Chronique d’un EHS, le meilleur des (m)ondes

bruxelles

Ce microcosme des EHS est un monde surprenant de rencontres et de hasards. Quelque part, je suis presque heureux d’être EHS pour la multitude de gens que j’ai déjà pu rencontrer et qui m’ont enrichi de leurs expériences. Parmi ceux-là, peut-être un détour étrange qui m’a permis de recevoir aujourd’hui une gazette de Bruxelles en Mouvements consacré entièrement aux effets des champs électromagnétiques. J’y ai trouvé des articles intéressants et plein d’informations sur l’origine de notre combat en Belgique. Le journal est disponible en ligne et je vous suggère, hypnotiquement parlant, d’aller le consulter sur le lien www.ieb.be. On ne réinvente rien, on ne fait que reproduire nos expériences antérieures.

Chaque jour, je parcoure avec attention les différentes pages facebook consacrées au sujet et je lis avec attention vos commentaires. L’appel à la violence n’est pas pour moi une solution même si pour certains, cela reste la solution ultime. Finir devant un tribunal et être coincé entre les 4 murs d’une prison moderne ne me semble pas une solution. Je préfère continuer à consacrer mon énergie à l’aide directe aux EHS par l’accueil, les conseils, les conférences et les prises de mesure in situ. J’entends chaque jour des témoignages poignants de personnes qui perdent leur emploi ou qui voient leur cellule familiale se désintégrer. Avec l’histoire du bluetooth dans sa voiture, mon épouse subit les mêmes pressions de la part de son employeur pour le moment.

Mon combat reste le même, permettre aux EHS de trouver un lieu refuge qui leur donne le temps de reprendre leurs esprits et de prendre de bonnes décisions. Un des effets les plus néfaste de cette exposition permanente aux CEM est la confusion mentale. Le cerveau ne pense plus qu’à fuir sans réfléchir à d’autres solutions. La 5G est un pas, à mon avis inéluctable, compte tenu des milliards investis mais après, il y aura la 6G et pire encore.

Trouvons des lieux refuges comme le mien et peut-être à partir de là, nous pourrons organiser notre résistance. Nous avons un gros avantage sur l’ennemi, à chaque progression de leur technologie, nous avons de plus en plus de sympathisants. Le temps, à terme, joue pour nous. La seule condition est de faire circuler l’information grâce à leurs réseaux interconnectés. Je n’ai aucun doute sur la réussite à terme de notre lutte pour la survie. La nature gagne toujours avec le temps. On se bat pour les générations futures.

CHRONIQUE D’UN EHS, LIEU DE VIE POUR UN EHS

lieu de vie

C’est quoi un lieu de vie pour un EHS ? C’est un endroit ou il peut se promener librement sans se couvrir dans des vêtements de protection onéreux et inesthétiques. C’est un endroit où il peut décider de rester dans une pièce et vaquer à ses occupations sans devoir se cacher derrière des tentures et des murs blindés. C’est une chambre où il peut passer une nuit paisible et récupérer pendant son sommeil. C’est un endroit où il y a encore de la vie en dehors, des insectes, des oiseaux et des arbres. Les poules courent librement dans la pelouse et le chat a un immense espace de chasse avec des arbres pour grimper. Je peux prendre mes appareils de mesure et il ne se passe rien, pas de chiffres sur le cadran, pas de bruit, aurais-je oublié de changer les piles ? Le seul bruit est le ruissellement d’un ruisseau au fond du jardin et le chant des oiseaux.

