage aux ondes

Décor d’ouverture

Sur scène, côté gauche, se trouve une structure tubulaire cubique soutenant une tenture spéciale anti-ondes. Sur la droite un écran de projection affiche des courbes comme sur un électrocardiogramme. Un bruit de fond chaotique crée une ambiance électrique.

Un personnage sur une chaise roulante, recouvert d’une tenture transparente fait son apparition poussée par un infirmier avec son tablier blanc. La chaise est conduite jusqu’à la tente et le personnage sort précipitamment pour s’engouffrer sous la tente avec un ordinateur sous le bras.  Il s’installe, ouvre son ordinateur et connecte un fil sur le côté de ce dernier.  L’infirmier range la chaise et entre également dans la tente et vient s’asseoir en face du vieux monsieur.

Scène 1 présentation des personnages

L’infirmier : Voilà Monsieur, vous êtes bien installé comme ça ?  Vous êtes à l’aise, ? vous vous sentez à l’abri ?

Le Monsieur : Oui, c’est bien, la protection est efficace et j’ai tout le matériel à disposition. Vous avez tous les branchements pour moi ?

L’infirmier : Oui, j’ai suivi vos instructions à la lettre. Votre ordinateur est branché en mode filaire, vous devriez avoir du réseau et mon GSM est resté dehors dans une boîte métallique.

Le Monsieur : C’est parfait, nous allons pouvoir procéder à notre petite expérience.

L’infirmier : Petite expérience ? (Air interloqué) En quoi consiste-t-elle ?

Le Monsieur : C’est très simple, en appuyant sur ce bouton, je fais exploser une bombe électromagnétique qui a un rayon d’action d’1 km et qui va neutraliser tous les circuits électroniques et couper toutes les émissions d’onde dans la région. C’est non-léthal.

L’infirmier : (affolé) Mais c’est un acte terroriste, vous êtes fou, pourquoi vous voulez faire ça ?

Le Monsieur : Ecoutez-moi bien mon jeune ami, je n’ai pas d’autre choix, cela fait 20 ans que je vis terré comme un ermite à cause des ondes, de vos GSM, de vos WIFI. Je n’en peux plus des souffrances physiques et morales endurées.

L’infirmier : Mais il faut vous faire soigner, il y a surement des traitements.

Le Monsieur : La médecine est impuissante et ne reconnait pas la problématique des personnes électro hypersensibles.

L’infirmier : vous êtes fou, il doit y avoir des solutions

Le Monsieur : (en colère, on a touché une corde sensible) NON ! Je ne suis pas fou. C’est l’argument bateau pour ne pas reconnaitre la problématique des ondes. Les médecins veulent me faire prendre des calmants pour me faire taire. Mais j’irai jusqu’au bout car la survie de l’humanité est en jeu.

L’infirmier : (apaisant) Ok, vous n’êtes pas fou, mais si vous m’expliquiez calmement avant de faire une bêtise.

Le Monsieur : Nous sommes actuellement environ 5% de la population à présenter le même problème. Nous ne supportons plus le brouillard électromagnétique artificiel dans lequel nous baignons à longueur de journée. Nous sommes baignés par les ondes des antennes, des smartphones, des WIFI, du Bluetooth partout où nous allons. Nous avons des problèmes de santé et l’état ne veut pas prendre notre détresse en compte et préfère vendre à coup de milliards des bandes de fréquence supplémentaires pour la 5G et les toutes les technologies futures.

L’infirmier : Mais c’est pour améliorer les services, diminuer la latence et augmenter les capacités. Cela va permettre de mieux soigner les gens à distance.

Le Monsieur : Cela va surtout permettre de mieux les rendre malades sur place et de diminuer leur système immunitaire. Je n’en ai rien à foutre d’être opéré en direct par un chirurgien à l’autre bout du monde.

L’infirmier : Soit, mais cela va permettre le développement d’autres applications qui vont nous simplifier la vie et créer de nombreux emplois.

Le Monsieur : Simplifier la vie ?Vraiment ? Je ne sais pas dans quel monde imaginaire vous vivez mon petit Monsieur, mais pratiquement, je ne vois pas en quoi la vie est simplifiée. Avant on parlait et on discutait d’humain à humain et on trouvait des solutions, maintenant on parle avec des machines et ont perdu tout contact avec autrui. Vous m’énervez avec vos réponses formatées.

L’infirmier : Calmez-vous, vous vous énervez à nouveau. Si vous m’expliquiez sagement votre problème, on pourrait certainement envisager des solutions moins extrêmes que de faire sauter une bombe.

Le Monsieur : Mon problème, mon petit Monsieur, est le problème de tous les êtres vivants sur cette terre. Il touche aussi bien, les plantes, les insectes, les animaux et les hommes. On a créé une technologie basée sur des ondes artificielles qui perturbe nos organismes et détruit peu à peu toute forme de vie sur cette terre. Je m’explique puisque vous semblez ignorant de cette réalité. Les arbres crèvent à proximité des antennes, plus de 70 % des insectes ont disparu, plus de moustique écrasé sur le pare-brise des voitures, les oiseaux tombent du ciel ou perdent le nord, les dauphins s’échouent, des humains survivent dans un état de fuite permanent. En l’espace de 50 ans, les ondes artificielles générées par l’homme ont été multipliées par un quintillion de fois, 10 exposants 18.

