Chronique d’un EHS, EHS positive attitude

Parfois, on est un peu idiot, mais j’assume et je décrète que pour moi aujourd’hui c’est la journée de la « EHS positive attitude ». Pourquoi me direz-vous ? Et bien pourquoi pas ?

A force de lire les mauvaises nouvelles concernant les ondes, j’avais envie de me faire plaisir et d’appliquer la méthode Coué. Tous les jours en toute circonstance, je vais de mieux en mieux. Et ce matin, je me suis levé de très bonne humeur et à chaque instant qui passe, je vais de mieux en mieux.

Dans mes rêves, cette nuit j’ai retrouvé la bouteille à la mer que j’avais jetée hier et je l’ai retrouvée devant ma porte. Je l’ai ouverte et j’ai relu le parchemin à l’intérieur. Ca commençait par un SOS suivi d’une page entière de plaintes et de récriminations. Ce n’est pas moi, ce n’est pas dans mon caractère et c’est ainsi que j’ai décidé d’adopter à partir d’aujourd’hui une « EHS positive attitude ». Cela ne va rien changer à la réalité extérieure mais cela change fondamentalement ma réalité intérieure. Je me rends compte du chemin parcouru et de la chance que la vie m’a offerte après 2 AVC. Alors comme le baron de Munchausen, je me prends par le cou et j’avance. C’est absurde et irréaliste mais c’est ma « EHS positive attitude ».

J’ai décidé que rien n’ébranlerait mon état d’âme positif aujourd’hui et je suis même prêt à le partager si cela peut vous aider. C’est gratuit. Il faut juste fermer les yeux quelques instants, se remémorer un beau moment de sa vie et les réouvrir brusquement en regardant le monde autrement. C’est ma « EHS positive attitude » dont je compte bien profiter un maximum aujourd’hui.

chronique d’un EHS, bouteille à la mer

bouteille

Je vois circuler les projets les plus fous pour trouver des solutions aux problèmes des EHS en fuite et en recherche de salut. Que ce soit le van aménagé, la tiny house, la yourte, le container ou la grotte, ces solutions ne sont pas adaptées au confort moderne dont nous avons été coutumier. Je ne critique pas ces choix, j’insiste juste pour dire qu’ils représentent des frais considérables et que peu d’entre nous ont la possibilité de se tromper. Les EHS rencontrés sont souvent seuls et démunis sur le plan financier, ils cherchent des solutions rapides et peu couteuses. Je les comprends, mais se jeter tête baissée dans ce genre d’aventure, avec la confusion dans la tête, n’est certainement pas la meilleure solution sur le long terme. Même avec le réchauffement climatique, nos régions restent tempérées et humides. Se protéger du froid en hiver reste un combat inégal dans ce genre de logement. Il faut y ajouter les contraintes sanitaires, eaux grises, WC, eau courante et électricité. Ne pouvant se servir du GSM ou d’un WIFI, il faut également prévoir une connexion au monde via une solution cablée.

Tous ces éléments mis ensemble en plus du lieu à trouver font un puzzle qui ne se résout pas sur un coup de tête. Cela demande un temps de réflexion et des avis et conseils pour envisager une solution pérenne dans le temps.

La personne que nous accueillons pour le moment a eu le temps de se poser et d’étudier à son aise et avec un outil informatique câblé une solution financièrement acceptable et viable sur un plus long terme. Elle a la possibilité d’acquérir un terrain dans notre région à bonne distance des antennes et pas trop proche des voisins. Le terrain est divisé en 2 lots et elle envisage l’implantation de containers maritimes comme logement. Elle lance un appel à un partenaire éventuellement intéressé par ce projet. Prenez le temps, malgré l’urgence de bien concevoir votre projet. C’est pour cela aussi que je propose nos courts séjours.

Chronique d’un EHS, l’accueil

acceuil

Suite à notre démarche d’accueil pour les EHS, j’ai eu plusieurs demandes de personnes qui désirent venir avec veau, vache, couvée, chat et poisson rouge. Ce lieu n’est pas un centre de vacances ou de loisirs. Je n’ai peut-être pas été assez clair, c’est un refuge comme un refuge de montagne. Vous ne vous baladez pas en montagne avec votre smala. Ici, la vocation est de permettre à un EHS de récupérer pendant quelques jours pour mettre ses idées au clair et élaborer de nouvelles solutions de vie.

