Vous habitez un environnement fortement exposé aux champs électromagnétiques, vous avez fait appel à un spécialiste dans la détection et le verdict est sans appel. Votre santé est en jeux et votre équilibre familial, social ou mental est maintenant en jeux. Les solutions proposées pour rendre votre habitation plus ou moins protégée de cette pollution sont onéreuses voire impossibles à mettre en œuvre. Vous décidez de déménager et de chercher un nouveau lieu de résidence pour vous et votre famille. Vous arrivez à mettre de côté les contraintes scolaires, familiales et professionnelles et vous vous lancez à la recherche d’une maison à acheter ou à louer (c’est notre parcours). Cette démarche est complexe et nous allons vous expliciter une façon d’aborder cette aventure.
Théorème de départ : votre santé est en jeux et vous avez les moyens financiers pour trouver une solution.
La zone : vous identifier une région (voyez large) qui vous conviendrait et vous commencez à répertorier l’offre immobilière dans une certaine zone. Se déplacer pour aller mesurer sur place chaque bien proposé est une méthode fastidieuse. A l’aide d’un logiciel immobilier, vous pouvez identifier l’ensemble des biens dans la zone voulue. Ensuite à l’aide de logiciels sur internet vous pouvez localiser le bien envisagé par rapport à l’exposition aux antennes et vérifier, la distance, les technologies et l’orientation des antennes. Vous pouvez également visualiser la proximité avec les voisins et la pollution éventuelle par WIFI ou DECT.
Vous avez identifié un ou plusieurs biens, vous pouvez alors vous rendre sur place. Dans notre cas, nous avions identifié 4 biens en 6 mois et parcouru 10000 km à travers toute la Wallonie.
L’approche extérieure : au moyen d’appareils de mesure, vous pouvez, une fois sur place mesurer la pollution de l’environnement proche et la recouper avec ce que vous avez pu identifier sur carte. Il faut encore un peu discuter avec les voisins et se renseigner sur l’implantation future ou la modification des antennes repérées. Paradoxalement, on apprend plus de choses quand on se plaint d’un manque de réseau. N’hésitez pas à utiliser des logiciels sur votre portable pour identifier les sources WIFI des voisins.
Vous pensez avoir trouvé le bon endroit et vous désirez aller plus loin dans vos critères de sélection.
L’approche intérieure : Vous prenez rendez-vous pour visiter le bien et vous n’hésiter pas à arriver en avance pour éventuellement rencontrer directement le vendeur avant l’arrivée de l’agent immobilier. Il ne faut pas préciser que vous êtes à la recherche d’un bien sans ondes mais bien que l’aspect connectivité est essentiel pour votre activité. Les langues vont se délier et vous apporteront des précisions sur les projets futurs d’implantation d’antenne. Un appareil de mesure style Cornet est pratique à sortir à ce moment-là pour mesurer les hautes fréquences. Questionnez sur les vitrages (athermiques ?), type de châssis (bois, alu, PVC renforcé), type d’isolation (PIR, pare-vapeur alu ?), types de cloison (armature métallique, maçonnerie, …) Exigez de connaître la mesure de la terre et à connaître à quand remonte la dernière modification de l’installation électrique et la date de visite de l’expert. Ce n’est pas un simple document à remettre au notaire mais plus une information vitale pour vous. La mesure des basses fréquences risque d’être polluée par les appareils en fonction chez le vendeur, à contrario, une maison vide ne vous permettra pas d’évaluer la pollution électromagnétique si le compteur est débranché. Globalement, une maison traditionnelle ne présente pas une installation conforme à la sensibilité d’un EHS et il faut plutôt voir le bien dans sa possible adaptation en termes de circuits électriques compatibles à une sensibilité aux basses fréquences. De nombreuses questions et inquiétudes resterons sans réponses par rapport à un bien parfait pour un EHS. Il faudra faire des compromis mais surtout essayer de mettre toutes les chances de son côté sans exploser son budget.
Les autres aspects (financiers, localisation, accès, …) vont maintenant venir renuancer votre décision éventuelle d’achat ou de location. L’aspect émotionnel doit être écarté et l’aspect sanitaire doit être mis en avant car le lieu de vie que vous choisirez déterminera votre chemin de vie pour quelques années.