L’infirmier : Oui, mais nous sommes protégés par des normes. On ne permettrait pas que cela nuise à la vie sur terre, l’état nous protège.

Le Monsieur : Ah, ah, parlons-en des normes. Elles sont fixées par l’ICNIRP, pour l’OMS et sont basées sur des considérations thermiques issues de la technologie des bombes nucléaires. Une sonde thermique plongée dans un mannequin (SAM) rempli d’un liquide dit physiologique, ne doit pas voir sa température s’élever de plus d’1 degré après une durée de six minutes. Je ne suis pas un mannequin et rares sont les utilisateurs de GSM qui l’utilise moins de 6 minutes par jour à 5 mm de distance de l’oreille. Ces normes sont obsolètes et ceux qui les établissent travaillent directement ou indirectement pour les firmes qui conçoivent ou fabriquent ces engins de mort.

L’infirmier : Vous exagérez, vous êtes complotiste.

Le Monsieur : Si être complotiste, c’est dire une vérité qui ne plait pas, alors je suis complotiste. Mais un peu de bon sens mon jeune ami. Votre corps, comme le mien est électromagnétique, la preuve est que l’on fait des électrocardiogrammes, des électroencéphalogrammes, Nos organes émettent des fréquences, nos cellules communiquent entre elles non seulement par échange d’hormones mais également et surtout par des échanges électriques.

L’infirmier : Oui, je sais mais vous pourriez me donner des exemples d’inconfort à la suite de cette surexposition aux ondes sur le corps humain.

Le Monsieur : Oui, sans problème, le hic c’est que les conséquences varient d’un individu à l’autre, que les symptômes sont banaux et que les effets ne sont pas instantanés chez tout le monde. Il peut également y avoir des impacts à long terme avec des maladies comme Alzheimer ou des cancers. A court terme, les gens se plaignent souvent de violentes migraines, d’acouphènes, de rougeurs, de palpitations, de troubles intestinaux, de douleurs articulaires ou musculaires et aussi sur le plan cognitif de confusion mentale, de perte de mémoire de difficulté à s’exprimer, etc., etc…

L’infirmier : Bref, un peu de tout comme tout le monde (ton moqueur)

Le Monsieur :  Oui, un peu de tout et c’est bien ça le problème qui nous rend moins crédible. Les symptômes à court terme sont banaux et ne permettent pas d’identifier la source du problème pour un médecin non formé à cette pollution environnementale. D’où une majorité d’autodiagnostique chez la personne électro hypersensible. Ah, j’oubliais, les Chimico sensibles qui présentent également des troubles similaires avec parfois des lésions cutanées très importantes, ces gens représentent environ 10 % des EHS.

L’infirmier : Tout ces symptômes se soignent, il existe des médicaments.

Le Monsieur : Cette pollution provoque un affaiblissement de notre système immunitaire et ouvre la voie à de nombreuses pathologies. Pour ce qui est des médicaments ou des traitements, nous avons le choix entre les antihistaminiques, les compléments en Zinc et en vitamines et la papaye fermentée. Pour les traitements plus complexes, on nous suggère de faire arracher nos dents plombées et de pratiquer des chélations afin d’éliminer un maximum de métaux dans notre organisme. Tout cela est long, coûteux, douloureux avec des résultats incertains. Ah, j’oubliais également les antistress et les somnifères afin de supporter le tout avec le sourire. Enfin de nombreuses personnes pratiquent également la méditation ou la relaxation pour atténuer leurs symptômes.

L’infirmier : Il doit bien exister des moyens de protection efficaces ?

Le Monsieur : Efficaces dites-vous ? Oui les moyens proposés par les marchands du temple sont nombreux et l’efficacité dépend souvent du coût exorbitant des moyens proposés. On les appelle les grigris. Ils vont du pendentif en cuir, aux cônes qui absorbent les ondes en passant par les pierres miracles qui transforment les ondes nocives en ondes positives. Tous les moyens sont bons pour ce faire du blé sur la tête des personnes en perdition.
Les moyens efficaces sont plus techniques comme ce voilage spécial qui recouvre cette cage. Ils vont devoir être étudié en fonction du type d’onde auxquelles on est exposé et vont donc nécessiter des mesures avec des appareils précis afin d’évaluer les fréquences. Ces solutions existent sous forme de peintures, de papier peint, de film pour vitrage, de toiles ou de tissus. Certains EHS utilisent également des vêtements de protection doublés de ces tissus. Mais l’efficacité est toute relative. La seule réelle solution est l’éviction, la non-exposition.

