Le LIEU

Le lieu, il fallait le trouver, comme déjà mentionné, 10000 km et 6 mois de recherche. Quand on trouve, on doit pas faire trop le difficile. Au départ, j’aurais voulu une maison avec une plus grande capacité d’hébergement. J’avais trouvé, mais les finances ne suivaient pas d’où l’acquisition d’un gros bébé pour pouvoir accueillir tout en préservant notre intimité. La vue est enchanteresse et c’est également le paradis des oiseaux. L’air est fortement ionisé en particules négatives car nous sommes entourés de conifères à aiguilles. Le Monsieur qui a livré le gros bébé a tout de suite eu comme réflexion : « on respire ici », il venait de Charleroi. Le gros avantage est non-seulement l’éloignement des antennes relais mais aussi la distance avec les voisins pour le WIFI. Nous sommes également dans une zone préservée au niveau de nouvelles constructions.

Au moment de l’achat, l’agent immobilier nous a mentionné que d’autres EHS avaient également été intéressés mais ne pouvaient concrétiser au niveau budget. Nous avons parcouru toute la Wallonie et d’autres agences, nous ont tenu le même discours. Nous avons aussi été surpris du nombre de maison à vendre dans certaines régions rurales à proximité d’antennes relais. Je crains que par manque d’informations, de nombreuses personnes vivent un mal-être sans faire le rapprochement avec les champs électromagnétiques. Je ne cherche plus à convaincre, je prêche trop souvent dans le désert, par contre nous nous sommes investis dans l’aide aux EHS en quête d’une solution de survie. Attention, je ne désire pas héberger tout le malheur du monde, seulement des EHS en quête d’un répit momentané pour pouvoir mettre en place d’autres solutions. Ce qui m’a le plus frappé durant mes expositions, c’est cette incapacité à réagir de façon constructive. Mon cerveau monopolisait toute son énergie dans la colère et la confusion était totale. Perte de ma capacité rédactionnelle et bafouillage dans mes conversations étaient des signes évidents du mal-être vécu. Dans ces moments, on a les méninges en compote et on est dans l’impossibilité de mettre de l’ordre dans ses idées, cela est à ajouter aux symptômes physiques.

Depuis que je m’intéresse au sujet, j’ai eu de nombreux témoignages et j’ai entendu de nombreuses histoires. Elles ont toutes un point commun : »aidez-moi ». Nous avions les réfugiés politiques, climatiques, économiques, nous avons maintenant les réfugiés technologiques. Où va t’on tous les caser ? Pourtant la surface terrestre n’est pas si petite mais nous avons réussi en l’espace d’un siècle à la pourrir complètement par les déchets, la pollution, les pesticides et maintenant les ondes.

Je ne désire pas accueillir pour des séjours longue durée, ce n’est pas un hébergement définitif, il n’est pas conçu dans ce but et j’estime aussi que l’accès doit être possible à de nombreuses personnes. A l’annonce du projet, de nombreuses personnes m’ont déjà contacté et j’imagine que cela va faire boule de neige. Nous mettons à disposition un motor-home confortable et spacieux avec une salle de bain séparée dans le bâtiment, il y a possibilité de se connecter à internet via le cable. bien entendu, les GSM et les technologies sans fils sont interdites sur le terrain. Le respect des lieux est une règle absolue. Les animaux ne sont pas admis car nous avons déjà notre cheptel. C’est un lieu de calme, de quiétude, sans politique, sans substances artificielles ou musiques dévastatrices. Le chant des oiseaux suffit à charmer nos oreilles. Un magasin bio bien achalandé se trouve à 13 km avec des légumes vraiment frais et nous pouvons aider pour les courses. Bref, l’endroit commence tout doucement à correspondre à ce que j’avais imaginé.

