le salut dans la fuite

Nous avons assisté en juin 2019 à l’assemblée générale de l’AREHS, une association transformée en ASBL depuis mars 2019. Le but de cette association est la reconnaissance de l’électrohypersensibilité (EHS)comme maladie. Mon épouse et moi-même avons rejoins cette association fin 2018 suite à notre prise de conscience de notre EHS. Nous avons du vendre en catastrophe une maison que nous venions d’acquérir et de transformer à Namur suite à l’impossibilité de continuer à y vivre (antenne GSM à proximité et plus de 30 signaux WIFI dans la maison). Nous avons alors trouvé une solution transitoire dans la même région mais nous avions du aménager cette solution avec des moyens techniques dans notre chambre pour pouvoir dormir (solutions souvent onéreuses qui réduisent l’exposition mais qui ne résolvent pas le problème)

Nous avons alors entrepris une recherche d’un lieu de vie supportable durant 6 mois et en parcourant la Wallonie sur +/- 10000 km. Nous avons trouvé ce lieu de vie en début 2019 et nous sommes maintenant installé depuis 5 mois. La différence de qualité de vie est notable et nous pouvons aujourd’hui affirmer que la fuite était malgré les coûts et les tracas notre seul moyen de survie.

Pour fuir efficacement, il faut savoir ce que l’on fuit, c’est à dire identifier le danger. Nous n’avons jamais imaginé être un jour EHS. Je n’utilisais pas de GSM, j’éteignais le WIFI avant d’aller dormir et je ne voyais pas d’antenne GSM dans mon environnement direct et je n’avais pas de téléphone sans fil (DECT) ni de four à micro-onde. J’avais suivi une formation longue et coûteuse en 2013 et j’étais un peu au fait des dangers potentiels de ces technologies. Je me rappelle même m’être un peu moqué d’une dame qui suivait cette formation avec de l’aluminium sous son bonnet, je la prenais pour une folle. Je n’avais pas fait le lien entre certains inconforts de vie et l’usage temporaire de certaines de ces technologies (bluetooth et WIFI), je mettais cela sur le compte de l’âge et d’un état général en dégradation. Je ne savais pas que des antennes étaient placées dans des clochers d’église, que le WIFI ou le DECT des voisins traversaient les murs et impactaient notre quotidien. J’ai mis les palpitations de plus en plus fréquentes sur un problème cardiovasculaire confirmé par le cardiologue, les impossibilités de dormir sur le matelas trop dur, les douleurs musculaires sur le manque d’exercice et les troubles de concentration sur les conséquences d’un AVC. Puis un jour, je me suis rendu compte que mon épouse, plus jeune et en très bonne condition physique se plaignait de plus en plus souvent de palpitations et de problèmes de sommeil. Il nous devenait de plus en plus difficile de nous promener en ville, d’aller au resto, de faire des courses. Les vacances et les nuits à l’hôtel étaient devenus impossibles. L’ennemi était partout. Les individus semblaient avoir tous un smartphone greffé au poignet. Je relevais une centaine de connexion WIFI possibles au centre-ville. La vie urbaine n’était plus possible et nous nous sommes enfuis. Longtemps, j’ai cru la chose impossible, un état ne va pas mettre en place ou permettre une technologie qui impacte physiologiquement ses citoyens, les médecins sont informés de la nocivité potentielle de ces technologies. Hélas non, il fallait bien se rendre à l’évidence, nous serions sacrifiés sur l’autel de la technologie sans fil, nouvelle révolution industrielle pour le bien économique de tous.