L’infirmier :  Vous avez certainement des endroits où vous pouvez être à l’abri, dans les forêts, à la montagne, …

Le Monsieur : Malheureusement, ces endroits ont quasiment disparu par suite de la volonté de nos gouvernements de vouloir couvrir la totalité du territoire. Les zones blanches doivent disparaître pour permettre une meilleure connectivité entre les individus, réduire les zones isolées et promouvoir le développement économique. Grâce aux satellites, nous aurons bientôt une couverture à 100 % du territoire avec une cotte de maille entourant notre globe terrestre. A nouveau, le principe de précaution n’a pas été respecté et l’humain s’est lance les yeux fermés dans une conquête spatiale qui doit nous permettre d’aller vivre sur Mars.

L’infirmier : Pourtant dans ma région, il y a de nombreuses zones où ça ne capte pas ou alors seulement en 2G.

Le Monsieur : Vous en avez de la chance de connaître de tels endroits. Les EHS sont à la recherche permanente de lieux protégés, regardez-moi avec ma femme, on a parcouru 10000 kilomètres sur 6 mois pour dénicher un petit coin de paradis sans ondes. Il y a le problème des antennes mais aussi et surtout du WIFI des voisins. Les ondes, passent à travers tout, elles traversent les murs, les portes, les fenêtres. Elles se servent de tous les supports métalliques pour se réfléchir, se diffuser, se diffracter. Il faut réellement les connaitre pour les contrer efficacement. Je comprends très bien que vous nous preniez pour des chochottes, nos vies semblent épouvantables à première vue. Nombreux EHS vivent en errance dans des vans aménagés, dans des caravanes ou dans des logements précaires.

L’infirmier : Je ne comprends pas très bien, si vous, vous avez trouvé un endroit protégé, pourquoi vous voulez tout faire péter et emmerder vos congénères ? Pourquoi vous plaindre et nier toutes les avancées de cette technologie au risque de foutre par terre toute une économie pour sauvegarder quelques toqués du ciboulot en perte de reconnaissance. Peut-on sacrifier toute une société au profit de quelques malheureux auto proclamés. Il y a bien d’autres soucis dans le monde. Oh, et puis vous m’emmerdez avec vos jérémiades. Reprenez vos esprits et sortons de cette cage où j’étouffe.

Scène 2 : l’impact sociétal

L’infirmier est sorti précipitamment de la cage, le vieux Monsieur continue à tapoter consciencieusement sur son ordinateur. Pendant que l’infirmier récupère son smartphone à l’extérieur dans la boîte métallique et qu’il l’allume

L’infirmier : (en s’adressant au Monsieur) Voilà, à cause de vous, j’ai raté plusieurs messages de ma copine et de mon chef. J’avais un rencart important et je devais me rendre chez un autre patient en urgence. Je vais encore avoir des remontrances.

Le Monsieur : (toujours installé dans sa cage et très absorbé par sa tâche). Oui, c’est le problème, en dehors des effets sanitaires, on est aussi esclave de son GSM pour organiser sa vie. Les autres ont une emprise totale sur votre vie et on culpabilise quand on ne répond pas immédiatement à un message. Au restaurant les couples discutent du menu via leur GSM et en continuant à visualiser des vidéos sur TIK TOK ou autres réseaux sociaux. C’est le progrès et la justification d’une montée en puissance de cette technologie et de la multiplication des antennes.

L’infirmier : (énervé, il continue à lire ses messages et tente de rappeler sa copine) Bonjour chérie, excuse-moi mais j’étais en service et je n’avais pas mon GSM sur moi à cause d’un vieux dingue, je t’expliquerai à la maison. Mon chef m’a appelé, je dois le rappeler ce soir pour connaître les changements de planning pour demain. Ce ne sera pas long. Je t’embrasse, je t’aime, bisous, bisous, mmmh. Je raccroche car j’ai l’impression que le vieux Monsieur écoute toute ma conversation.

Le Monsieur : La notion de vie privée et d’intimité a totalement disparu, on étale maintenant sa vie en plein jour dans les restos, les cafés, les transports en commun, …On est joignable 24h sur 24, 7 jours sur 7. C’est un de vos progrès de cette technologie ?
Je vais bientôt appuyer sur le bouton, vous devriez remettre votre GSM dans la boîte si vous ne voulez pas qu’il soit bousillé et venir vous protéger sous la cage pour ne pas griller vos derniers neurones sains.

L’infirmier : Ecoutez, jusqu’ici, j’ai eu beaucoup de patience, j’ai écouté vos arguments mais je ne suis toujours pas convaincu de la nocivité des ondes. Je ne sens rien comme la majorité des gens. Vous allez revenir sur votre chaise et je vais vous reconduire chez vous boire une bonne tisane calmante. Je vais également rappeler votre médecin pour qu’il vous prescrive un calmant. Allez, venez maintenant.

Scène 3 : les dommages collatéraux des ondes

Le vieux Monsieur ne semble pas vouloir bouger de sa chaise. L’infirmier énervé rentre dans la cage avec son GSM.