Au plaisir de vous rencontrer

Guy et Régine

MISE EN PLACE

Peu à peu mon projet surréaliste se met en place. Une des pièces maitresses est arrivée hier soir. Elle me permettra d’accueillir pour un court séjour des personnes ayant atteint la limite du supportable en matière d’EHS. Ma maison ne se prêtait pas à un accueil qui respectait ma vie privée. Nous sommes un petit groupe qui avons décidé d’oeuvrer concrètement pour aider les EHS dans leur vécu quotidien. Je n’ai malheureusement plus la possibilité de me battre sur le terrain de la contestation et des organismes comme AHRES nous représente déjà. J’ai donc choisi d’aider les gens à vider un peu leur coupe pour souffler. Je mets du matériel à disposition (instruments de mesure et tissus) et je peux maintenant accueillir en cas d’urgence de vrais EHS. Il faudra cependant encore patienter quelques semaines pour résoudre les problèmes techniques et pratiques.

Je vais donc profiter de ce petit article pour faire appel à la solidarité. Nous accueillons pour raisons humanitaires des réfugiés ou plutôt des êtres humains, nous allons donc accueillir d’autres êtres humains, des réfugiés technologiques. Vous avez du matériel que vous n’utilisez plus (appareil de mesure, baldaquin, protection,…), vous pouvez en faire profiter, même temporairement, des EHS en difficulté et en recherche de solutions. Vous vivez dans un endroit encore protégé (très rare) et vous pouvez accueillir vous aussi des personnes en détresse, rejoignez notre groupe.

Notre électrosensibilité n’est pas encore reconnue par les autorités et le monde médical, tous les deux soumis à la pression des lobby et apattés pour ce qui est de l’Etat par le gain sur les ventes de licence. Le principe de précaution a été bafoué sur l’autel du dieu argent. A nous citoyens concernés à proposer des alternatives pour rendre la vie sur cette terre encore possible à tous. Je suis scandalisé par les propos comme « Notre peuple d’abord »(Eigen volk eerst) ou par le refus pour un pays d’accueillir un bateau avec des réfugiés. Je n’aime pas le mot réfugié, ce sont des êtres humains, nés sur cette terre qui n’appartient à personne. Le droit de vivre correctement est un droit fondamental pour lequel, nous humain devons nous battre.

Dès que les côtés pratiques seront résolus, nous pourrons proposer un lieu pour souffler un peu, distant de 4 km des antennes relais et de 130 m des voisins. Le cadre est sympa perdu dans les prairies et situé à la frontière française.

Au plaisir de vous rencontrer

Guy Lerat, son épouse et le groupe « une vie pour les EHS »

Pourquoi cette rubrique EHS

Comme repris dans mon article « Le salut dans la fuite », ma vie a pris un autre tournant depuis un AVC survenu en juillet 2018. J’ai consacré toute mon énergie à récupérer et à ensuite mettre en oeuvre des solutions de survie pour le futur. Entrer dans le monde des EHS (électro-hypersensible) n’est pas un choix délibéré en soi. Certes, j’avais déjà une certaine intolérance aux GSM et au bluetooth, mais je ne pensais pas que cela altèrerait ma santé à ce point. J’ai donc du arrêter mes occupations professionnelles pour me consacrer entièrement à ma propre sauvegarde. Je ne dirai jamais assez combien l’hypnose et plus particulièrement le HOT système ont été des béquilles pour moi durant ce long processus. A ce jour, nous avons trouvé un endroit, un refuge éloigné du brouillard électromagnétique qui nous enserre. Nous vivons dans un environnement serein depuis maintenant 1 mois et je recommence à trouver des facultés mentales pour reprendre la plume. Je vais donc consacrer mon énergie maintenant à aider les EHS en difficulté et à mettre en garde tout un chacun des méfaits de nos technologies sans fil présentes et futures. C’est un réel monde de souffrance et d’exclusion que les non-EHS ne peuvent imaginer et pourtant cela pend au nez de tout un chacun. L’hypnose offre une solution placébo pour aider les gens à supporter l’environnement mais elle ne protège pas des effets néfastes de l’électrosmog. La doctoresse Milbert dit des EHS que se sont des sentinelles. Je vais donc jouer mon rôle de sentinelle et essayer d’apporter une information vérifiée. Je ne suis pas un lanceur d’alerte. Je veux juste attirer votre attention sur l’utilisation abusive de cette technologie et ce qui nous pend au nez avec l’arrivée tant vantée et espérée de la 5G. Merci pour votre attention et la confiance que vous m’avez témoigné jusqu’ici.