J’ai suivi dernièrement avec attention et grandes difficultés une conférence vidéo avec Paul Héroux et d’autres invités organisée par « 5G alert Westchester ». Mon anglais scolaire est malheureusement insuffisant pour apprécier toutes les subtilités. J’en ai surtout retenu les interventions de Héroux et du docteur Goldberg du Novuveau Mexique qui présentait sous forme d’iceberg la face cachée des effets de la pollution électromagnétique sur notre santé. Mon épouse infirmière m’a aidé à traduire les termes médicaux trop techniques. Du diabète aux trouble de l’attention, un lien est clairement établi par cette doctoresse entre les CEM et certaines pathologies dont les effets peuvent se révéler à plus long terme. Comme le dit la doctoresse Milbert, l’EHS est vraiment une sentinelle, le canari jaune des ondes. Les faits exposés par la doctoresse Goldberg sont présentés avec des articles scientifiques à comités de lecture et ne laissent plâner aucun doute sur le lien entre les ondes et notre santé.
Le Dr Paul Héroux nous explique l’origine des normes en vigueur aux US et dans notre société occidentale. Ces normes fixées après des expériences sur des singes et l’application d’un coefficient de sécurité sont basées sur des considérations purement thermiques qui devaient laisser libre champ à l’armée et aux industries pour l’exploitation et le développement de cette technologie. Tout est dit.
Le Ministre-Président Wallon a été interviewé le 7 novembre dans l’émission radio « l’invité de 7h50 » sur Bel RTL. Il nous a parlé de l’augmentation des normes en Wallonie concernant l’arrivée de la 5G. Il justifie cette augementation (passage de 3V/m à 9 V/m) par la nécessité de s’adapter pour que la Wallonie reste au TOP de la technologie dans ce domaine. Cette mesure va être accompagnée par des critères de surveillance des opérateurs en matière de sécurité des usagers. Il parle des personnes électrohypersensibles (EHS) et reconnait donc implicitement leur existence. Merci Monsieur Di RUPO. Je ne me fais pas beaucoup d’illusion sur les mesures qui vont être prises et sur la composition des commissions chargées de faire rapport et de surveiller la mise en oeuvre du processus. L’avenir nous permettra de juger l’efficacité des mesures mises en oeuvre. Monsieur Di Rupo parle de surveiller les pylones, aurait-il peur qu’ils bougent tout seul ?
Nous devons distinguer parmi 3 types de population différentes dans l’accès à notre maison blindée :
A) Le citoyen lambda pour lequel les ondes ne présentent aucun effet sur sa santé et cette technologie lui permet d’accéder à toutes les facilités du monde moderne. S’il vient chez nous, c’est soit pour tenter une déconnexion numérique ou prouver que cette maison est un canular et qu’il peut utiliser son smartphone en toute quiétude et continuer à dormir sur ses deux oreilles.
B) L’émergent qui a entendu parlé des ondes et qui se pose des questions sur certains troubles de santé pour lesquels son médecin ou les médecines alternatives n’ont pas de réponses efficaces. Il a déjà essayé de nombreux traitements sans effets et il continue à utiliser son smartphone. Il prend quelques précautions mais ne veut pas faire le lien car les conséquences sur sa vie serait trop compliquées à gérer. Venir au 63 B est une sorte de test pour voir si certains symptômes disparaissent dans un endroit peu exposé. En fait, il veut savoir mais à très peur du verdict.
C) L’EHS assumé est un terme qui couvre une population très diversifiée de personnes qui sont reconnues EHS ou se sont autodiagnostiquées EHS. Les symptômes et les degrés de susceptibilité varient très fort entre les individus. Cela va de légères migraines à une intollérance totale aux ondes hautes et basses fréquences avec également des chimicosensibles. Pour cette catégorie, la vie est un vrai calvaire et une recherche constante de lieux de vie ou de astuces pour rendre leur vie plus supportable. Ils ont essayé tous les moyens et se soumettent à des régimes très sévères. Ils ont souvent rompu avec leur famille, ont perdu leur boulot et sont en errance permanente dans des conditions souvent précaires. Le 63 B est l’occasion de déposer pendant quelques jours les valises et de récupérer un peu pour prendre le temps de faire le point et d’explorer à l’abri des ondes des solutions d’avenir. Le 63 B fait partie d’un concept plus global « un lieu de vie pour EHS » : qui a pour but de présenter de façon objective les moyens techniques à mettre en oeuvre pour protéger son domicile, c’est aussi un lieu de rencontre, d’écoute et de conseil. Le 63 B n’est pas une solution définitive mais plutôt un endroit d’espoir qui permet d’envisager une vie d’après qui sera très différente de la vie d’avant.