L’endroit est loin de tout et difficile à trouver. Il comporte aussi son lot d’inconvénients de par son éloignement. L’eau provient d’une source qui se tarit avec la sécheresse pendant l’été et il faut redécouvrir la frugalité dans sa consommation et se rappeler que c’est un bien précieux. L’entretien du site nécessite beaucoup de temps compte tenu de la croissance rapide de la végétation. Il faut se constituer des réserves de bois pour l’hiver et faire la chasse aux taupes qui prennent votre gazon comme terrain de golf en faisant une multitude de trous. Les coupures de courant sont fréquentes et notre seul contact avec le monde extérieur en journée se fait via internet et un réseau câblé. Ce matin, panne de courant, pas de lumière si ce n’est des bougies et pas d’eau pour se laver car on dépend d’une pompe électrique, pas de chauffage si ce n’est un feu de bois, pas de gsm pour prévenir la compagnie d’électricité et pas de ligne téléphonique car la box ne fonctionne pas. On se croirait revenu 50 ans en arrière mais on n’est pas malheureux.

Ce sera notre premier hiver dans cette maison et le climat est plutôt rude dans cette région. Nous avons déjà eu une bonne gelée début septembre qui a grillé nos plans de tomate. On calfeutre, on se protège du froid, on rajoute un pull. Ces difficultés là on peut les surmonter car l’humain les connait depuis son arrivée sur terre.

Mais les ondes, il n’y peut rien. C’est nouveau, ce n’est pas naturel.

 

Chronique d’un EHS, 5G par ci, 5G par-là

5G par ci, 5G par-là, on en viendrait presqu’à croire que le seul danger vient d’une technologie future non encore en service chez la majorité des gens. La Suisse se bouge et manifeste, les USA commencent à se faire entendre vis-à-vis de cette nouvelle évolution technologique qui va nous apporter de l’emploi, des traitements médicaux à distance et une meilleure mobilité.

Mais nous, les EHS, on n’attend pas cette avancée technologique pour déjà crier notre mal-être et se plaindre des développements actuels comme le WIFI, le bluetooth et le DECT. 2, 3 et 4G sont déjà présents dans notre vie de tous les jours pour nous empoisonner l’existence et nous contraindre à vivre terrés comme des rats. Les milliards investis dans cette 5 G sont impressionnants et les retours attendus le sont encore plus. Croyez-vous vraiment qu’ils vont reculer parce que quelques péquenots se bougent le cul aujourd’hui pour manifester.

Le problème est largement plus vaste, il comprend le combat des jeunes pour le climat et là aussi on nage en pleine hypocrisie. C’est le même Antonio Guteres qui sert la main à Greta et qui disait ne rien savoir de la toxicité du WIFI en pleine assemblée.

Dans le chapitre des bonnes nouvelles, mon épouse a obtenu gain de cause auprès de son employeur concernant le traceur dans son véhicule de service, la médecine du travail recommandant de ne pas la mettre en présence permanente du traceur avec bluetooth de sa voiture actuelle. Ce sont ces actions de terrain qui font bouger les choses. Peut-être est-ce une petite victoire pour nous, mais elle montre qu’il y a quand même une prise de conscience. J’ai aussi été contacté par une dame pour organiser une conférence dans sa commune sur le thème de la nocivité des CEM dans l’habitat et les mesures à prendre pour se protéger.

J’ai également proposé un texte sur électrosensibles belges, à envoyer à UNIA en Belgique, centre qui lutte contre la discrimination : « Nous sommes des milliers de personnes à être ou à se déclarer électrohypersensibles. L’environnement électromagnétique rend impossible le fait de se déplacer librement, d’aller faire ses courses ou aller au restaurant. Nous sommes également impactés dans nos logements. Nous sommes obligés de nous couvrir de voiles ridicules pour sortir et de blinder nos lieux de vie. Bon nombre d’entre nous perdent leur travail et voient leur cellule familiale éclater. Nous ne correspondons pas, en termes de tolérance physiologique aux normes fixées par l’OMS ou par nos autorités. De nouvelles technologies encore plus invasives sont sur le point d’arriver et d’impacter encore plus sur nos conditions de vie. Nous réclamons le droit à une libre circulation, au respect de notre logement et à la non-exposition de nos enfants. » J’y ai joint le texte de « Hippocrates electrosmog appeal. »

Chronique d’un EHS, le paradoxe

L’électro hyper sensibilité n’est pas une maladie, c’est une réaction logique de l’organisme à un polluant dans l’environnement. Notre corps réagit à la présence de rayonnements qui ne sont pas en concordance avec son homéostasie. L’objectif de l’arehs est clair : L’objectif d’AREHS est la reconnaissance légale de l’Electro Hyper Sensibilité comme
intolérance à un environnement électromagnétique perturbé (antennes-relais, bornes
wifi, DECT, compteurs intelligents,…), laquelle entraîne un handicap physique et social.