LES GRIS-GRIS

Il ne se passe pas un jour sans que nous soyons alpagués par une publicité pour nous vendre un colifichet miracle. Les ondes ont cette propriété de s’infiltrer partout, dans la moindre interstice.
Certaines personnes dépensent des fortunes dans l’achat de ces gadgets sensés arrêter ou transformer les ondes. Le scénario est toujours le même, tout d’abord une présentation à caractère scientifique sur la nature des ondes avec forces image et déclarations d’experts à l’appui et ensuite par un petit tour de passe passe introduction du produit en question dans la thématique abordée. Ces produits sont généralement très onéreux, forcément puisqu’ils ont été l’objet de recherches poussées. Vient ensuite le temps des témoignages, la maman, la grand-mère et un jeûne occupé à jouer sur sa console. Vous n’êtes pas encore convaincu, alors profitez de notre offre exceptionnelle avec deux pour le prix d’un, frais de port offerts, moins x pourcent si vous commandez avec votre code promotionnel et un cadeau-surprise en plus.

Ce sont des techniques de vente habituelle me dires-vous. Oui, ce qui me chagrine, c’est que le public visé est dans une situation de détresse qui ne lui laisse pas la capacité de poser un jugement sain. La confusion mentale est souvent un des symptômes évoqués par les EHS. Ayant pratiqué l’hypnose pendant 15 ans et intéressé par les techniques de Edward Bernays (propaganda), je connais assez bien les techniques de manipulation utilisées par les annonceurs. Tous les moyens sont bons et justifiables pour vendre, c’est un des problèmes de notre civilisation.

Rien, suivant mes apprentissages, n’arrête ou ne transforme un champ magnétique en dehors du mumétal. Les ondes peuvent éventuellement être atténuée par des cages de faraday, pour autant qu’elles soient bien hermétiques. Une fois dans la cage, interdiction de mettre en marche un quelconque émetteur d’ondes. Téléphoner avec son GSM non raccordé à une antenne extérieure dans une voiture fermée correspond à mettre sa tête dans un four à micro-ondes fermé. J’ai dormi pendant un an dans une toile blindée, l’atténuation est conséquente mais pas totale. J’ai également dans certains bâtiments dont j’étais propriétaire, conçu des pièces avec des isolants doublés d’aluminium sur 2 faces. Les joints des panneaux étaient également recouverts d’aluminium. La mise à la terre est nécessaire. Tout cela représente des budgets colossaux et n’est pas à la portée de tous surtout si vous êtes locataire.

Vos témoignages commencent à affluer et j’entends beaucoup de colère justifiée. Nos modes de vie modernes sont de plus en plus éloignés de notre nature animale et de notre lien à la Terre. Je regardais hier un reportage sur le pain qui contient 5 pesticides. Les doses respectent les normes journalières mais ne prennent pas en compte l’accumulation de ces pesticides avec d’autres sources.

A nouveau, pour se préserver, il faut manger sain, « BIO ». Cela a un coût et n’est pas non plus à la portée de tous. La grande distribution a saisi l’opportunité pour augmenter ses marges et les rayons se remplissent de ces produits « BIO ». Nous devenons une clientèle privilégiée d’»électro-bio-bobos ».

Il nous reste encore les régimes santés à base de légumes bios, les chélations pour les métaux lourds et le dentiste pour ôter nos plombages. Vos témoignages sont le reflet des différentes solutions envisagées par les EHS pour rendre leur vie plus supportable.

Enfin, il y a le docteur Belpomme et la doctoresse Milbert avec des solutions plus traditionnelles et médicales avec prises de sang et tests à l’appui.

Malgré tout ce petit monde, vous vous dites encore EHS, alors c’est certain, c’est dans votre tête, vous êtes un négationniste de l’évolution technologique et du progrès. Tant pis pour vous. Les autres moutons suivent le troupeau en bêlant de contentement.

