Protection toiture

J’ai protégé les murs de la maison anti-ondes, j’ai pris toutes les mesures possibles pour se protéger des basses fréquences, j’ai éliminé les sources internes de pollution et voilà qu’ils viennent, Spacelink et les autres me bombarder par au-dessus avec des prévisons de +/- 100000 satellites tournant en permanence autour de la terre. Pas de problème, Messieurs Musk et autres allumés, j’y avais pensé et j’ai donc aussi blindé ma toiture en profitant de l’isolation thermique. Les matériaux ne sont pas très écologiques mais ils sont efficaces pour ne pas laisser pénétrer vos futurs rayonnements 5G, 5G+ et 6G dans vos gammes de fréquence satellitaire (on parle de terrahertz pour la 6G).
Pour la pollution par le sol, je n’ai rien prévu encore, désolé. Vous avez quasiment terminé votre plan d’implantation de la 5G terrestre et vous avez déjà planifié la suite des développements pour les années futures pendant que nous, nous luttons encore contre des technologies bientôt obsolètes.

Mon projet de maison anti-ondes, a des équivalents immobiliers comme en Suisse (projet COCON commune de Schmitten près de Fribourg). Ce sont des immeubles dont les appartements de 70 m² sont protégés. Les moyens mis en oeuvre sont colossaux et les pris de location sont à la hauteur de l’investissement (+/- 1500 CHF).

En attendant que j’occupe mon projet pour mes vieux jours, vous pouvez venir en profiter et apprendre vous aussi à mettre en oeuvre les moyens pour vous protéger contre cette pollution électromagnétique présente et future à des tarifs plus raisonnables.

l’approche pour les basses fréquences

L’idée de construire une maison en bois (CLT) s’est rapidement imposée pour des raisons de rapidité, de coût et surtout de facilité au niveau de la mise en oeuvre. Le hic se posait pour la gestion des basses fréquences générées par le circuit électrique dans une maison en bois. Nous avons donc choisi dès le départ de ne pas placer de prises dans la structure bois de l’enceinte du bâtiment (il faut en principe prévoir les découpes à l’usine pour l’emplacement des prises dans les panneaux). Nous avons donc décidé de répartir les prises exclusivement sur les parois intérieures et d’en limiter le nombre. Nous avons utilisé du câcle XVB2.5 blindé (biohabitat) pour raccorder les prises placées dans des boîtiers blindés. Le tracé des câbles a été étudié pour passer dans le sol sous les parois intérieures et remonter là où c’était nécessaire. 2 circuits indépendant ont été prévu pour les chambres et peuvent être mis hors tension sur simple pression d’un interrupteur dans la chambre.
En ce qui concerne l’éclairage, nous avons opté pour un système d’interrupteur sans fil et sans pile que l’on peut placer où l’on veut et programmer. Ces interrupteurs commandes des relais dans le coffret électrique grâce à un signal bref 0,06 sec dans la fréquence de 868,3 MHz avec une puissance de 10 mW. Ce signal est totalement inperceptible. Les éclairages sont reliés directement au coffret en câble blindé XVB1.5 en passant au niveau des plafonds. Il n’y a aucun câble dans les murs. Quand les lampes sont éteintes, aucun courant ne circule entre la lampe et le coffret. Tous les câbles blindés ont le blindage remis à la terre au niveau du coffret.
La peinture carbonne placée sur les murs de l’enceinte récupère également les basses fréquences. Tous ces murs sont reliés à la terre via plusieurs liaisons équipotentielles. La terre a été mesurée avec la méthode des 3 piquets à 10 ohm.
L’arrière du coffret électrique a été protégé par une toile HNG100 de yshield, également mise à la terre.

Ce logement hors du commun est maintenant disponible en location à la semaine.

Mesures dans la chambre

La maison anti-ondes présente des caractéristiques intéressantes en matière de protection contre les hautes fréquences. Des mesures ont été prises avec différents appareils pour détecter les éventuelles nuisances et leur niveau. Des mesures avec d’autres appareils plus sophistiqués ont également été faites. Ces mesures ont été régulièrement prises durant toute la phase des travaux pour détecter et corriger les éventuelles sources de pollution encore existantes. Les moyens de protection mis en place sont bien entendu prépondérants mais la conception générale du bâtiment au départ a largement contribué à obtenir des chiffres proches de 0 dans l’ensemble du bâtiment.
Les mêmes valeurs ont également été démontrées pour les basses fréquences malgré la structure bois du bâtiment. L’utilisation d’interrupteurs sans fils et sans piles a largement contribué à obtenir ce résultat. Pour être totalement complet et honnête, la maison n’a pas été testée par des MCS et nous n’avons pas oeuvré en ce sens vu le coût des matériaux. Des solutions plus écologiques sont certainement possibles mais posent toujours la question de la disponibilité, du coût et de la main d’oeuvre qualifiée pour une mise en oeuvre correcte. Notre but était principalement orienté vers la problématique des EHS. La maison est maintenant disponible en location à la semaine.