Vous vous souvenez, c’éétait le 18 juin de cette année 2022. Vous étiez venus de France, de Hollande, de Suisse, d’Italie et même de Belgique. Il faisait chaud et pourtant rien ne pouvait vous empêcher d’être là. Les organisateurs (« un lieu de vie pour EHS » et « Ma vie en mode avion ») n’en sont pas restés sur cet évènement et se sont déjà mis à l’ouvrage pour faire du deuxième rassemblement un évènement encore plus retentissant. Le choix de la date est le 17 juin 2023, pour être en phase avec la journée mondiale du 16 juin. Le lieu, on prend le même et on recommence. Le programme, on est occupé à y mettre la dernière main. Les participants, c’est vous qui viendrez à notre rencontre et à la rencontre d’autres EHS pour partager ce moment inédit. Les surprises, ce seront des surprises à révéler le18 juin 2023.
Depuis le rassemblement de cette année 2022, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. La maison blindée est terminée et reçoit maintenant des EHS pour des séjours d’1 semaine ou un logement de passage pour les voyageurs en quête de trouver un lieu protégé sur leur chemin. Nous avons suivi des formations pour mieux appréhender le sujet et surtout, nous avons échangé et partagé nos conseils avec de nombreuses personnes. Les pathologies croisées cette année vont du burnout à Parkinson en passant par l’ autisme, le diabète et les autres saloperies dont le simple nom suffit à nous faire tressaillir.
Notre accueil ne se limite pas à un simple toit, il consiste surtout en échange d’expérience, en partage de savoir et en écoute. Au plaisir de vous revoir ou de vous rencontrer pour la première fois le 17 juin 2023 dans une zone encore blanche, chez nous à Rièzes.
En juin dernier, nous étions une centaine de personnes rassemblées dans une des rares zones de Wallonie encore préservées de toute couverture de réseau cellulaire (appelées “zones blanches”). Nous voulons aujourd’hui porter un message commun : il est urgent de susciter une prise de conscience collective autour du danger sanitaire des technologies sans fil, qui concerne tout le monde, et d’organiser une meilleure inclusion quant au handicap que les ondes électromagnétiques suscitent.
Légende : Photo prise à l’occasion du rassemblement international des électrohypersensibles (EHS) du 18 juin 2022 organisé par deux associations, Un lieu de vie pour les EHS et Ma Vie en Mode Avion, avec une centaine de participants. Le message de la banderole est un clin d’œil à un documentaire sur le sujet, “Cherche zone blanche désespérément”, réalisé par Marc Khanne en 2013.
En juin dernier, nous étions une centaine à nous rassembler dans une des dernières zones préservées des ondes en Wallonie. Pourquoi ? Toutes et tous, nous développons des symptômes à proximité d’appareils et d’antennes de télécommunications sans fil: wifi, 4G, oreillettes Bluetooth, téléphone fixe sans fil DECT, antennes téléphoniques à proximité du domicile, etc. Pour beaucoup d’entre nous, les premiers symptômes n’ont pu être diagnostiqués à temps car confondus avec d’autres pathologies, cela a entraîné une évolution très handicapante des symptômes: maux de tête, oreilles qui brûlent, problèmes de concentration, picotements dans les membres, acouphènes, troubles du sommeil, nausées et impression de cerveau qui brûle, fatigue extrême, mémoire à court et à long terme défaillante …
Des symptômes diagnostiqués … souvent trop tard
Bien souvent, ces symptômes nous ont contraints à arrêter un travail dont les locaux étaient saturés de wifi, à déménager, à partir à la recherche d’un logement à l’abri des rayonnements. Car une fois l’affection déclarée, un seul remède efficace existe: l’absence d’exposition électromagnétique. Malheureusement, sur le terrain, les professionnels de la santé ne sont pas suffisamment et/ou correctement (in)formés pour détecter ce trouble de santé environnemental émergent, alors même qu’il incommode une personne sur vingt en Suisse (1) et en France (2).
La websérie Ma vie en mode avion, réalisée par des personnes électrohypersensibles, explique ces différents symptômes et le handicap qu’ils représentent. A consulter sur www.mavieenmodeavion.com.
Aujourd’hui, le smartphone s’est accaparé une place à table, entre le café et le croissant. Des compteurs d’électricité communicants s’imposent un peu partout dans les maisons, et les transports publics sont saturés de smartphones émettant à la fois bluetooth, 4G et wifi. Au brouillard électromagnétique existant viennent encore s’ajouter de nouvelles émissions, liées à la 5G notamment. Vous l’aurez compris, loin de trouver des solutions à notre handicap, l’ambiance générale est à la multiplication des technologies sans fil. Aux problèmes de santé s’ajoute ainsi une contrainte de taille: l’exclusion sociale.