Le Monsieur : (en criant sur l’infirmier) Vous êtes fou, éteignez immédiatement ce GSM, vous allez nous griller sous cette cage, on va se retrouver dans un four à micro-onde. Les ondes vont rebondir sur les parois et votre GSM va fonctionner à plein pot pour tenter d’accrocher un réseau. Regardez, il ne trouve pas de réseau, il n’y a pas de barrettes. Eteignez cet appareil, vite.

(L’infirmier surpris par la véhémence du vieux Monsieur, éteint son GSM et vient se réasseoir face à lui le regard interloqué.

Le Monsieur : Si mes arguments ne vous ont pas convaincu, peut-être, si vous êtes sensible à l’environnement, l’aspect respect de la nature vous fera réagir autrement. Pour produire vos GSM, il faut énormément de matières premières qui sont extraites dans des pays en voie de développement, en Afrique centrale, en Asie, en Nouvelle Calédonie. Ces minerais sont devenus très rares, ils constituent la base de nos circuits électroniques et de la fabrication des batteries. Les boues, les rejets de l’extraction polluent l’environnement et les océans détruisant au passage toute la faune et la flore. Les populations sont exploitées et sous-payées pour vous permettre d’envoyer un bisou à votre copine par GSM. Des enfants sont exploités en Chine, en Inde pour fabriquer à la chaine votre précieux joujou. Cela fait aussi partie de la face cachée de cette technologie. Pendant ce temps, les fabricants, les marques amassent des fortunes colossales. A chaque nouvelle technologie, on jette tout et on doit réinvestir dans un nouvel appareil pour pouvoir continuer à s’échanger des vidéos du dernier popo de votre enfant chéri.

L’infirmier : Oui, ok c’est une façon de voir les choses, mais on recycle et je ne suis pas responsable de tous les malheurs du monde.

Le Monsieur : On recycle une infime partie, l’or, l’argent, le cuivre mais le reste coute trop cher et est perdu. Mais cela nous écarte du sujet et d’un autre aspect qui touche plus particulièrement les EHS. Vous connaissez Henry Laborit, ses expériences sur les rats et son livre « Eloge de la fuite » ?

L’infirmier : Comme tout le monde, je me souviens d’un film qu’on devait voir durant mes études « Mon Oncle d’Amérique » avec Depardieu et Brialy. Ils faisaient des expériences sur des rats dans une cage, mais je ne vois pas bien le rapport avec vos ondes.

Le Monsieur : C’est bien, vous semblez moins bête que je ne pensais. Pour vous résumer, un rat dans une cage est soumis à un stress électrique, s’il peut fuir, il ne génère pas de séquelles neurologiques, s’il peut se battre et dominer un congénère, idem, il s’en sort, mais s’il est seul et doit subir la décharge, il va subir et son système immunitaire va le conduire vers de l’auto-dégénérescence, il va déprimer et mourir.

L’infirmier :  Oui, je sais tout cela, mais je ne vois toujours pas le rapport avec les ondes, expliquez-moi.

Le Monsieur : Un EHS, dans ce monde actuela perdu toute opportunitéde fuir, les ondes sont partout, surtout en milieu urbain. Il ne peut pas se battre, c’est contraire à son éducation et puis contre qui se battre ? Il va donc désespérer et attraper des tas de maladie que son système immunitaire déprimé ne va plus combattre. Sa seule issue est de disparaitre et de mourir. Moi, j’ai trouvé, avec cette bombe électro magnétique, un moyen de me battre et de ne pas déprimer. Je me bats contre un système, une technologie. Vous comprenez maintenant pourquoi je vais appuyer sur ce bouton.

Conte de Noël pour EHS

Joseph l’Acoustimeter déambulait accompagné de Marie Cornet depuis des mois dans tout le pays à la recherche d’un lieu Où Marie Cornet pourrait mettre au monde sa progéniture en toute sécurité à l’abri des ondes. La date de la délivrance était proche mais ils n’avaient toujours pas trouvé d’endroit où s’arrêter. En effet depuis plusieurs années la reine ICNIRP régnaient en maître et édictaient les normes minimales nécessaires au développement illimité des technologies sans fil.

Marie Cornet ne se plaignait jamais, elle suivait docilement Joseph l’Acoustimeter en faisant confiance à sa sensibilité. Leurs diodes lumineuses s’affichaient en orange/rouge en permanence et les souffrances physiques et psychologiques étaient à la hauteur de la couleur de leurs diodes. La pile de Marie Cornet commençait à présenter des signes de faiblesse, elle ne pourrait bientôt plus avancer.

Un soir de fin décembre, perdus sur un chemin forestier en bordure de la frontière française, ils aperçurent une sorte d’étable au loin avec des faibles lueurs vertes. Ils décidèrent dans un dernier effort de s’approcher du lieu.

Arrivés devant l’étable, ils purent voir un Esmog Spion avec de grandes antennes en guise d’oreille. Ses diodes étaient soit éteintes soit légèrement vertes. Il était sous une structure en PVC cubique recouverte de ce qui semblait être une toile métallique micro-perforée. Au-dehors de cet abri les diodes de Joseph Acoustimeter étaient faiblement jaunes. L’âne Esmog invita notre couple à venir s’abriter sous la toile métallique. Il n’était pas seul, il était accompagné d’un bœuf Aaronia Spectran avec un écran à la place des diodes, il devait être très âgé.