Pêle-mêle

J’ai rapidement rassemblé sur une photo, les moyens de protection utilisés pour réaliser la maison anti-ondes. On y retrouve de quoi traiter à la fois les hautes et les basses fréquences. Il y a bien entendu la peinture directement appliquée en 3 couches sur les murs, de la toile HNV100 pour protéger le dos des coffrets éléctriques, de la toile V4A03 pour les moustiquaires des fenêtres, de la bande alu, une terre, des boîtiers blindés pour les prises, des câbles blindés, également pour le réseau en RJ45, … J’oubliais les interrupteurs sans piles, la conception de l’installation électrique, les vitrages spéciaux et surtout la conception globale de la maison avec son système de queue d’arronde pour les poutres, sa toiture plate avec son isolation en PIR, … Bref 1 an de travail et de conception. Cette maison est maintenant mise en location à la semaine depuis ce 1er octobre.
Les mesures réalisées à l’intérieur sont la preuve que l’on peut concevoir un environnement protégé et le réaliser en tenant compte de certains impératifs de mise en oeuvre. Vous pouvez nous contacter par mail (adresse sur le site : un lieu de vie pour EHS) pour connaître les disponibilités, les coûts de location (tarifs spéciaux pour les membres de certaines organisations) et les détails techniques sur la protection du lieu.
Au plaisir de vous y recevoir.

Mesurer quoi ?

Mesurer c’est bien, mais mesurer quoi avec quel instrument. Pour la tension, vous prenez un tensiomètre, pour la température un thermomètre. Pour mesurer les ondes, vous disposez d’une multitude d’outils dans toutes les gammes de prix. Certains appareils sont étalonnés et très onéreux, d’autres outils plus à la portée de nos bourses sont moins fiables. Bref, c’est un métier et notre sensibilité reste le dernier témoin d’un problème quand l’appareil utilisé vous dit que vous êtes dans les normes. Dans les normes de quoi ? Les normes de l’ICNIRP, les normes de la baubiologie, les normes de votre intollérance aux ondes ? Pour l’ICNIRP qui reste la référence de base de nos politiciens et du monde médical non averti, les mesures d’exposition actuelles ne posent pas de problèmes. Pour la baubiologie, les témoins rouges/oranges commencent à s’allumer. Pour mon corps, on est carrément dans le rouge, danger.
OK, je constate qu’il y a un problème et je le mesure objectivement, ensuite je fais quoi ? Je prend mes jambes à mon cou et je commence à courir jusqu’à ce que je trouve un endroit que mon corps et les appareils supportent. C’est une solution mais nombreux sont ceux qui courent encore. Je me gave de papaïe fermentée, d’antihistaminiques, je me débarasse des métaux lourds, j’arrache mes plombages au mercure, … ou bien je reste sur place et j’essaie de me protéger en fonction des pollutions identifiées. Les origines des pollutions électromagnétiques sont nombreuses et les moyens à mettre en oeuvre sont différents en fonction des causes. Que cela soit des HF, des BF, de l’électricité sale ou du champ magnétique, il faudra utiliser les moyens appropriés en qualité et en quantité. C’est ce que nous avons voulu démontrer et avons réalisé dans notre maison anti-ondes.

Garder ses distances

En 3 ans, nous avons reçu de nombreux EHS et avons partagé avec eux des moments de rencontre et d’échange. Tous avaient des symptomes et des pathologies différentes avec des sensibilités propres aux ondes. Le Covid est venu mettre un frein à ces rencontres en nous recommandant de garder nos distances. La distance, un maître mot à garder à l’esprit concernant les ondes. La première règle à appliquer est l’éloignement aussi bien pour les hautes que les basses fréquences. La précision de la mesure n’est pas essentielle et l’utilisation d’une radio à pile ou de l’Esmog sont des appareils sonores qui nous alertent sur base des sons remodulés. Certains EHS n’ont guère besoin d’appareils, le côté subjectif mis à part, ils ressentent des symptômes personnels et fonctionnent comme des appareils sophistiqués. Le côté subjectif est toutefois à surveiller car pour certains la simple vision d’une prise électrique même non alimentée, suffit parfois à créer les mêmes symptômes que l’EHS. Les appareils de mesure permettent cependant d’objectiver ce phénomène en montrant l’absence d’ondes à l’endroit supposé.Ces appareils vont également nous permettre d’évaluer la qualité des mesures mises en place pour contrer les ondes si l’éloignement n’est pas possible. Dans le cas de notre maison anti-ondes, nous avons objectivé l’efficacité des protections en comparant les mesures à l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment. Des fuites sont apparues et nous ont obligé à renforcer les protections au fur et à mesure des travaux. Une simple couverture de survie devant la fenêtre ou sur le mur ne suffit pas à se mettre à l’abri.