Certains m’ont également demandé et croyez bien que je comprends la détresse, d’aller les chercher chez eux, je suis gentil mais il ne faut pas exagérer. Il n’est pas marqué pigeon sur mon front.

En dehors de ces détails, le premier jour dans notre maison a commencé hier et cela se passe bien. Les échanges d’expérience et les partage sont intéressants. La surexcitation du début s’estompe au fur et à mesure, le temps pour chacun de trouver sa place dans cette nouvelle constellation. Il n’y a aucun but thérapeutique ou philosophique dans notre démarche. L’acceuil fait partie des différents scénarios que j’avais imaginé pour aider les EHS dont les prises de mesure chez eux, la mise à disposition de matériel et les conférences. Tous nos objectifs fixés au départ sont atteints. Espérons maintenant que cela fasse tache d’huile dans différentes régions et que la capacité d’acceuil augmente rapidement pour faire face à l’afflux qui ne manquera pas d’arriver.

Nous sommes maintenant complets jusqu’à fin octobre et nous demandons aux personnes intéressées de nous contacter au plus vite pour fixer le calendrier des prochains mois en tenant compte des remarques du début de l’article. Pour le poisson rouge, nous disposons d’un ruisseau.

Chronique d’un EHS, les poules

IMG_20190928_114536

Elles sont là, elles attendent, elles ont 20 ares de terrain pour picorer et vivre librement, mais non, elles cherchent un refuge, un abri. Elles viennent taper avec leur bec sur la vitre car elles croient voir à l’intérieur d’autres congénères qui ne sont en fait que leur reflet. Elles ont raison d’insister, nous sommes prêts. Nous avons aménagé 2 chambres à l’étage pour accueillir non pas des poules, mais des EHS. Nous disposons maintenant en plus du motorhome de 2 chambres pour héberger temporairement des personnes EHS en détresse. C’est un refuge temporaire, comme un refuge de montagne, pour permettre aux EHS de s’isoler de l’ectrosmog et de retrouver un fonctionnement calme et serein pendant quelques jours.

C’est nécessaire pour éviter de prendre des décisions hatives qui risquent d’hypothéquer leur vie future. Dès le printemps, nous remettrons également le motorhome à disposition quand les températures seront plus clémentes. Nous n’avons pas vocation de faire chambre d’hôte, seulement accueil amical dans un endroit préservé un maximum des ondes. Nous mettons à disposition une chambre vaste, une salle de bain privée avec baignoire et un ordinateur câblé. En période froide, nous partageons les repas et les oeufs. Un petit chat noir est également là pour vous tenir compagnie.

La maison est située à 4 km des antennes les plus proches et les voisins à 130 m. Je ne peux rien garantir par rapport au 50 Hz mais nous avons renforcé la mise à la terre.

En plus d’être une zone blanche, le décor est calme et appelle à la sérénité avec son petit ruisseau au fond du jardin qui délimite la frontière française. Nous sommes entourés par des prairies avec des chevaux. Nous sommes également, pour les amateurs de bière à quelques kilomètres de Chimay.

Toutes les demandes seront prises en considération mais nous nous réservons le droit de privilégier les cas les plus sensibles. Au plaisir de partager avec vous.

Chronique d’un EHS, la ruée vers l’or

Bonne nouvelle pour la Flandre, ils ont enfin un gouvernement avec un programme. Ils vont devoir faire face comme d’habitude dans nos pays civilisés et démocratiques à un déficit budgétaire sans précédent. Heureusement, la 5G est là et va permettre de combler ce déficit grâce à l’argent des licences et au développement économique promis par cette technologie qui va révolutionner nos modes de vie. Aucun doute sur le fait qu’ils vont avancer très vite dans cette voie. Le déterminisme aveugle des politiciens du nord de notre pays est connu et il faut faire briller des lendemains enchanteurs pour pouvoir être réélus.