Une société du tout-aux-ondes ?
A bien des égards, nous nous comparons volontiers aux asthmatiques des années cinquante. A l’époque, tout le monde fumait dans les transports en commun, chez soi, en rue, dans les cafés et partout ailleurs, malgré les preuves pourtant accablantes du lien entre le tabagisme et le cancer du poumon. Par manque de “consensus scientifique”, savamment orchestré par les “marchands de doute” de l’industrie du tabac (3), la prise de mesures de santé publique a nécessité des décennies… Les asthmatiques devaient avoir la vie dure. Aujourd’hui, le processus est identique: nous voilà baignés dans un électro-smog permanent, alors même que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), classe les rayonnements électromagnétiques des réseaux mobiles en «catégorie 2B, cancérogènes possibles» depuis 2011. En outre, cette classification est en cours de réévaluation par le CIRC depuis la publication de deux études ayant mis en évidence le lien entre une exposition similaire à celle que nous subissons et la survenue de cancers et de lésions de l’ADN chez les rats (4).
Concernant l’électrohypersensibilité, la recherche progresse: une étude parue en 2020, menée sur 700 patients français, montre des variations communes de certains marqueurs sanguins et explicite les mécanismes biologiques qu’entraîne l’exposition aux ondes électromagnétiques (5).
En Belgique, un millier de médecins et travailleurs du secteur paramédical ont signé un appel pour l’application du principe de précaution au sujet des rayonnements électromagnétiques. Leur constat? «L’innocuité de l’exposition omniprésente et prolongée aux rayonnements électromagnétiques de radiofréquences n’a jamais été démontrée. Au contraire, les preuves de sa nocivité s’accumulent». Nous invitons les curieux.ses à lire leur rapport sur www.hippocrates-electrosmog-appeal.be.
Vous avez dit “conflits d’intérêt”?
Comme jadis pour le tabac, nous observons aujourd’hui des conflits d’intérêts flagrants dans l’établissement des normes appliquées aux rayonnements. Les députés européens Klaus Buchner et Michèle Rivasi ont commandité une enquête sur l’indépendance de l’institution privée ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) et de ses membres (6). L’enquête démontre notamment que la majorité des scientifiques de l’ICNIRP, organisme considéré comme la référence en matière de protection contre les rayonnements non ionisants, ont effectué des recherches partiellement financées par le secteur des télécommunications, et que l’organisme coopère étroitement avec ce dernier.
Le responsable de l’ICNIRP reconnaît lui-même, face caméra, ne savoir nullement vers quoi nous nous dirigeons, au niveau sanitaire, concernant la 5G (7). Rien d’étonnant à cela puisque les recommandations de l’ICNIRP ne prennent en compte que l’effet thermiqueimmédiat de l’exposition aux rayonnements, elle ne tient pas compte des nombreux autres effets, biologiques, à court et long termes sur la santé humaine. Pour établir un parallèle parlant, on s’accordera pour dire que fumer un paquet de cigarettes par jour n’entraînera pas le développement d’un cancer du poumon tout de suite… Mais qu’en est-il des effets à long terme d’une consommation régulière?
En Belgique, en raison de l’arrivée de la 5G, les trois régions ont diminué la protection des citoyens face à la pollution électromagnétique, et les normes régionales ont été ou sont en train d’être relevées. En région bruxelloise par exemple, le projet est de remonter la norme de 6 V/m à 14,5 V/m. Exprimé en termes d’exposition, c’est 5,8 fois plus élevé. Certes, c’est en-dessous de la recommandation de l’ICNIRP (environ 8 fois moins), mais c’est plus de 50.000 fois supérieur aux recommandations établies par l’Académie européenne pour la médecine environnementale (EUROPAEM), qui prennent en compte les effets biologiques à court et long termes (8).
Nos demandes : une reconnaissance et une hygiène électromagnétique collective
Nous, électrosensibles, sommes victimes d’un arrêt brutal du respect de la plupart de nos droits: le droit à un environnement sain, le droit de mener une vie professionnelle, le droit de fréquenter les lieux publics, culturels ou d’éducation, le droit à un logement sain … Où sont passés nos droits fondamentaux? Même les hôpitaux sont des lieux aujourd’hui saturés en rayonnements, où allons-nous pouvoir être soignés sans devoir subir une souffrance accrue dans un lieu où l’on devrait pouvoir se régénérer?