Pour certains cependant, l’EHS est vécu comme une maladie, pourquoi eux sont différents des autres et ne peuvent plus vivre en société et se promener librement. J’ai entendu le discours suivant : « je veux trouver ce qui cloche chez moi qui me rend différent des autres et le soigner pour reprendre une vie normale ». La pilule miracle n’existe pas. Hélas, le système social de nos civilisations impose la reconnaissance d’une invalidité, donc d’une maladie, pour pouvoir prétendre à un revenu de substitution. Les EHS, sont de fait, écartés du système et des sources de revenus du fait de leur intolérance à l’environnement. Donc, d’un côté, ils sont obligés d’être reconnus malades et d’obtenir un certificat en ce sens et de l’autre on admet que ce n’est pas une maladie. Il y a de quoi rendre fou le plus sain des individus. Les cas d’invalidité sont reconnus de façon aléatoire et dépendent énormément de l’interlocuteur face au EHS. Certains sont plus enclins à l’accorder et d’autres demandent d’apporter la preuve du lien de cause à effet entre les ondes et les symptômes. Ce dernier est naturellement impossible à produire vu les temps de réactivité de certains et la multitude de symptômes chez les EHS. Les médecins ne sont pas formés et l’OMS dit qu’il n’y a pas de problème compte tenu des normes actuelles.

L’EHS essaie par tous les moyens de survivre dans un environnement hostile, il choisit soit la fuite, soit l’isolement, soit les moyens techniques ou encore les régimes ou les grigris. Chacun met en place ses solutions et cherche la bonne piste pour se débarrasser de son problème. Bon nombre vont voir les Drs Belpomme ou Milbert en France dans l’espoir d’un traitement. D’autres dorment dans des vans et d’autres encore suivent des régimes drastiques en se couvrant de voiles de protection. Ce n’est plus une vie.

Chronique d’un EHS, le smart EHS

Le smart EHS, il est prêt pour la 5G et ne nécessite pas un investissement supplémentaire. Il est full compatible avec les générations précédentes 2,3 et 4G. Il détecte également le WIFI, le bluetooth et le DECT ainsi que les systèmes de sécurité. Il ne doit pas être branché sur une prise et ne consomme rien. Vous en trouvez facilement en deuxième main. Il y en a de toute sorte, avec fiche mâle ou femelle, des grands, des petits, de toutes les couleurs, le choix est énorme. Vous pouvez facilement les échanger tellement l’offre est vaste. Ils ont peu de besoins et suivent généralement un régime. On les reconnait facilement sous leurs treillis en toile. Il ne faut pas les confondre avec des apiculteurs.

Pour les trouver, rien de plus facile, ils se concentrent souvent dans des zones blanches, c’est là que vous trouverez les spécimens de meilleures qualités car ayant plus d’expérience. Vous ne trouvez pas ? Chercher dans les grottes, dans les caves, dans les endroits éloignés des antennes.

Ils ont tous des moyens différents de réagir aux ondes et certains sujets sont très performants au niveau de leurs prestations physiologiques, d’autres sont plus spécialisés dans certaines technologies.

Ne vous pressez pas pour faire votre choix, avec l’arrivée de la 5G, on s’attend à une offre de sujets nettement plus importante mais certainement moins expérimentée.

Pour celui qui voudrait un modèle avec basse fréquence comprise, il vaut mieux chercher chez ceux qui habitent sous des lignes à haute tension. Il y a de très bons sujets.

