Défense mémoire

J’ai assisté ce matin à une défense de mémoire à Liège comme lecteur externe. Je passe sur les difficultés inhérentes à un EHS de participer à ce genre
d’exercice dans une école truffée de WIFI dans chaque local en plein centre de Liège. Déjà après 2 h de route, on a envie de se reposer. Mais, je ne suis pas là pour me plaindre
mais plutôt pour encourager de genre d’initiative auprès des écoles d’architecture. Le défi auquel l’étudiant s’est attaqué est immense et les sources de documentation
et d’études sont absentes pour un tel sujet. Il y a bien les les ouvrages sérieux sur les définitions des ondes et les équations mathématiques pour en calculer la portée mais rien,
en dehors des sites commerciaux, pour aider le quidam à s’y retrouver dans les moyens de protection en matière de nouvelle construction ou de rénovation. Les architectes
sont démunis car cette matière ne fait pas partie du cursus, idem en médecine.

On se retrouve donc face à une matière qui fait appel à des notions de biologie pour en comprendre les effets sur l’humain, des notions de physique, des notions de connaissance
des matériaux, etc…
De mon côté, quand je me suis lancé dans la construction d’une maison pour EHS, je n’avais aucune référence en dehors des 2 projets en Suisse à Zurich et à Fribourg.
J’aurais pourtant voulu savoir quel matériaux utiliser, j’aurais aimer connaître les normes à respecter, la disponibilité des matériaux et surtout les coûts inhérents à un tel projet.

Deux années de recherches et de lectures dans des domaines variés pour se faire une idée et mettre celle-ci en oeuvre. Ce mémoire est une approche étudiante de la problématique
sans les connaissances pratiques de terrain. Il faut avoir toucher et manipuler la matière pour en connaître les caractéristiques de mise en oeuvre, sa disponibilité et son coût actuel.
Je ne dis pas que je n’ai pas commis des erreurs et que je referais exactement les mêmes choix aujourd’hui mais mon orientation générale est bonne et pourra servir de base à
d’autres projets en association avec des architectes intéressés par ce défi.

La bonne nouvelle de la semaine est que les châssis arrivent demain et que le bâtiment sera enfin fermé pour le sécuriser et surtout permettre la prise de mesures à l’intérieur.