Tout cela pose la question de la place qu’on nous réserve dans un monde du tout-aux-ondes. Pour garantir notre droit à une vie décente, une reconnaissance de l’électrohypersensibilité par nos autorités est une urgence. Le besoin est urgent de logements et de lieux de travail adaptés, de même pour des transports et des lieux de soins qui nous soient accessibles, comme en Suède (9). Des solutions pragmatiques existent, mais il faut les moyens et le soutien des autorités fédérales et régionales pour les mettre en place. Il est temps que nos élus et ministres de la santé puissent nous rencontrer pour mieux comprendre comment et dans quelle mesure ce “syndrome des micro-ondes” impacte notre quotidien. En effet, l’électrohypersensibilité rentre pleinement dans la définition du handicap de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU (10): “incapacités, physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres”. Cette même convention stipule encore que toutes les personnes concernées doivent pouvoir jouir de tous les droits humains.
Plus largement, puisque prévenir vaut mieux que guérir, nous demandons des campagnes d’information adressées au grand public sur les risques réels et sur des gestes de précaution minimaux à adopter face à ces technologies sans fil; il est impératif de mettre en place des mesures de prévention sanitaire dans tous les lieux accessibles au public, à l’instar de ce qui a été fait pour le tabagisme.
Auteurs :
Cette carte blanche a été développée en intelligence collective par la centaine de personnes électrohypersensibles présentes au rassemblement de juin dernier.
N. Schreier, A. Huss, M. Röösli, The prevalence of symptoms attributed to electromagnetic field exposure: a cross-sectional representative survey in Switzerland, Soz Praventivmed 51(4) (2006) 202-209.https://link.springer.com/article/10.1007/s00038-006-5061-2
Belpomme & Irigaray, Electrohypersensitivity as a Newly Identified and Characterized Neurologic Pathological Disorder: How to Diagnose, Treat, and Prevent It, 2020 ; https://www.mdpi.com/1422-0067/21/6/1915#cite
Johansson O. Electrohypersensitivity: a functional impairment due to an inaccessible environment. Rev Environ Health. 2015;30(4):311-21. doi: 10.1515/reveh-2015-0018. PMID: 26613327.
La presse nous informait le 18 octobre qu’une centrale nucléaire belge s’était mise en sécurité et à l’arrêt suite à un incident provoqué par les ondes électromagnétiques d’un simple GSM. Les ECOLO se battent depuis des années pour la fermeture des centrales, Poutine déploie des forces armées colossales pour contrôler ou détruire la production électrique en Ukraine et nous, petits belges, avec un biesse GSM on arrive à arrêter une centrale nucléaire en pleine crise énergétique. On est quand même très fort. Les ondes arrêtent les centrales mais ne sont pas déclaréees nocives pour l’environnement, pour la faune, les animaux et subsidiairement l’être humain. Ma nouvelle maison protégée des ondes est certainement plus blindée qu’une centrale nucléaire et elle permet à des personnes sensibles de trouver un abri temporaire pour se ressourcer. Si j’ai le temps et les moyens, je pourrais peut-être commencer à construire un abri anti-atomique blindé pour se préserver de la bêtise humaine.
La problématique de la pollution électromagnétique est au coeur de nos préoccupations. Ce ne sont pas des idées en l’air d’un couple EHS complètement grillé du cerveau. Ce sont des démarches et des réalisations concrètes. La première maison est située en zone blanche et nous a permis de recevoir et de conseiller des EHS depuis 2019. La deusième maison plus moderne avait pour but de montrer comment, avec les moyens techniques à notre disposition, il était possible de se protéger. Tout cela fait partie d’une démarche de reconnaissance de l’hyperélectrosensibilité non fataliste. L’EHS, dans ses symptômes, a en plus des douleurs physiques, des grosses difficultés à prendre le temps de réfléchir calmement aux solutions possibles à mettre en place pour améliorer sa qualité de vie. Etudier les techniques, prendre des mesures avec des instruments précis restent pour nous des démarches théoriques généralement conseillées par des géobiologues ou des praticiens en soins divers. Ici, c’est du concret forgé sur des formations aux ondes électromagnétiques depuis 2013. Vous pouvez comparez vos ressentis et les réactions de votre corps à la fois dans une zone blanche et dans un bâtiment protégé. Cette expérience dans un même lieu géographique est unique. Nous avons du abandonner les possibilités de logement dans la première maison faute d’eau (nous dépendons d’une source) mais l’accès à l’endroit pour passer une après-midi dans le jardin en zone naturelle avec les moutons, les taupes et les grenouilles est toujours possible. Ce lieu accueillera de nouveau en 2023 le prochain rassemblement international des EHS, on y travaille.