 

UNE IDÉE LUMINEUSE

Les méandres de la vie sont parfois curieux. Dans mes dernières occupations professionnelles, j’étais conseiller énergie et je circulais de communes en communes pour des missions d’aide au CPAS dans le cadre d’un plan de réduction des factures d’électricité pour les bénéficiaires d’allocations. Les factures d’électricité étaient un des grands soucis pour ces bénéficiaires et mon travail consistait à faire des audits des logements et des habitudes de consommation. On distribuait également des kits comprenant une ampoule basse consommation et des multiprises avec interrupteur. On posait un wattmètre pour évaluer la consommation de l’un ou l’autre des appareils. J’ai eu l’occasion de croiser beaucoup de misères dans notre civilisation à la pointe du progrès. J’ai vu des installations électriques dignes d’un film d’horreur, les gens avaient froid en hiver et bricolaient avec des radiateurs électriques ou des petits poêles à pétrole. Ils avaient souvent des compteurs à budget avec une carte à faire recharger à la commune. Moi, du haut de mon savoir, je venais les empoisonner avec des lampes basses consommations parce qu’un lobby très adroit avait convaincu de remplacer toutes les lampes traditionnelles à incandescence par ces éclairages économiseurs d’énergie. J’avais honte de distribuer ces ampoules connaissant la nocivité du produit mais les gens les voulaient, ils y avaient droit. Notre monde moderne interconnecté fonctionne sur le même principe, nous avons droit à notre connectivité illimitée car nous payons nos abonnements.

Pourtant, pour revenir à l’ampoule, quand elle se brise, elle émet des vapeurs toxiques de mercure dans la pièce et personnellement, il m’est impossible de rester plus de 5 minutes à proximité d’une ampoule de ce type. L’EHS est une pathologie vicieuse, elle s’entremêle parfois pour certains à des hypersensibilités aux produits chimiques (MCS), elle impacte certains aux hautes fréquences et d’autres aux basses fréquences. Les symptômes sont multiples et varient d’un individu à l’autre. Les effets à une exposition sont pour certains décalés dans le temps. Comment voulez-vous convaincre des esprits rationnels avec un tableau de symptômes aussi aléatoire.

Je peux juste affirmer que depuis notre déménagement, mon épouse et moi, nous ne souffrons plus d’arythmie cardiaque. Pour plus de sécurité, nous avons renforcé la mise à la terre en ajoutant un piquet et nous avons bien entendu couper toutes les sources de rayonnement. Il y a encore une ou 2 ampoules à changer, héritage des anciens propriétaires. Paradoxalement, la basse tension nous affecte moins et à la limite, il m’arrive de penser que je ne comprends pas aussi bien cette problématique car je suis moins concerné. En extrapolant, je me mets à la place des non EHS et de leur ignorance de nos problèmes. Comme pour les CPAS, tout passe par l’information et l’appel à la solidarité humaine. Je ne pense pas pouvoir influer un lobby, mais je crois encore encor en l’humain. Notre initiative semble porter ses fruits, à nous tous de la mettre en place autour de nous et d’offrir nos connaissances et nos expériences aux futurs nouveaux réfugiés des temps modernes.

Bonne journée à vous et que le ciel des ondes ne nous tombe pas sur la tête, par Toutatis.

VIDER LA COUPE

je vais certainement enfoncer une porte ouverte, mais il est indispensable de vider la coupe le plus régulièrement possible pour permettre à notre corps de souffler. Au vu des réactions à mes précédents articles, j’entends bien que cela est difficile à mettre en place pour des raisons financières ou urbanistiques. Il existe cependant encore en Belgique des zones mal desservies par les antennes, il faut en profiter pour en faire des endroits refuges et s’y balader le plus souvent possible. Je privilégie des zones boisées distantes de minimum 2 km des antennes mobiles et à l’écart des habitations. Le logiciel Wallonmap de la région wallonne est d’un grand secours pour préparer les balades.