Bref, quelque soit votre choix, vous ne pouvez pas vous tromper. Cette technologie récente a fait ses preuves. Il faudrait toujours avoir en EHS avec soi pour se prémunir des conséquences néfastes à terme des CEM. Ils sont plus sensibles que les appareils de mesure et ils sont sympas, quoique pour certains un peu dérangés du ciboulot d’après l’OMS.

Vous voulez faire plaisir à une connaissance, offrez un EHS, vous lui ferez plaisir et prendrez ainsi soin de sa santé à long terme.

Chronique d’un EHS, la fin de la plainte

Il y a un livre qui trône sur ma table de nuit depuis plus de 15 ans et qui m’a beaucoup influencé dans mes démarches en hypnose, c’est « La fin de la plainte « de François Roustang. Lui et Paul Watzlawick (dont je parle dans une autre chronique) ont été mes maîtres à penser durant de longues années et ont inspirés directement mon approche de l’existence. J’étais mal foutu depuis la naissance et tout était prétexte à échapper aux corvées et aux dures réalités de la vie. Ma mauvaise santé était devenue ma carte de visite qui excusait tout. J’aurais pu continuer comme ça pendant encore des années attirant automatiquement l’empathie et le « mon pauvre petit chéri ». C’était quelque part très confortable. Puis un jour, ça n’a plus fonctionner, la maladie a gagné du terrain et le bénéfice secondaire de la plainte est devenu un handicap de vie.

Pourquoi je vous parle de ça, je fais un parallèle avec les EHS. J’ai des appels quasi quotidiens maintenant de personnes en souffrance par rapport aux ondes. Je connais la problématique, j’en souffre aussi mais j’ai réussi à en faire quelque chose de positif. Certes, les souffrances physiques sont réelles et incapacitantes, elles conduisent également à l’isolement social et à bien des drames familiaux. Mais d’autre part, cette communauté qui se constitue peu à peu devient une force à travers la solidarité, un apprentissage de notre impact personnel sur notre environnement, une prise de conscience de notre dimension humaine.

Nous avons donc deux choix, continuer à nous plaindre et attirer l’attention de notre entourage ou se servir de cette particularité pour en faire une force de vie et tenter de construire un monde meilleur. Aider l’autre, l’écouter et trouver avec lui des solutions de vie est un objectif qui me permet d’oublier un moment mon propre malheur et de ne plus l’amplifier. Je ne pense pas qu’on changera la réalité qui nous est imposée mais nous pouvons changer notre façon de l’appréhender pour ne pas continuer à en souffrir. Avec toutes mes pensées pour les EHS.

CHRONIQUE D’UN EHS, MÉDECINE DU TRAVAIL

J’ai conduit mon épouse à l’hôpital hier pour une consultation auprès de la médecine du travail. Elle y avait déjà été la semaine dernière chez le même médecin et elle a été jugée apte au service. Entretemps, un traceur a été installé dans sa voiture de service et nous avons détecté un signal bluetooth continu dans une pièce de la maison quand la voiture était garée sur le parking. Elle avait des palpitations dans sa voiture et elle se sentait anormalement stressée.

Réussir à identifier la source et faire le lien avec le traceur ne fut pas chose facile et tient plus du hasard que d’une démarche scientifique. Techniquement, on a réglé le problème dans la maison en garant la voiture à bonne distance mais cela ne solutionnait pas son problème d’exposition permanente. Elle en a parlé à sa direction qui l’a renvoyée vers la médecine du travail pour un avis médical.

Le médecin ne savait pas ce qu’était le bluetooth et après consultation sur google en a conclu que c’était la dent bleue d’un chef viking écrit en caractère runique. Après explications, le médecin a rédigé la note suivante sur le certificat : « Eviter les expositions aux ondes électromagnétiques de façon continue (traceur bluetooth) ». Le certificat est envoyé à l’employeur, suite au prochain numéro.