A peine entré sous la protection, les diodes de Joseph Acoustimeter et de Marie Cornet passèrent au vert et le couple poussa un ouf de soulagement. Après tous ces mois de vagabondage, ils avaient enfin pu trouver un lieu protégé où Marie Cornet pourrait donner naissance à sa progéniture. L’âne Esmog prépara un berceau confortable avec de l’Adamantan003, le même tissu qui servait d’abri et après quelques heures de travail laborieux, Marie Cornet mis au monde sa progéniture. Le bébé est apparu orange avec trois lignes de diode verticale. Encore une étrangeté de l’évolution. Il ne s’allumait pas et ne faisait pas le moindre bruit. Heureusement, Joseph l’Acoustimeter avait toujours sur lui au moins une pile 9 V de rechange et il s’empressa d’en placer une dans le compartiment de l’enfant qui servait à cet usage. Il fallait maintenant choisir un nom pour cet enfant, les parents se concertèrent avec l’âne Esmog et avec le bœuf AAronia et ils choisirent d’appeler ce bébé orange Cemprotec. Il n’avait pas encore toutes les fonctions comme sa mère mais était capable de signaler par des couleurs et du son, comme Joseph l’Acoutimeter, les pollutions hautes fréquences jusqu’à 10 Ghz.

La nuit s’annonçait calme mais un étranger, Balthazar Parabole V2 approchait à grande vitesse de leur lieu de repos, guidé par une constellation de satellite Starlink. Il avait eu connaissance par internet de la venue proche d’un enfant qui remettrait en question, dans le futur, l’innocuité des ondes et des technologies sans fil. Il avait pour mission de délivrer un message à cet enfant concernant les futures législations édictées par la Reine ICNIRP et ses sbires. C’était une copie du texte final du gigabit infrastructure act (GIA) qui devrait permettre aux opérateurs de se développer en toute impunité dans les prochaines années. Il y avait aussi quelques notes concernant les développements futurs de la 6 G, du bluetooth et du WIFI. Bref, du pain sur la planche pour les victimes de ces technologies.

Cemprotech, commençait à prendre des couleurs et à se rendre compte de l’ampleur de sa tâche pour prévenir la population dans son ensemble des risques inhérents à cette technologie du sans fil. Heureusement, il avait des amis sûrs sur qui compter et des protections efficaces pour pouvoir parcourir le monde et délivrer le message d’un usage adapté de ces technologies. Son mot d’ordre principal sera « limiter la puissance et la durée d’exposition » en se protégeant.

Joyeux Noël à tous les EHS

PS : Toute ressemblance avec des évènements ou des personnages ou des objets ayant peut-être existé n’est pas fortuite. Il n’y a aucune visée publicitaire dans cet article.

Maman pique et papa coud

Il ne fait pas froid mais particulièrement humide, impossible de travailler dehors. Nous en profitons pour mettre la dernière main à un baldaquin hors dimension standard. Nous sommes obligés de monter une structure provisoire aux dimensions demandées pour pouvoir réaliser l’enveloppe en tissu.

C’est un travail de précision qui demande une bonne vue dans l’espace pour placer les coutures de façon invisible et donc de travailler en permanence sur l’envers. Les longueurs de tissu sont importantes et le tissu a tendance à glisser sur lui-même et à se chiffonner facilement. Un long travail de préparation est donc nécessaire en plaçant des épingles.

Vu la tendance de l’Adamantan003 à se recroqueviller sur lui-même, nous avons donc placé un ourlet en plomb pour le lester dans le bas. Nous n’avons pas été pingre et nous avons compté large dans les hauteurs pour avoir un bon recouvrement au sol. Le travail, dans son ensemble nécessite trois jours, le plus délicat étant la découpe mais on a trouvé un truc pour le faire proprement.

Sur la structure, nous avons simplifié au maximum pour réduire les coûts, on a supprimé les T et les Y et on travaille maintenant avec des crochets qui permettent de placer où l’on veut les barres de maintien. C’est très pratique et cela simplifie amplement le montage.

On a de quoi s’occuper pour les fêtes et nous sommes prêts à relever les défis pour l’année prochaine en terme de baldaquin sur mesure dans des mesures raisonnables.

On continue à chercher

Ce n’est pas parce que je ne loue plus la maison blindée que je me désintéresse de la problématique des EHS. Simplement, nous nous rendons compte que les personnes EHS ont besoin à la fois d’un lieu protégé et de conseils. Je deviens vieux et je suis un peu fatigué de répéter sans cesse les mêmes histoires. Développer des solutions individuelles chez soi est le meilleur moyen de ne pas perdre le contact avec la vie réelle.