La recherche d’un logement est affaire plus délicate et dépend énormément des capacités financières et des contraintes professionnelles et familiales. La tâche n’est cependant pas impossible mais nécessite de faire le deuil de certaines habitudes de vie. On perd effectivement quelque chose d’important et on passe comme dans un deuil par des phases de colère, d’incompréhension, de repli sur soi et de dépression. L’incompréhension en général de l’entourage n’aide pas. Un voisin bruyant qui fait du bruit après 22 h, vous pouvez rouspéter, mais un wifi qui traverse votre mur ou votre plancher et vous empêche de profiter d’un sommeil réparateur, vous ne pouvez rien faire. Je tiens également à préciser que le corps semble mémoriser le signal quand on reste tout le temps exposé au même endroit et que même un signal de faible intensité suffit à provoquer les mêmes troubles. Je compare toujours cela à un allergène, il suffit d’une dose minime pour provoquer la réaction du corps. J’ai d’ailleurs appris que le docteur Belpomme en France prescrit entre autres des antihistaminiques pour réduire les effets des ondes tout en précisant qu’il faut éviter de s’exposer (très drôle). Avant de trouver un lieu de vie, je passais un maximum de temps à arpenter les chemins à la recherche de lieux peu exposés. Cela m’a permis de survivre.

Pour ce qui est de trouver un lieu de vie définitif, plusieurs critères sont à mettre en parallèle. Il faut rechercher des zones rurales peu habitées où les opérateurs ont peu d’intérêts à placer des émetteurs et où il y a un minimum de voisins susceptibles d’utiliser le WIFI. Nous avons cherché pendant plus de 6 mois un endroit possible. Certes, avec des moyens financiers adaptés, il est toujours possible de s’acheter une propriété isolée au milieu de plusieurs hectares de terre mais je doute que cela soit le cas de la majorité. L’achat groupé peut aussi offrir une solution mais la cohabitation est un paramètre à ne pas négliger. L’endroit doit également offrir des garanties par rapport au développement de projets futurs dans le voisinage. C’est pour cela que nous avons privilégié une zone naturelle qui limite les possibilités de construction aux alentours. Bref, tout cela nécessite du temps et de l’énergie dont malheureusement les EHS sont malheureusement le plus dépourvus.

N’hésitez-pas à nous contacter, nous pourrons toujours envisager des pistes de solution, échanger des expériences et c’est (chose rare) gratuit. Attention, notre but n’est pas de servir d’épanchoir à tous vos malheurs, il y a des spécialistes pour cela. Notre but est de vous faire profiter de nos expériences et de nos erreurs. Dans notre groupe, il y a une personne qui a été chez Belpomme et qui s’est battue pour faire reconnaitre son invalidité au niveau professionnel. Nous ne vendons pas de slip anti-onde ou de grigris à coller sur le GSM. Vous pouvez nous contacter, nous tenterons de vous aider dans la mesure de nos moyens.

Guy Lerat

 

LA COUPE EST PLEINE

 

Je ne connais pas les mécanismes mis en œuvre par la nature et notre physiologie pour expliquer le phénomène EHS. Je dis juste merci à mon corps de me permettre de me rendre compte de la dangerosité de notre environnement. Je ne suis pas malade, je subis juste les effets négatifs de technologies trop rapidement généralisées sans faire appel au principe de précaution.

Le fait de vivre maintenant dans un environnement plus sain a des effets positifs sur mon état de santé global. On dirait que la coupe trop pleine commence tout doucement à se vider et que mon corps a maintenant la possibilité de se regénérer sans devoir se préoccuper de devoir encore lutter en permanence pour maintenir une certaine homéostasie. Certes les premières semaines ont été difficiles, les stimuli artificiels extérieurs n’étaient plus là, mais maintenant, je recommence à pouvoir me concentrer, à écrire, fini les crises de palpitations et les douleurs musculaires. Les nuits sont complètes et calmes, le sommeil est enfin réparateur. Par contre, le retour à la civilisation est plus compliqué et les expositions doivent être écourtées et je supporte de moins en moins une exposition au soleil.

Le parcourt, décrit dans mon premier article, évoque les difficultés à surmonter pour trouver une solution. J’en retire comme apprentissages que malheureusement seuls les EHS comprennent nos difficultés et qu’il est difficile de se faire entendre de tout un chacun car le danger n’est pas perceptible pour eux. Pourtant, quand on parle du problème, quelqu’un connaît toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a ce problème, mais cela ne touche pas directement la personne, car elle est au-dessus de ça. Seulement, c’est comme la personne qui est atteinte d’un cancer du poumon en phase terminale et qui demande une dernière cigarette avant de mourir, la drogue anéantit notre bon sens.