Le nord du pays est démographiquement plus peuplé que le sud et fortement urbanisé. Il doit cependant faire face à des défis présents et futurs ; la montée de l’extrême droite et la montée de la mer du Nord. L’arrivée de la 5G est un plus qui va contraindre cette population à fuir et à rechercher d’autres lieux de vie. Le Wallon a largement investi dans les appartements à la côte belge tandis que le flamand a toujours largement investi dans le sud du pays (camping, maison d’hôte, restaurants, hôtellerie). Le sud de notre pays est moins largement peuplé (ils vont tous à la mer) et dispose encore d’un bien très précieux dans le domaine des télécommunications : des terres rares. Ces terres encore exemptes d’antennes pour des raisons principalement économiques et topographiques vont voir leur valeur au m² croître de façon exponentielle. Si j’avais 20 ans de moins, je n’hésiterais pas à investir dans ce domaine et à en faire la publicité dans le nord du pays. C’est de l’or en barre. On ferait payer les gens à la minute pour pouvoir bénéficier d’un endroit sans ondes.

Je sais, ce n’est pas bien de profiter du malheur des gens mais d’autres ne s’en privent pas et on peut rêver un peu d’un juste retournement des choses. Je n’ai pas les moyens de posséder une île isolée au milieu du pacifique mais on peut se cotiser à plusieurs.

Chronique d’un EHS, ondes et mode

burka

Des photos et un article de Valérie Anne-Hugé sur la page « électrosensibles Belges », m’ont largement interpelés hier. Elle présente quelques idées vestimentaires pour les EHS. On va bientôt pouvoir faire un défilé avec de grands couturiers. En dehors de la combinaison spatiale encombrante, mon choix se tourne incontestablement vers la Burka intégrale doublée de tissus anti-onde et grillagée au niveau des yeux. C’est facile à enfiler et confortable pour les personnes en excès de poids comme moi. « La burqa contemporaine tient son origine du tchadri, un vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan, couvrant la tête et le corps de la femme et arborant un grillage devant ses yeux. Bien souvent, on le retrouve bleu, blanc, marron ou vert, selon la tradition locale. » (wikipedia)

Ce vêtement qui se révélerait très pratique dans notre cas est hélas interdit en public car il ne permet pas d’identifier la personne. Dommage, doublé d’un tissus anti-ondes, il aurait été d’une grande utilité pour permettre aux EHS de se déplacer en toute sécurité. Il faudrait modifier la législation contre le port du voile car bon nombre d’EHS qui se protègent sont en infraction avec la législation actuelle.

Une autre façon de se protéger m’a été inspirée par une dame qui s’est confectionnée une tenue de religieuse. A part la protection du visage et des yeux, son déguisement était parfait en terme d’efficacité. Pour les hommes, je préconise la djelaba avec capuche. C’est certainement plus confortable que nos costumes occidentaux avec col et cravate. Je vous rassure tout de suite, le port de ces vêtements ne nécessite pas une reconversion religieuse ou une quelconque croyance. Je trouve ces solutions plus confortables et plus esthétiques que ces chapeaux d’apiculteurs et ces vêtements portés en contact avec le corps (slips, t-shirt et gants). J’imagine que certaines EHS dotées de doigts de fée pourront bientôt nous proposer des solutions colorées et élégantes avec des slogans imprimés comme « non à la 5G ». Permettez-moi de rêver et d’affabuler dans un monde dont l’avenir semble déjà écrit. Amazone va bientôt proposer sa propre gamme d’objets connectés. Je propose des vêtements déconnectés de la raison pour raison de santé. Protégez-vous et couvrez-vous intégralement, les ondes sont partout.

Chronique d’un EHS, prendre des mesures

metre

Depuis quelques semaines, je me déplace de plus en plus pour prendre des mesures. Je dispose d’un arsenal assez complet d’instruments étalonnés et je les met à disposition des EHS avec ma modeste personne pour les utiliser. Ces instruments donnent des valeurs très changeantes et font beaucoup de bruit. On se croirait dans le bruitage de la guerre des étoiles. Il est vrai que chaque type de pollution électromagnétique a une signature accoustique différente et que cela en principe nous aide à identifier la source de la pollution. Avant de partir m’exposer, j’imprime toujours une carte de l’endroit pour connaitre les distances par rapport aux antennes et la proximité du voisinage.

Sortir de ma voiture et m’exposer ainsi à ces environnements pollués n’est pas sans risque et je ne peux généralement pas rester trop longtemps sur place pour faire un relevé de données scientifiques. Prendre des mesures rassure l’individu sur son ressenti, il arrive à mettre des valeurs qu’il ne comprend pas sur son mal-être. Pour le reste cela ne sert pas à grand chose. Mon premier instrument de mesure, le plus fin et le plus fiable est mon corps. Dès que mon coeur se met à palpiter, il y a danger. C’est un instrument fiable et je ne dois pas le recharger ou changer les piles.