Hier, sur proposition de mon épouse, nous nous sommes rendus à Bouillon pour visiter une Abbaye que je ne connaissais pas. Je suis encore sous le choc de l’émotion en écrivant ces lignes. A à peine, 3 km du château de Bouillon, le long de la Semois, au détour d’un méandre surgit ce bâtiment imposant et à mon goût pas tellement beau. L’architecture date de l’avant-guerre 40-45. Tant pis, on est venu on va voir et mesurer l’impact des ondes dans cet endroit encaissé et éloigné de la civilisation. Il y a bien entendu des antennes à Bouillon mais la vallée est protégée et on ne détecte rien dans le bâtiment.

La sensation de calme et de tranquillité est saisissante. Cela tient peut-être à la spiritualité du lieu. Les sœurs mettent à disposition des chambres pour les personnes cherchant un lieu de recueillement ou de tranquillité. Le paysage et la vue sont à couper le souffle mais ça fait du bien de vider son esprit des contraintes modernes et de se remettre en contact avec la nature toute simple.

Je vous conseille le lieu pour une simple promenade ou pour un court séjour. Attention, ils sont fermés en janvier.
Leur site : abbaye.clairefontaine.free.fr

On va continuer nos explorations et essayer de trouver d’autres endroits.
Bonnes fêtes à tous.

Fin de la location de la maison blindée

Nous avions mis en place ce projet en octobre 2022 pour recevoir dans les meilleures conditions des personnes EHS. Nous avons eu le plaisir de rencontrer de nombreuses personnes et d’échanger et de partager leurs expériences de vie comme EHS. Au début, nous pensions que des courts séjours seraient suffisants mais bien vite, nous nous sommes rendu compte que des périodes plus longues étaient nécessaires, ce qui réduisait de facto la capacité d’accueil. Dans nos contacts avec la doctoresse Magali Koelman, nous avons appris qu’un minimum de 10 jours en éviction était nécessaire pour permettre à l’organisme de se régénérer. Ce qui réduisait et compliquait un peu plus la gestion de l’accueil.

De plus, nous étions référencés en France, en Belgique et en Hollande, ce qui générait des demandes de ces 3 pays. Une seule maison ne peut pas suffire et je n’ai plus les moyens financiers et la santé pour étendre ce projet.

La dernière location se fera en février 2024 et nous sommes complets jusqu’à cette date. Nous travaillons maintenant sur les moyens pour permettre aux gens d’aménager leur logis aux moindres coûts et de façon efficace. Les technologies continuent à se développer et les moyens techniques pour se protéger ne suivent pas réellement ou alors dans des budgets inaccessibles aux EHS. Rappelons que les 2 leviers que nous avons pour limiter notre exposition sont : limiter la puissance et la durée d’exposition. Il en résulte qu’il nous faut absolument privilégier et protéger notre sommeil. Pour ceux qui peuvent faire du télétravail, une protection pour le bureau permettra de continuer à être actif et de ne pas sombrer dans des problèmes financiers. L’EHS est obligé de remettre en question son mode de vie pour survivre et l’utopie de trouver un endroit préservé est une chimère avec de nombreux demandeurs.

Notre asbl, Régine et moi, nous seront toujours présents pour vous conseiller et vous aider à mettre en œuvre des solutions efficaces au moindre coût.

Bonne fin d’année et bonnes fêtes à tous.
Régine et Guy
Un lieu de vie pour EHS asbl

Double couche

Fini les vacances, nous avons repris les travaux de couture et d’assemblage. Nous sommes occupés à réaliser un baldaquin en Adamantan003 et nous en profitons pour réutiliser des coupes existantes pour tester un modèle de tente comme nous avions réalisé il y a déjà quelques années.

À la suite des retours négatifs sur l’efficacité du tissu utilisé pour la première tente et les difficultés de mise en place du baldaquin de voyage proposé sur le marché, nous avons décidé de remettre l’idée sur la table. Quelques travaux de couture pour ajuster les tissus et on repasse aux tests d’efficacité. Le montage d’une tente Queshua de Decathlon s’avère très aisé et stable, pas besoin de la couverture d’étanchéité, le but n’est pas de tester en extérieur. Le voile intérieur est très pratique pour empêcher le contact direct avec les tissus de protection. Nous posons ensuite hermétiquement le tissu respirant de la première tente et faisons les premiers tests avec un SPION Esmog, un Cornet et un Cemprotec récemment acquis, l’Accoustimètre a également sa place dans la panoplie.
Cela permet de vérifier la cohérence des sensibilités des appareils. Avec ce simple tissu, l’atténuation est faible pour le WIFI et un peu meilleure pour le bluetooth. Les appareils semblent en accord entre eux.

Il nous restait un assemblage en Silver Tulle et nous le plaçons au-dessus du tissu pour tester la différence. Cette dernière est considérable. Nous avons un signal quasi inexistant pour le WIFI et frémissant pour le bluetooth. Seulement, le prix du Silver Tulle ajouté au prix du premier tissu rend cette solution inabordable. Et cela est contraire à notre philosophie. De plus le Silver Tulle est difficile à mettre en forme et à coudre.

