Emission envoyé spécial sur france 2

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J’avais été averti par mail qu’une émission spéciale était diffusée sur France 2 concernant l’implantation d’antennes en France. C’était tard pour moi car je me couche habituellement à 20 h. On m’avait annoncé la participation de Priarterm au niveau des informations et j’étais curieux de voir comment le sujet serait traité. Je n’ai pas été décu sur la façon dont le sujet serait traité, en gros circuler, il n’y a rien à voir.En dehors des récriminations de riverains qui se plaignent de la hauteur des structures et de la multiplicité des antennes, je n’ai rien appris.
La nocivité a été touchée du bout des lèvres après le rappel que dans l’état actuel des connaissances, il n’y a pas de lien entre les ondes et les perturbations de nos corps et de la nature. Le but était simplement de montrer et de banaliser le fait que les opérateurs ne se regroupaient pas assez pour mettre les antennes sur les mêmes mats et qu’il y avait compétition entre les sociétés qui font les mises en place et qui mettent à disposition des emplacements.

Cette émission à focaliser l’attention sur un problème qui n’est pas le fait que les antennes sont des sources de nuisance pour la santé. L’antenne est devenue un objet du quotidien, elle a été banalisée dans notre paysage et on ne se pose plus la question de ses conséquences sur le vivant. Je suis très déçu et à la fois conforté dans ma vision du paysage médiatique actuel et des lobbies.

Plus tôt dans la journée, je participais à une visio avec AZB et la présentation d’un rapport sur la création d’une zone blanche. J’écoute et je participe toujours à ce genre d’initiative. Ma perception du problème est actuellement bien éloignée des préoccupations de mesure et de trouver un endroit de vie. J’ai rencontré des EHS de toute origine et de différentes régions, j’ai écouté attentivement leurs histoires et j’ai tenté d’apporter des solutions. La demande est une solution ici et maintenant, pas un chiffre de mesure attesté par une quelconque autorité, leur demande n’est pas un procès ou une reconnaissance à plus ou moins long terme du préjudice qu’ils subissent. Ils attendent un soulagement.

Je travaille depuis des années à essayer de réduire les nuisances, j’investis dans la recherche et je travaille de façon empirique sans faire appel à cet outil à la mode qu’est l’IA. Les associations sont à sec financièrement, elles n’ont pas les moyens d’encore investir dans des recours ou des procès perdus d’avance. Pour moi, le dossier a été habilement bouclé à tous les niveaux et ce n’est plus les rapports accablants de quelques spécialistes qui vont changer la donne. On doit se serrer les coudes pour aider les victimes et attendre, comme pour la cigarette, que la population change ses comportements et ses usages d’une technologie qui a envahi notre quotidien. Se battre contre une antenne, c’est bien mais quid du WIFI du voisin ?