La vie d’un EHS est une lutte perpétuelle contre son environnement et les nouveautés permanentes que ses congénères humains mettent en place pour faciliter la vie de tous les jours.

Je vis maintenant depuis 3 mois sans GSM, le sevrage a été instantané sans complications. Il a juste fallu organiser sa vie autrement comme avant quand il n’y avait pas ce fil à la patte. Car, ironie du sort, cette technologie sans fil est intimement liée à la vie de tout un chacun. C’est le seul objet que l’individu traine avec lui en permanence, 24 h sur 24. Quand cet objet ne sonne pas pendant à peine 10 minutes, l’individu va le consulter pour voir qu’il est encore activé, geste qu’il vient de faire quelques minutes auparavant. C’est un peu une angoisse existentielle permanente, un peu comme prendre son pouls pour vérifier si le cœur bat encore.

Je suis opposé à cette technologie pour son caractère nocif sur la santé mais aussi par le caractère addictif qu’elle a prise sur nos comportements à travers ce besoin individuel d’exister à travers le message d’un autre. Mon GSM ne sonne plus équivaut presque à se dire que l’on est seul au monde ou que sa propre existence ne compte plus pour les autres. Pauvre de nous.

Chronique d’un EHS, retours positifs

Chouette journée avec plein de retours positifs. Les gens chez qui je vais mesurer se bougent et m’informent de leurs initiatives. L’imagination est au pouvoir et chacun fait en fonction de ses possibilités.

Les antennes on peut encore s’en prémunir en les situant sur une carte, mais les voisins avec les wifi, les DECT et les bluetooth, cela devient de plus en plus difficile. On peut se protéger chez soi en contrôlant toutes les sources internes à la maison mais on ne peut pas faire grand-chose pour le voisinage. Déconnecter un portable qui se rallume en activant automatiquement le wifi et le bluetooth n’est pas connu par tout le monde et le moyen de le désactiver définitivement est aussi un savoir qui n’est pas à la portée de tous. Le bluetooth dans une voiture garée à l’extérieur devant la maison est aussi un problème comme le traceur placé dans la voiture de service de ma femme. On sent que quelque chose ne va pas et il faut à nouveau ressortir la panoplie d’instruments pour localiser le problème. C’est un combat sans fin et toute modification de son environnement par un appareil électrique est maintenant susceptible d’entrainer une pollution électromagnétique.

J’apprend beaucoup en prenant les mesures chez les gens et surtout, je rencontre des êtres humains dans leur vérité. Ils sont tous en deuil d’une vie qui s’est arrêtée du jour au lendemain et après un temps de découragement, ils sont prêts à entreprendre un combat pour informer sur les conséquences néfastes de ces technologies.

Nous avons réunion samedi à Lasnes avec le groupe en construction d’ »une vie pour les EHS », j’ai hâte d’y être pour ajouter ma pierre à l’édifice. C’est la main dans la main que nous arriverons à faire reculer l’emprise de ces technologies sur nos libertés fondamentales. Bonne journée.

CHRONIQUE D’UN EHS, LA FORCE DES CROYANCES

Hier, ma route a croisé un vieux monsieur qui pestait sur l’impossibilité d’établir une communication avec sa fille dans notre région. « Pas de réseau, pas de réseau » répétait-il manifestement en colère. La conversation s’est vite engagée sur la non-couverture de notre patelin. Il prônait plus d’antennes et se disait totalement protégé des ondes grâce à des pierres qu’il avait disposé un peu partout dans sa maison mais dont il ne se rappelait plus le nom. Il avait aussi fait appel à un « géobiologue » qui lui avait recommandé de placer une pyramide blanche dans sa chambre pour le protéger la nuit. Il devait faire recharger sa pyramide tous les 7 ans.

Il disposait encore d’un vieux GSM avec grand affichage et pestelait (expression locale) sur ce maudit appareil qui refusait obstinément d’accrocher un réseau 2G. Sa fille devait venir le rechercher et il n’arrivait pas à la joindre. J’ai laissé ce vieux bonhomme avec ses croyances par rapport aux protections et j’ai continué ma promenade.