Nous avions également l’Adamantan003 cousu pour les conférences et qui pouvait s’adapter aux dimensions de la tente. Nous avons donc remplacé le Silver Tulle par l’Adamantan003 pour comparer les performances. On ne peut pas crier à l’égalité des résultats mais franchement, faut pas non-plus chercher la petite bête. Les résultats sont totalement satisfaisants et le prix de revient de l’Adamantan003 est sans comparaison avec la solution précédente.

Une couche ne suffit plus avec le WIFI en 5Ghz et avec les nouvelles bandes de fréquence entre 3,4Ghz et 3,8Ghz. Les anciens produits, efficaces pour les technologies précédentes perdent en efficacité avec les nouvelles fréquences et la puissance des émetteurs. Les sources se sont également multipliées et ce n’est que le début.

La double couche nécessite une structure de support. Elle n’est pas possible avec des baldaquins suspendus. Dans notre démonstration, nous avons utilisé une tente toute faite qui coute 35 € avec de la place pour 2 personnes étroites. Elles existent dans des dimensions supérieures.

La tente réalisée va être affinée au niveau des coupes de tissu et sera proposée en janvier 2024 à la location dans notre région avec un tapis de sol ; la tente 2 places, 2 tissus dont un également valable pour les basses fréquences, une mise à la terre et un appareil de mesure. Le but est de permettre de vérifier l’efficacité de la solution chez soi en environnement réel. Les modalités suivront en début 2024.

A côté de cela, nous avons continué à fabriquer des structures en PVC qui seront adaptables à la demande dans des dimensions max.

Notre petite asbl a également reçu un subside de la fondation Chimay-Wartoise pour lui permettre d’améliorer sa communication. Nous comptons mettre cette bourse à profit pour approcher les écoles et les parents. On y reviendra en 2024.

Entre 2 inhumations

Voilà, la page est tournée, les 2 inhumations ont eu lieu et nous sommes rentrés pour nous remettre de notre chagrin et de notre longue exposition aux ondes. Difficile de faire la part des choses entre l’électrosmog auquel on a été exposé et la douleur de la cérémonie de ce jour avec une église pleine à craquer.

De nouveaux symptômes sont apparus que je n’avais jamais eu, par suite de ces 5 derniers jours d’exposition permanente. Est-ce du aux ondes ou à une réaction émotionnelle, je ne peux faire la part des choses et je me refuse à le faire.

Entre ces différentes journées passées entre funérarium, crématorium et Eglise, j’ai quand même pu un peu me changer les idées en lisant avec attention le dernier article de Gérald Hanotiaux dans le magazine Ensemble !, n° 111 de novembre 2023 www.ensemble.be , il continue une série d’article sur l’électro hypersensibilité. Dans ce dernier numéro, il aborde les fondements créateurs de nos normes actuelles et différents points de vue dont une interview du porte-parole de Proximus. Tous ces propos sont édifiants mais sont le fait d’une stratégie industrielle bien élaborée pour permettre aux opérateurs et autres acteurs de tirer un maximum de profits de cette technologie du sans-fil.

Nous étions des centaines dans l’Eglise cet après-midi et je crois qu’avec mon épouse, nous devions être les seuls à ne pas avoir de smartphone dans notre poche. Je ne pouvais plu marcher et des rougeurs sont apparues sur ma peau comme si j’avais été brûlé. Participer à la douleur de la famille ou continuer à brûler sur place parmi cette foule incroyable, tel était le choix. Mes pensées vont au défunt et à la famille, mais désolé, je devais fuir avec mon épouse. Cela devient une question de survie.

L’EHS et la mort

Mes propos ce jour risquent d’être macabres, mais ils ne doivent pas être détournés ou mal interprétés. La douleur de perdre des proches est immense sans pour cela porter de jugement sur les circonstances de leur disparition.

Notre mode de société a ritualisé le processus d’au revoir aux disparus comme dans toutes les cultures et civilisation. Loin de moi l’idée de critiquer les rites et traditions ancrés dans nos cultures.

Pour l’EHS, ces traditions vont hélas révéler un certain nombre de contraintes qui vont venir s’ajouter à la douleur de la disparition. Il y a le passage obligé au funérarium pour un dernier adieu au défunt ou les proches reçoivent les condoléances des proches et de la famille. Tous ces gens de bonne foi viennent saluer avec dans la poche un smartphone en mode silencieux. Ils restent, ils bavardent et se recueillent. Vous, l’EHS, par devoir et respect des coutumes, vous restez là, comme un piquet recevant avec compassion ces marques de gratitude.

Et puis, il y a l’Eglise, suivant les croyances, endroit privilégié où grâce à l’antenne dans le clocher on a une meilleure communication avec le très haut.
Chaque participant, par respect, a mis son smartphone en mode silencieux pour ne pas perturber le bon déroulement de la cérémonie. Il est même possible que le micro de l’officiant soit sans fil et que vous puissiez également bénéficier du WIFI.

Enfin, suivant le choix du défunt, il y a le crématorium et/ou le cimetière. De nouveau, les antennes ne sont pas loin et les gens continuent à vous saluer une main sur le cœur et l’autre dans la poche sur le smartphone en mode silencieux.