La première question que pose les gens quand le constat de l’insalubrité électromagnétique est fait est de savoir ce qu’ils peuvent faire. Pourtant, chez eux tout est coupé, pas de wifi, pas de dect ou autres saloperies. Comment puis-je me protéger, est-ce que je dois quitter ma maison ? Là, si j’étais vénal, je pourrais faire mon beurre. Les gens sont dans un tel désarroi qu’ils sont prêts à tout accepter pourvu que cette nuisance prenne fin. Vivre cloîtré dans une pièce bunkérisée avec de la peinture et des tissus de protection, je l’ai fait durant 6 mois dans ma cave. A terme, c’est invivable. Il faut prendre d’autres mesures plus énergique. Les solutions varieront en fonction des situations individuelles, traitement médical, régime, protections individuelles, grigris, tiny house, grotte, habitat groupé avec d’autres EHS.  Toutes les solutions sont mises sur le tapis et c’est là qu’il faut tenter de garder la mesure car tout cela implique des choix de vie à long terme. Nos autorités n’ont pas pris la mesure de leurs choix technologiques et ont acceptés sans broncher la démesure de nos industriels qui font la pluie et le beau temps. Vite, je range mes jouets et je remonte dans ma voiture pour retourner récupérer dans mon refuge.

Chonique d’un EHS, trouver un lieu de vie

tinu house

Je ne reviendrai pas sur l’émission de radio de Bel RTL hier après-midi sur les EHS. On nous prend vraiment pour des extraterrestres. Je préfère consacrer cetarticle à la recherche d’un lieu de vie pour les EHS et les écueils que cle comporte. Après avoir vendu notre maison à Namur, nous avons loué pendant 1 an une maison plus ou moins exposée dans laquelle nous avions aménagé une cage de faraday pour dormir. Cette solution temporaire et onéreuse, nous a donné le temps de trouver une solution plus définitive. Le temps est ce qui manque aux EHS comme les moyens financiers. Nombreux sont ceux qui m’ont parlé d’un habitat léger comme les tiny house et les yourtes. Cela implique de trouver un lieu ou placer ce logement en dehors des antennes et des voisins car ce type d’habitat ne permet pas d’arrêter les ondes.

Pour trouver un lieu en Wallonie et ne pas parcourir des kilomètres inutiles, nous nous sommes servis d’un logiciel Cigale que l’on retrouve sur le site de Wallonmap. Il nous permet de situer exactement les antennes en Wallonie et leurs caractéristiques. Nous avons complété par Cadgis, un logiciel qui reprend les parcelles cadastrales. Comme nous cherchions à la frontière française, nous avons également consulté le logiciel ARCEP parceque les ondes traversent aussi les frontières. C’est ainsi que nous avons pu déterminer des régions vierges de toute antenne dans un rayon de 2 km. Nous avons alors cherché des biens sur immoweb dans ces régions et nous nous sommes rendus sur place pour prendre des mesures et juger de l’état des biens proposés. Tout cela dans un budget déterminé soigneusement à l’avance.

Pour un habitat léger chez nous, les choses se compliquent à cause des intrants et des autorisations, c’est à dire évacuation des eaux usées, arrivée d’eau potable et électricité. Les terrains isolés ne sont pas souvent équipés et nécessitent des tonnes de tracasserie techniques et administratives. S’ils sont équipés, ce sont alors des lotissemnts et vous risquez la présence de voisins à moins de 150 m (portée moyenne d’un WIFI). Tout cela nécessite du temps et l’EHS n’a pas le temps. Il faut aussi prévoir du chauffage et donc une réserve pour le combustible (bois ou pellet). Nos civilisations urbaines, nous ont éloigné de nos conditions de vie rurales et des conditions météos variables. Ce qui peut sembler un rêve idéal peut très vite tourner au cauchemar avec le froid, l’humidité et l’isolement. Il faut prendre le temps de bien réfléchir et de mettre en place des solutions de vie supportables sur le long terme.

Certains optent pour des vans aménagés ou des motorhomes. Ils entreprennent souvent des vies de nomade ce qui pose aussi des problèmes au niveau administratif, logistique et professionnel. L’argent rest le nerf de la guerre et continuer à assurer un revnu décent dans ces conditions précaires est un véritable challenge. Bonne chance à vous qui tenter l’aventure pour vous sauvegarder.

