Le « burn-ondes »

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Le burn-ondes est un mot inventé par mon épouse pour qualifier sa réaction face aux plaintes exprimées par les dizaines d’EHS que nous avons rencontré ces dernières années. Faut bien avouer que j’avais poussé le bouchon un peu loin. Entre les rassemblements chez nous, les voyages à l’étranger pour visiter d’autres associations, la fabrication de baldaquins, l’hydrogénothérapie, la camionnette décorée et notre vie en dehors des ondes, le bouchon a sauté. Elle ne supporte plus le sujet et les plaintes constantes des EHS. Elle ne nie pas le sujet et les conséquences de la présence permanente de cette agression dans notre quotidien, elle est elle-même EHS. Elle a repris le travail dans un environnement pollué depuis le débute de l’année et elle a mis en place ses solutions pour garder une vie sociétale plus ou moins normale. Je pense que d’entendre, tous les jours, des personnes venir déverser leurs problèmes dans notre quotidien, a fini par avoir raison de sa compassion pour autrui.

Nous avons donc pris différentes résolutions pour éviter de sombrer dans cette paranoïa. Nous avons vendu notre maison en zone blanche pour habiter dans notre maison blindée et moins isolée du village. Nous avons réduit notre participation aux autres associations et elle a arrêté de participer à la confection des baldaquins.

Heureusement, nous avons réussi à former un petit groupe d’EHS dans la région qui me permet de garder des contacts dans le milieu des EHS. J’en tire presque la conclusion à mon niveau que l’électrohypersensibilité réveille chez nous des comportements de désarroi car c’est une situation où on ne peut plus fuir et contre laquelle on ne peut pas se battre, il nous reste le choix de ne plus exister. A titre personnel, je refuse d’être une de ces victimes des ondes qui nous matraquent jour et nuit. Je vais donc continuer à me battre tout en préservant mon intégrité physique et surtout mentale. Mes solutions actuelles sont les baldaquins et l’hydrogène. Mon conseil, arrêter de subir et remettez en question les habitudes de vie modernes qui polluent notre intégrité à longueur de journée. Je vis sans smartphone et sans WIFI. Je surveille mon alimentation et surtout, je m’entoure de gens positifs et non obsédés par le sujet.