Fuir, mais qui et où ? C’est là que nous avons commencé à identifier l’ennemi et à le connaître, ma formation en géobiologie m’a heureusement bien aidé. Nous avons tout d’abord vérifié que nous avions bien éliminé toutes les sources proches de rayonnement et nous allions de surprises en surprises. C’est le portable qui bien que connecté par câble active automatiquement le WIFI et le bluetooth à chaque démarrage, c’est le bluetooth dans la voiture, etc… Tout cela une fois corrigé on s’attaque aux sources extérieures et on apprend que certains WIFI portent jusqu’à plus de 100 mètres suivant les générations, on découvre (carte ci-dessus) que la Belgique est un véritable sapin de Noël d’antennes GSM et que les zones blanches sont quasi inexistantes. On s’informe, on affine les outils de prospection et on se met en chasse (après avoir changé de voiture car pas moyen de couper le bluetooth) d’un paradis potentiel. Le site immoweb fait partie de notre quotidien pour scruter tous les nouveaux biens. Nous avons comme champ des possibles, la Wallonie, car nous voulons rester en Belgique et nous ne maîtrisons pas la langue de Vondel. Nous découvrons également des logiciels qui nous permettent de situer les antennes et de les identifier, je m’équipe également de différents outils de mesure pour évaluer la pollution électromagnétique sur place. Après 6 mois de recherche, nous identifions 4 biens qui pourraient convenir, 3 dans la région de Chimay, Couvin et 1 dans la région de Lierneux. Nous visitons, nous mesurons et nous faisons des offres quand les critères de conformité électrique, de salubrité et d’état général sont également rencontrés. Nous ratons des biens car les proprios sont trop gourmands ou nous arrivons trop tard. Il faut également que la région choisie offre des opportunités d’emploi pour mon épouse infirmière. Bref, c’est une sorte de puzzle avec des dizaines de difficultés. De plus, trouver un endroit aujourd’hui, c’est bien mais il faut également être certain que l’évolution urbanistique et le déploiement constant de nouvelles antennes ne viennent pas ruiner à terme notre choix.

Voilà, c’est fait, nous avons trouvé et emménagé. Fini les palpitations, les douleurs musculaires et les insomnies mais le retour à des lieux dits civilisés devient de plus en plus pénibles pour les courses, c’est un peu comme si les symptômes étaient décuplés. Notre lieu de vie est devenu le centre de notre vie dont on ne peut plus s’éloigner trop longtemps. Nous sommes isolés au bout d’un chemin sans issues à 4 km de l’antenne la plus proche et à 130 mètres du premier voisin, la zone est considérée comme naturelle, non bâttissable et  entourée de zones natura 2000. J’y ai placé un motor home pour accueillir des EHS en détresse et je me suis lancé activement dans ce débat en animant conférence ou en prenant part à des collectifs citoyens.

J’espère de tout coeur que les progrès technologiques (5G par satellites) ne vont pas venir perturber dans un proche avenir notre choix de vie.

Nos pensées vont vers tous les EHS existants ou en devenir en espérant qu’ils trouvent également des solutions qui leur permettent de vivre dans des conditions décentes. Nous allons essayer de mettre en commun avec l’AREHS (information et sensibilisation politique) et un groupe d’autres personnes EHS un maximum de ressources (démarches juridiques, outils) pour les aider à trouver des solutions pratiques afin de soulager leur quotidien.

Compteurs dits intelligents, 5G, wifi dans les écoles,…

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Une séance de sensibilisation est annoncée pour le 28 avril à Louvain-la-Neuve à 13h00 à l’auditoire STUDIO 11 (ancien cinéma AGORA), réservation : inscriptions@ahlln.be ou 010/452629.

J’ai assisté à une réunion de l’AHRES (une association qui se bat pour la reconnaissance de l’électrosensibilité), samedi dernier. Nous étions une trentaine de personne à témoigner des difficultés de vivre dans cet électrosmog permanent. Nous étions tous à la recherche d’une zone blanche où d’une grotte où pouvoir se réfugier.

Pour le moment, mon épouse et moi dormons dans une cage de faraday. C’est aussi efficace contre les moustiques en été. Nous avions pourtant choisi un lieu de vie distant de 2 km des antennes les plus proches. Mais voilà, Orange a décidé de placer avec l’accord de la commune, une antenne dans le clocher de l’église du village en février 2019. Pas besoin d’un permis (économie de 130 jours de procédure) mais selon eux un réel défi technique. Nous étions pourtant dans une zone encore qualifiée de blanche par les opérateurs. Nous avions réussi à convaincre une voisine de couper son WIFI ce qui allégeait notre exposition quotidienne. Nous avons donc décider de déménager à nouveau dans une zone moins exposée.