L’EHS conduit à de nombreuses exclusions en plus de l’incompréhension et nous ne sommes pas tous sur un plan d’égalité du point de vue des ressources pour se mettre plus ou moins à l’abri. Nous sommes occupés avec d’autres EHS à essayer de mettre en place un groupe d’entraide pour aider les personnes qui se retrouvent au début des difficultés. Nous nous réunissons environ tous les mois et proposons la mise à disposition de nos expériences acquises sur ce chemin de croix. Cela va du conseil juridique pour les démarches à entreprendre pour la reconnaissance de l’EHS au prêt de matériel pour mesurer ou tester certains matériaux. C’est également un lieu d’échange où il est possible d’être entendu et d’accepter de faire le deuil d’un passé révolu tout en bénéficiant des conseils techniques et des expériences des autres.

Être EHS, n’est pas une fin de vie en soi, c’est l’opportunité pour moi de se reconnecter à la vie et d’écouter son corps et la nature qui nous a vu naître. Je ne suis pas résigné à accepter la maxime darwiniste qui sous-entend : « s’adapter ou disparaître ». Je ne suis pas non plus un Don Quichotte prêt à se battre contre des moulins à vent et à ruer dans les brancards. Rarement un tel phénomène a pu susciter autant d’écrits, de recommandations, d’études, de documentaires et de mises en garde. Le politique ne réagit pas ou alors seulement du bout des lèvres quand des enjeux électoraux sont à la clé. Les médecins (heureusement pas tous, je pense aux initiateurs de Hippocrates Electrosmog Appeal Belgium), vous oriente vers le psy ou vous conseille le Xanax.

Nous avons décidé de concentrer notre action sur l’aide immédiate aux EHS et d’essayer de proposer des solutions d’accueil temporaire pour permettre à ces réfugiés de la technologie sans fil de vider un peu leur coupe et leur permettre de prendre du recul par rapport à cet ennemi invisible.

Guy Lerat

Fuir, combattre ou faire le mort

Le titre est évocateur et fait suite à mon article précédent (le salut dans la fuite). Je ne reviendrai pas sur les travaux de Laborit, mais ces trois alternatives sont des solutions reptiliennes qui conditionnent une bonne partie de notre vie. Dans le cas présent, nous nous retrouvons réellement à la place du rat de laboratoire enfermé dans une cage et soumis par le plancher à un puissant courant électrique. Il n’y a aucun moyen de se battre ou de fuir, on peut juste faire le mort en espérant que l’expérimentateur s’apitoie sur notre sort et coupe le courant. Je n’entrevoit malheureusement aucun espoir dans le fait que cette technologie soit mieux contrôlée car elle représente des intérêts financiers présents et futurs qui vont au-delà de notre imagination. Cette technologie est tout bénéfice pour les états à travers les ventes de licence ( récemment 6 milliards d’euro pour la vente des licences en Allemagne aux 4 opérateurs). Elle représente une manne futur pour les fabricants, il faudra remplacer tous les appareils devenus obsolètes car non-prêts pour la 5G, plus produire tous les objets connectés (balance, frigo, four, TV,voiture, tondeuse,…).

Dans mon quotidien, je n’utilise pas toutes ces technologies. Je suis encore suffisamment maître de mon destin pour ne pas avoir besoin de tous ces gadgets. J’ai autre chose à faire que de visionner des séries et à jouer à des jeux idiots et violents partout et à toute heure. On est réellement en train de conditionner l’être humain au crétinisme imbécile et je n’en n’ai rien à cirer d’une technologie qui fait souffrir des millions de gens pour pouvoir opérer un individu à distance.

Mon EHS, je le vis comme une chance car il me permet de savoir où l’environnement est vraiment nocif pour moi. Mes cellules réagissent et j’écoute mon corps qui me dit attention ça brûle. OK, il y a beaucoup d’inconvénients, mais cela m’a permis de me reconnecter avec mon environnement, de réapprendre à écouter mon corps et à m’astreindre à une hygiène de vie plus en harmonie avec le vivant. Hélas, cela n’est pas donné à tout le monde et je suis un privilégié. Nombre d’EHS perdent leur travail, les familles éclatent par incompréhension et comme les rats de laboratoire ils n’ont aucun échappatoire possible. Ce sont les réfugiés modernes de la technologie.