Je rencontre fréquemment des tas de gadgets, que je nomme grigris, chez les gens que je visite. Ils ont généralement trouvé ça sur internet où se sont fait embobiner par un ami conseillé par un géobiologue ancienne vague qui détecte encore les ondes avec son pendule ou son antenne. Hélas, on ne parle plus des mêmes sources de pollution, il est loin le temps des failles, des sources ou des réseaux curry et des cheminées. Il faut maintenant des appareils de mesure bien spécifiques pour se faire une idée de toutes ces sources de pollution électromagnétique.  Plus jeune, je me suis également formé à la radiesthésie et à l’antenne de Leicher mais il a fallu évoluer avec la technologie et les sources de pollution au sein de nos habitations ont pris d’autres noms. Les protections que l’on conseillait bon enfant à cette époque révolue ne peuvent rien contre les caractéristiques de ces ondes électromagnétiques qui passent à travers nos murs et nos corps.

Mon discours n’est pas très scientifique mais a pour but de nous extraire de nos vieilles croyances populaires qui font encore les beaux jours de quelques escrocs vendeurs de grigris. Ils donnent l’illusion d’une protection, c’est comme se promener avec un k-way rouge dans un réacteur nucléaire. C’est une croyance mortelle. Prenez soin de vous avec des moyens de protection efficaces (couper la source, voiles, peintures spéciales, cage de faraday, mise à la terre, …) mais surtout pas de grigris qui jouent sur l’effet placébo et votre portefeuille.

Chronique d’un EHS, être humain sensible

EHS comme abréviation d’une dimension perdue par notre civilisation, voudrait dire simplement « être humain sensible ». Est-ce l’âge, l’impuissance face au monde moderne ou un défaut de la cuirasse éducationnelle, je ne sais pas. J’ai l’impression très fugace d’avoir gagner en humanité grâce à ce statut qui nous est imposé. Je suis passé par la colère, la révolte, la résignation et maintenant je suis rentré dans la phase de partage avec autrui. Je reçois presque chaque jour des témoignages de plus en plus pénibles de personnes en errance ou en détresse physique. J’ai accepté mon impuissance à les aider ou à leur porter secours. Hier encore, un appel de M-L, dame rencontrée durant une conférence à Dinant et qui n’en peut plus de survivre. Son mari ne supporte plus les conditions de vie imposées par ses problèmes et elle est devenue une antenne réceptrice à toutes les ondes qui l’entoure. Elle n’ose plus sortir et même ouvrir ses tentures. Pourtant elle me demandait comment elle pouvait aider les autres. Elle a distribué autour de chez elle l’appel des médecins belges et elle veut redonner un sens à sa vie.

Mercredi, je vais prendre des mesures chez une autre dame qui a déjà eu 2 cancers du cerveau et qui suit une nouvelle chimio. Elle vit dans un village encore protégé des antennes, mais un projet d’installation dans le clocher de l’église d’une antenne est au début du processus. Le « s » de EHS signifie également pour moi « solidaire ». C’est un mot qui a perdu son sens de ce monde d’individualités égocentriques. Nous voulons des objets connectés pour donner des ordres et faire obéir notre environnement via des jouets technologiques qui doivent répondre au doigt et à l’oeil à nos moindres désirs. Avant, le jouet s’appelait un esclave, maintenant il s’appelle un robot. Le contact tactile réel avec nos doigts (des milliers de propriocepteurs concentrés sur quelques cm²), bouger notre corps sont des sensations en voie de disparition chez le futur « ex-être humain ». Nous perdons tout contact avec la réalité de notre monde naturel au profit de la normalisation pensée pour nous et qui fait de nous des digits résumés en algorithmes de fonctionnement. Je ne veux pas de ce monde là pour nos générations futures car je suis encore un EHS, un être humain sensible.