Certes, la nouvelle maison est moins romantique dans son style mais largement plus efficace en ce qui concerne la gestion de la problématique des basses fréquences et la gestion de l’énergie. Elle offre une possibilité de logement jusqu’à 6 personnes sur 90 m² ou pour un couple ou une petite famille sur 70 m². Cette nouvelle maison est une véritable maison témoin de ce que l’on peut mettre en oeuvre actuellement pour se protéger au niveau de la pollution électromagnétique en haute et basse fréquences. Même la toiture a été protégée pour éviter que le ciel ou la 5G ne nous tombe sur la tête.
Depuis 2019, « un lieu de vie pour EHS », c’est plus qu’un concept né de l’imagination d’un dérangé du ciboulot par la pollution électromagnétique. Avant cela, c’était la plainte, la fuite, la maladie jusqu’à l’opportunité de s’installer dans ce que l’on surnomme une « Zone Blanche ». Cette installation nous a permis de mettre sur pied certaines initiatives pour aider les EHS. Nous sommes passés par différentes étapes en commençant modestement par une tente de protection à disposition des EHS, puis à de l’accueil dans un camping car blindé pour terminer par la construction d’une maison anti-ondes. Nous avons également pris le temps de donner des conférences et d’organiser en collaboration avec l’équipe de « Ma vie en mode avion » le 1er rassemblement international des EHS en 2022. J’ai parfois peur de me lever le matin car je ne sais jamais quelle idée stupide a bien pu encore une fois naître durant la nuit. La pollution électromagnétique est maintenant une réalité installée et voulue par le politique, je ne pense pas que l’on pourra faire marche arrière face aux intérêts financiers mis en place et à la numérisation complète de notre société. Pourtant, cette technologie qui offre certe des avantages met en péril dans sa conception et ses développements futurs la vie de nombreux humains, de la faune et la flore. Des initiatives éparses sont prise pour aider les EHS, pour trouver des zones blanches, pour éduquer à une utilisation plus raisonnée du numérique et des ondes. Hélas, l’état de santé et la confusion mentale des victimes, la pression des lobbies, le désintérêt politique et l’absence du corps médical n’aident pas dans ces initiatives. Dans notre petit coin de zone blanche, en 2022 après J.C., nous résistons et nous nous battons encore et toujours contre l’envahisseur. Pour nous le camps de Petitbonum, de Laudanum, de Babaorum et d’Aquarium sont à plus de 3 km et notre zone continue encore et toujours à pouvoir accueillir les EHS. A bientôt pour de nouvelles aventures dans notre Gaule. Nous vous donnons rendez-vous au prochain banquet.
J’ai protégé les murs de la maison anti-ondes, j’ai pris toutes les mesures possibles pour se protéger des basses fréquences, j’ai éliminé les sources internes de pollution et voilà qu’ils viennent, Spacelink et les autres me bombarder par au-dessus avec des prévisons de +/- 100000 satellites tournant en permanence autour de la terre. Pas de problème, Messieurs Musk et autres allumés, j’y avais pensé et j’ai donc aussi blindé ma toiture en profitant de l’isolation thermique. Les matériaux ne sont pas très écologiques mais ils sont efficaces pour ne pas laisser pénétrer vos futurs rayonnements 5G, 5G+ et 6G dans vos gammes de fréquence satellitaire (on parle de terrahertz pour la 6G). Pour la pollution par le sol, je n’ai rien prévu encore, désolé. Vous avez quasiment terminé votre plan d’implantation de la 5G terrestre et vous avez déjà planifié la suite des développements pour les années futures pendant que nous, nous luttons encore contre des technologies bientôt obsolètes.
Mon projet de maison anti-ondes, a des équivalents immobiliers comme en Suisse (projet COCON commune de Schmitten près de Fribourg). Ce sont des immeubles dont les appartements de 70 m² sont protégés. Les moyens mis en oeuvre sont colossaux et les pris de location sont à la hauteur de l’investissement (+/- 1500 CHF).
En attendant que j’occupe mon projet pour mes vieux jours, vous pouvez venir en profiter et apprendre vous aussi à mettre en oeuvre les moyens pour vous protéger contre cette pollution électromagnétique présente et future à des tarifs plus raisonnables.