Nous ne sommes plus habitués à nous exposer et 2 enterrements sur une même semaine c’est beaucoup pour un EHS face à la technologie. On a beaucoup de mal à se montrer à ces moments de vie avec un voile de protection par peur d’attirer l’attention et de jouer la victime. J’aurais aimé un adieu sincère au parent disparu plutôt qu’une préoccupation constante générée par les ondes environnantes.

Ironie

Op dinsdag de 14e hadden we al onze voorbereidingen getroffen om de vertoning van een film  « THE DIGITAL DILEMMA » in het Europees Parlement bij te wonen. Dit alles was minutieus georganiseerd door Michèle Rivasi en we hadden om 18.30 uur een afspraak voor de uitreiking van de badges die ons in staat stellen deze prestigieuze instelling te betreden en streng beschermd bij de ingangen.

Omdat ik niet graag te laat kom en de moeilijkheden bij het vinden van een parkeerplaats kende, had ik een half uur veiligheid gepland op de reistijd. Wat ik niet had verwacht, was de regen en files om terug naar Brussel te komen. De moraal van de zaak is dat ik 35 minuten te laat voor de deur van het Parlement ben aangekomen. De bewaker bij de ingang legde me heel vriendelijk uit dat hij me niet binnen kon laten en stelde voor dat ik contact zou opnemen met iemand binnen die me mijn badge kon brengen. Ja, maar ik ben EHS en ik heb geen mobiele telefoon of smartphone die ik niet zou kunnen gebruiken in mijn witte zone. Kortom, berustend besloot ik te proberen mijn vrouw te vinden die me van boord had gehaald, zodat ik snel de ontmoetingsplaats kon bereiken.

Mijn vrouw heeft geen mobiele telefoon. Om 7 uur ‘s avonds, in de regen, is het toeval om je vrouw te ontmoeten in het centrum van Brussel, voor het Europees Parlement, tenzij je « telepathie » gebruikt zoals wij.  Het is een systeem dat goed werkt, niet schadelijk is en geen energie verbruikt. Dus, door toeval en telepathische golven, bevonden we ons zonder iets van tevoren te hebben afgesproken. We gingen koffie drinken in een bistro op het plein en genoten van de rook van sigaretten, de promiscuïteit van smartphones en het geroezemoes van consumenten.

We gingen naar huis in de regen in onze kleine witte wijk in Rièzes, zwerend dat we nooit meer naar Brussel zouden gaan. Op de terugweg had ik plezier met het meten van de vervuiling van de verlichtingssystemen op de nationale wegen en autosnelwegen in Wallonië. Het bevestigt voor mij dat het steeds ingewikkelder gaat worden om uit mijn kleine witte zone te komen.

Ironie de la chose

Mardi 14, nous avions pris toutes nos dispositions pour assister à la projection d’un film « LE DILEMME NUMERIQUE » au Parlement Européen. Tout cela avait été minutieusement organisé par Michèle Rivasi et nous avions rendez-vous à 18h30 pour la remise des badges qui permettent d’entrer dans cette institution prestigieuse et sévèrement protégée au niveau des accès.

Comme je n’aime pas arriver en retard et connaissant les difficultés pour trouver une place de parking, j’avais prévu une demi-heure de sécurité sur le temps de trajet. Ce que je n’avais pas prévu, c’est la pluie et les embouteillages pour rentrer dans Bruxelles. Moralité, je suis arrivé devant la porte du Parlement avec 35 minutes de retard. Le garde à l’entrée m’a très gentiment expliqué qu’il ne pouvait pas me laisser entrer et me suggérait de contacter quelqu’un à l’intérieur qui pourrait m’apporter mon badge. Oui, mais, je suis EHS et je ne possède pas de GSM ou de smartphone dont je n’aurais d’ailleurs aucune utilité dans ma zone blanche. Bref, résigné, je me décidais à essayer de retrouver mon épouse qui m’avait débarqué pour me permettre de rejoindre rapidement le lieu de rendez-vous devant le Parlement.

Mon épouse ne possède pas de GSM. A 7 heure du soir, sous la pluie, retrouver sa femme en plein centre de Bruxelles, devant le Parlement Européen tient du hasard, sauf si comme nous, vous utilisez la « télépathie ».  C’est un système qui marche bien, qui n’est pas nocif et qui ne consomme pas d’énergie. Donc, par le fait du hasard et des ondes télépathiques, nous nous sommes retrouvés sans rien avoir convenu d’avance. Nous sommes allés boire un café dans un bistrot sur la place et nous avons savouré la fumée des cigarettes, la promiscuité des smartphones et le brouhaha des consommateurs.

Nous sommes rentrés à notre aise sous la pluie dans notre petite zone blanche à Rièzes jurant que plus jamais nous n’irions à Bruxelles. Sur le retour, je me suis amusé à mesurer avec mon Cornet la pollution des systèmes d’éclairage sur les nationales et les autoroutes en Wallonie. Ça me confirme que sortir de ma petite zone blanche va devenir de plus en plus compliqué.