On entend souvent, que tout cela se passe dans notre tête et que ces symptômes sont évocateurs d’une pathologie d’origine pathologique. Ce raisonnement n’aide pas et a tendance à isoler encore plus ces personnes. Bien entendu, il y a toujours des excès chez certains et évoquer l’EHS comme pathologie est aussi un moyen d’attirer l’attention dans certains cas. Je suis très étonné de la réaction des non EHS par rapport aux EHS, il semblerait que l’EHS soit considéré comme un emmerdeur et un contestataire qui veut empêcher le monde de tourner. A mes demandes de couper le GSM ou d’éteindre la WIFI pour la nuit, j’ai peu de réponses favorables. Par contre, j’ai de nombreuses questions quand cela touche directement l’individu ou ses proches.

Au-delà des considérations physiques et comportementales individuelles, ce phénomène met de nouveau en exergue la puissance des lobbies et le côté influençable et hypnotisable des foules. Je ris toujours sous cape quand j’entends un opérateur dire que c’est une évolution en réponse à la demande du client. Qui crée artificiellement la demande du client ? Qui met le rat dans la cage ?

Le salut est bien dans la fuite dirait le plombier mais le tout est de savoir où l’on peut encore fuir.

le salut dans la fuite

Nous avons assisté en juin 2019 à l’assemblée générale de l’AREHS, une association transformée en ASBL depuis mars 2019. Le but de cette association est la reconnaissance de l’électrohypersensibilité (EHS)comme maladie. Mon épouse et moi-même avons rejoins cette association fin 2018 suite à notre prise de conscience de notre EHS. Nous avons du vendre en catastrophe une maison que nous venions d’acquérir et de transformer à Namur suite à l’impossibilité de continuer à y vivre (antenne GSM à proximité et plus de 30 signaux WIFI dans la maison). Nous avons alors trouvé une solution transitoire dans la même région mais nous avions du aménager cette solution avec des moyens techniques dans notre chambre pour pouvoir dormir (solutions souvent onéreuses qui réduisent l’exposition mais qui ne résolvent pas le problème)

Nous avons alors entrepris une recherche d’un lieu de vie supportable durant 6 mois et en parcourant la Wallonie sur +/- 10000 km. Nous avons trouvé ce lieu de vie en début 2019 et nous sommes maintenant installé depuis 5 mois. La différence de qualité de vie est notable et nous pouvons aujourd’hui affirmer que la fuite était malgré les coûts et les tracas notre seul moyen de survie.

Pour fuir efficacement, il faut savoir ce que l’on fuit, c’est à dire identifier le danger. Nous n’avons jamais imaginé être un jour EHS. Je n’utilisais pas de GSM, j’éteignais le WIFI avant d’aller dormir et je ne voyais pas d’antenne GSM dans mon environnement direct et je n’avais pas de téléphone sans fil (DECT) ni de four à micro-onde. J’avais suivi une formation longue et coûteuse en 2013 et j’étais un peu au fait des dangers potentiels de ces technologies. Je me rappelle même m’être un peu moqué d’une dame qui suivait cette formation avec de l’aluminium sous son bonnet, je la prenais pour une folle. Je n’avais pas fait le lien entre certains inconforts de vie et l’usage temporaire de certaines de ces technologies (bluetooth et WIFI), je mettais cela sur le compte de l’âge et d’un état général en dégradation. Je ne savais pas que des antennes étaient placées dans des clochers d’église, que le WIFI ou le DECT des voisins traversaient les murs et impactaient notre quotidien. J’ai mis les palpitations de plus en plus fréquentes sur un problème cardiovasculaire confirmé par le cardiologue, les impossibilités de dormir sur le matelas trop dur, les douleurs musculaires sur le manque d’exercice et les troubles de concentration sur les conséquences d’un AVC. Puis un jour, je me suis rendu compte que mon épouse, plus jeune et en très bonne condition physique se plaignait de plus en plus souvent de palpitations et de problèmes de sommeil. Il nous devenait de plus en plus difficile de nous promener en ville, d’aller au resto, de faire des courses. Les vacances et les nuits à l’hôtel étaient devenus impossibles. L’ennemi était partout. Les individus semblaient avoir tous un smartphone greffé au poignet. Je relevais une centaine de connexion WIFI possibles au centre-ville. La vie urbaine n’était plus possible et nous nous sommes enfuis. Longtemps, j’ai cru la chose impossible, un état ne va pas mettre en place ou permettre une technologie qui impacte physiologiquement ses citoyens, les médecins sont informés de la nocivité potentielle de ces technologies. Hélas non, il fallait bien se rendre à l’évidence, nous serions sacrifiés sur l’autel de la technologie sans fil, nouvelle révolution industrielle pour le bien économique de tous.