J’ai revu une émission de CASH INVESTIGATION sur la fabrication des Smartphones et l’extraction des minerais dont le tantale. J’ai été abasourdis par le travail des enfants en Chine et les conditions d’esclavagisme des mineurs en Afrique. Tout cela se passe à notre époque pour nous fournir un objet devenu indispensable à notre quotidien en l’espace de quelques années au point d’être devenu addictif. Cette technologie est nocive à plus ou moins long terme et nous l’imposons maintenant à nos enfants dans les écoles au nom du progrès. Nous sommes face à de nouveaux scandales sanitaires avec l’approbation des autorités de santé et des gouvernements. L’appât du gain est la clé de voute de ce système et les lobbies fonctionnent à plein régime pour cultiver la politique du « doute » et appliquer à la lettre les théories de Bernays sur la manipulation de l’opinion. Nombre d’entre-nous a troqué son intelligence et sa capacité à communiquer contre un smartphone. Cet objet innocent et coûteux en vies pour sa fabrication et son usage est à l’origine d’un véritable génocide mondial. Vous ne sentez rien, vous ne voyez rien, vous n’entendez ou ne ressentez rien et si vous vous plaignez, on vous traite de fou. Samedi, les tentes personnes étaient saines d’esprit et issues de tous les milieux. Elles revendiquaient seulement un droit à une vie décente et à la libre circulation. Dans les prochains mois, la situation va encore devenir plus invivable avec l’ajout de la 5G et des compteurs dits intelligents. Réveillons-nous, nous n’avons rien contre le progrès s’il respecte l’individu et la vie sur terre.

Chronique d’un EHS, What i feel inside (WIFI)

J’ai retrouvé ce texte qui date de 2017, avant de me rendre compte que le phénomène EHS était une réalité et avant notre recherche d’un lieu de survie en zone blanche. Je n’ai aucune nostalgie de cette époque de souffrance.

« La semaine dernière, j’attendais mon épouse dans la voiture derrière la gare de Namur. Elle n’arrivait pas et malgré la fenêtre ouverte, j’avais chaud et j’étais tout rouge. En l’attendant, j’ai eu la curiosité à l’aide d’un programme installé sur mon GSM de vérifier l’exposition aux ondes. Mon GSM fonctionne toute la journée en mode avion et me sert pour identifier les sources de wifi, bluetooth et autres antennes.

Ce qui est apparu sur mon écran n’a pas de nom, un enchevêtrement de courbes multicolores et de chiffres, pas loin d’une centaine de sources WIFI. En tout cas trop pour que je puisse les compter. J’ai quitté l’endroit et j’ai envoyé un sms à mon épouse pour lui fixer un autre rendez-vous.

J’adore marcher et surtout me promener le long de l’eau et regarder les bateaux amarrés. Je suis surtout attiré par les péniches résidentielles (excellente cage de Faraday). Il y en a plusieurs à Namur le long de la Meuse en face de l’hôpital du CHR. Je promenais calmement avec ma femme mais j’avais l’impression qu’un étau serrait mon crâne depuis que j’étais sorti de la voiture. La promenade s’est terminée en course pour quitter l’endroit au plus vite. En effet, pas loin de là, sur un immeuble à appartement assez élevé, se situe un ensemble d’antennes et tous les logements le long du chemin de halage ont quasi leur propre émetteur WIFI.

Je pourrais écrire des pages sur les endroits et les sensations physiques éprouvées durant mes promenades. J’ai parfois l’impression d’être un détecteur ambulant avec des clous qui s’enfoncent dans différents endroits de mon crâne. Je ne pense plus qu’à une chose : fuir. Et je ne peux même pas car j’ai tellement mal dans les jambes que marcher devient difficile et conduire un véhicule est dangereux car je n’arrive plus à me concentrer.

Les sources WIFI sont partout. Pour moi, ce n’est pas tellement l’intensité qui joue plus sur l’effet chaleur mais plutôt cette superposition de fréquences et d’informations pour mon corps qui semble jouer le rôle de récepteur et d’amplificateur. Prenez un peu le temps de penser à ce que cette technologie assez récente et jeune par rapport à l’histoire de l’humanité a pris comme place dans notre vie quotidienne. Ordinateurs, GSM, alarmes, imprimantes, téléphone sans fil, babyphone … sont quasiment tous dépendants pour leur connexion de cet outil. Il fait partie intégrante de notre univers journalier et de notre vie. La portée de certains de ces appareils est de plus en plus grande, parfois plusieurs centaines de mètres. L’intensité mesurée en ce que vous voulez est faible, certes, mais l’information est toujours là, une fréquence qui entre en résonance avec notre corps et provoque suivant la sensibilité de chacun des troubles de toutes sortes.

J’ai planté le décor, enfin, je dois encore vous parler du bluetooth pour être complet. En attendant, je vis dans ma cave, je dors avec une plaque de cuivre reliée à la terre, je ne sors plus et je ne conduis plus et je m’aide d’huiles essentielles et d’autohypnose pour gérer  au mieux les moments les plus difficiles. »