Chronique d’un EHS, prise de mesure

charleroi

Je me suis rendu ce vendredi matin en périphérie de Charleroi pour prendre des mesures chez une dame. Je n’ai pas pu sortir l’ensemble de mes appareils de mesure tellement l’endroit était insupportable. L’accosutimètre m’a directement indiqué une valeur peak de 6V/m et crachait du bruit au maximum. Le nombre de WIFI détecté avec ma tablette était également impressionnant. J’ai vite fait le point avec la dame qui se protégeait sous des voiles cousus et qui avit aménagé une cage protégée pour dormir.

J’avais répertorié avant de partir 14 antennes relais dans un périmètre de 1km. Elle avait également fait venir l’institut de contrôle qui n’a rien détecté en dehors des normes. C’est ahurissant de bêtise et d’incompréhension. Comment peut-on survivre dans un tel environnement. J’oubliais la ligne de chemin de fer qui passe également à proximité. Vivre en ville est une véritable gageure pour un EHS. Nous avons un peu discuté pour élaborer des pistes de solution. Elle m’a communiqué son adresse mail et je suis parti aussi vite que je suis arrivé. Ouf, il était temps. Retour immédiat dans mon refuge et disparition des symptomes. Je suis maintenant coutumier du fait et pourtant je suis toujours surpris de la résistance humaine.

Cette dame m’a rappelé pour m’indiquer qu’une émission radio passait à 14 h sur le sujet. On ne nous prend pas au sérieux et l’attitude du médecin et du chroniqueur sont désespérantes de mauvaise foi. J’imagine sans peine la souffrance des EHS obligés pour raisons professionnelles et familiales de vivre en ville au milieu de toutes ces antennes et du WIFI . J’ai quitté Namur pour ces raisons.

La dame a demandé à pouvoir venir passer quelques jours chez nous pour recentrer ses chakras et faire le point sur la situation. C’est toute l’aide que nous pouvons lui apporter pour le moment mais c’est temporaire.

Chronique d’un EHS, Don Quichotte

don quichotte

La lecture des commentaires sur les déclarations de Greta à L’ONU me scandalise. On attend d’elle des solutions et on nie les faits. Notre situation est identique. Nos déclarations, nos appels à la prudence restent lettre morte auprès de nos responsables. Les dés sont déjà jetés et nous luttons contre des éoliennes. On ne peut pas les empêcher de tourner et de continuer à avancer vers un avenir économique idyllique. Les enjeux financiers sont tellement hors de proportion que j’imagine mal comment les contrer. La mer monte, les glaciers fondent et les moulins à parole continuent à tourner avec toujours les mêmes propos : encore plus.

Bernard Arnault, la première fortune de France tire à boulets rouges sur Greta pour sa vision pessimiste du monde et de cette croissance qui lui a permis, à lui, de constituer sa fortune. Le niveau de vie a augmenté, surtout le sien car pour la majorité de la population ce niveau de vie est à considérer comme un niveau de survie.

La croissance va permettre d’améliorer nos conditions d’existence, on me raconte ça depuis la fin de mes études d’ingénieur. Maintenant, cette croissance aveugle m’oblige à vivre isolé dans mon trou.

Je ne suis pas Don Quichotte, j’ai plutôt l’aspect débonnaire de Sancho Pancha et la sagesse du vieillard gâteux en devenir. Nos moulins à vent sont devenus des antennes et ils font tout pour en mettre partout le plus vite possible. C’est un abus de démocratie mais c’est dans l’air du temps un peu partout dans le monde et surtout dans notre vieille Europe. Je lisais ce matin sur la page de « Cœur d’EHS » : «L’Arcep, la police des télécoms, souhaite « l’ouverture de la 5G dans au moins deux villes par opérateur (soit probablement une petite dizaine en tout) avant la fin 2020 » et que 20 à 25 % des sites en 3,4-3,8 GHz soient situés en zones peu denses. Il parle aussi d’une « trajectoire exigeante », avec 3 000 sites par opérateur en 2022. Un nombre qui devra atteindre les 8 000 en 2024 et les 12 000 en 2025. »

Il en faudra combien de Don Quichotte pour arriver à contrer ce développement qui ressemble plus à une fuite en avant. Serrons les coudes et même si nous sommes critiqués injustement comme Greta, continuons à nous faire entendre.