Fuir, mais qui et où ? C’est là que nous avons commencé à identifier l’ennemi et à le connaître, ma formation en géobiologie m’a heureusement bien aidé. Nous avons tout d’abord vérifié que nous avions bien éliminé toutes les sources proches de rayonnement et nous allions de surprises en surprises. C’est le portable qui bien que connecté par câble active automatiquement le WIFI et le bluetooth à chaque démarrage, c’est le bluetooth dans la voiture, etc… Tout cela une fois corrigé on s’attaque aux sources extérieures et on apprend que certains WIFI portent jusqu’à plus de 100 mètres suivant les générations, on découvre (carte ci-dessus) que la Belgique est un véritable sapin de Noël d’antennes GSM et que les zones blanches sont quasi inexistantes. On s’informe, on affine les outils de prospection et on se met en chasse (après avoir changé de voiture car pas moyen de couper le bluetooth) d’un paradis potentiel. Le site immoweb fait partie de notre quotidien pour scruter tous les nouveaux biens. Nous avons comme champ des possibles, la Wallonie, car nous voulons rester en Belgique et nous ne maîtrisons pas la langue de Vondel. Nous découvrons également des logiciels qui nous permettent de situer les antennes et de les identifier, je m’équipe également de différents outils de mesure pour évaluer la pollution électromagnétique sur place. Après 6 mois de recherche, nous identifions 4 biens qui pourraient convenir, 3 dans la région de Chimay, Couvin et 1 dans la région de Lierneux. Nous visitons, nous mesurons et nous faisons des offres quand les critères de conformité électrique, de salubrité et d’état général sont également rencontrés. Nous ratons des biens car les proprios sont trop gourmands ou nous arrivons trop tard. Il faut également que la région choisie offre des opportunités d’emploi pour mon épouse infirmière. Bref, c’est une sorte de puzzle avec des dizaines de difficultés. De plus, trouver un endroit aujourd’hui, c’est bien mais il faut également être certain que l’évolution urbanistique et le déploiement constant de nouvelles antennes ne viennent pas ruiner à terme notre choix.

Voilà, c’est fait, nous avons trouvé et emménagé. Fini les palpitations, les douleurs musculaires et les insomnies mais le retour à des lieux dits civilisés devient de plus en plus pénibles pour les courses, c’est un peu comme si les symptômes étaient décuplés. Notre lieu de vie est devenu le centre de notre vie dont on ne peut plus s’éloigner trop longtemps. Nous sommes isolés au bout d’un chemin sans issues à 4 km de l’antenne la plus proche et à 130 mètres du premier voisin, la zone est considérée comme naturelle, non bâttissable et  entourée de zones natura 2000. J’y ai placé un motor home pour accueillir des EHS en détresse et je me suis lancé activement dans ce débat en animant conférence ou en prenant part à des collectifs citoyens.

J’espère de tout coeur que les progrès technologiques (5G par satellites) ne vont pas venir perturber dans un proche avenir notre choix de vie.

Nos pensées vont vers tous les EHS existants ou en devenir en espérant qu’ils trouvent également des solutions qui leur permettent de vivre dans des conditions décentes. Nous allons essayer de mettre en commun avec l’AREHS (information et sensibilisation politique) et un groupe d’autres personnes EHS un maximum de ressources (démarches juridiques, outils) pour les aider à trouver des solutions pratiques afin de soulager leur quotidien.