La sensibilité des appareils de mesure

Hier, j’ai été contrôlé la pollution électromagnétique hautes fréquences dans la maison anti-ondes. J’ai utilisé divers instruments de mesure en suivant bien les recommandations au niveau de l’utilisation. Je n’ai pas réussi à détecter le moindre signal, juste un petit bruit de fond avec l’acoustimètre AM10, rien avec le Cornet ou avec le 5G esmog spion. Cepndant, je sais qu’à l’extérieur différentes sources, surtout du WIFI, polluent l’environnement proche. Je ne détecte rien avec le Cornet ou l’acoustimètre mais j’identifie 14 sources avec ma tablette et le logiciel Electrosmart. Les niveaux d’exposition sont faibles et s’expriment en pico ou femtowatt au m², rien de détectable avec les appareils de mesure utilisés. Pourtant, à l’extérieur de cette maison blindée, mon corps réagit assez rapidement et je ne peux pas rester trop longtemps. Les normes de la baubiologie sont rassurantes pour une majorité d’EHS mais parfois insuffisantes pour des personnes très impactées par cette électrosensibilité. Je pourrais investir dans des appareils plus sophistiqués mais mon corps est un appareil assez fiable pour le moment et je vais arrêter de dépenser mon argent pour simplement lire un chiffre sur un écran. En tous les cas, à l’intérieur de la maison, on ne mesure rien et mon corps se sent bien.

Les nouvelles gueules noires

Le titre de cet article ne se veut pas péjoratif. J’ai visionné hier un documentaire ARTE sur l’extraction du Cobalt en République du Congo. L’expoitation de ce minerai qui se trouve quasi exclusivement au Katanga est réalisée à 80 % par des industriels et le reste par des mineurs dans des puits non sécurisés. Le principal acquéreur de ce minerai est la Chine qui le traite et le revend aux fabricants de batteries. Vous le retrouvez dans vos smartphones et dans les batteries de voiture. Là bas, la population voit son environnement détruit par les poussières, les rivières polluées et les terrains de culture expropriés. Les gens attrapent des maladies graves et les enfants cassent des cailloux dès qu’ils peuvent tenir un marteau. Tout cela pour nous permettre de jouer à des jeux de destruction en ligne ou pour visualiser le dernier film. Les futures voitures électriques seront également grandes consommatrices de ces minerais pour les batteries. C’est vraiment Nickel !!!!
Nous de notre côté, nous ajustons nos normes pour encore plus de hautes fréquences et plus d’EHS à venir. Tout est dirigé de main de maître par les groupes industriels et les lobbies qui manipulent normes, scientifiques et dirigeants politiques. La triste réalité est là, nous devons maintenant nous adapter et sécuriser notre environnement de vie, nous protéger. Les techniques existent, encore faut-il bien les utiliser.
Je me demandais si on ne pouvait pas aussi utiliser du manganèse dans les batteries car notre source en fournit à profusion. Je devrais peut-être contacter les chinois pour vendre l’eau qui arrive chez moi. Je commence à flairer un business futur.

Carte blanche

J’ai reç ce matin un mail d’une amie hollandaise qui me communique copie d’une carte blanche parue ce 20 septembre dans le quotidien national « LE SOIR ». Il faut parfois faire des détours complexes pour être informé de ce qui se passe chez soi. La photo a été prise chez nous le 18 juin de cette année à l’occasion du 1er rassemblement internationnal des EHS à Rièzes. Il faisait chaud et une centaine de personne sont venues de France, de Hollande, de Suisse et d’Italie pour participer à cet évènement. Je vous met ci-après le contenu de cette carte blanche.

« Des technologies sans fil mais pas sans risques

Il est urgent de susciter une prise de conscience collective autour du danger sanitaire des technologies sans fil, qui concerne tout le monde, et d’organiser une meilleure inclusion quant au handicap que les ondes électromagnétiques suscitent.

Un rassemblement international des électrohypersensibles (EHS) a eu lieu le 18 juin 2022.Un rassemblement international des électrohypersensibles (EHS) a eu lieu le 18 juin 2022. – DR Carte blanche

Par une centaine de personnes électrohypersensibles

Publié le 20/09/2022 à 14:45 Temps de lecture: 7 min

En juin dernier, nous étions une centaine à nous rassembler dans une des dernières zones préservées des ondes en Wallonie. Pourquoi ? Toutes et tous, nous développons des symptômes à proximité d’appareils et d’antennes de télécommunications sans fil : wifi, 4G, oreillettes Bluetooth, téléphone fixe sans fil DECT, antennes téléphoniques à proximité du domicile… Pour beaucoup d’entre nous, les premiers symptômes n’ont pas pu être diagnostiqués à temps car confondus avec d’autres pathologies, entraînant une évolution très handicapante de ces derniers : maux de tête, oreilles qui brûlent, problèmes de concentration, picotements dans les membres, acouphènes, troubles du sommeil, nausées et impression de cerveau qui brûle, fatigue extrême, mémoire à court et à long terme défaillante…

Bien souvent, ces symptômes nous ont contraints à arrêter un travail dont les locaux étaient saturés de wifi, à déménager, à partir à la recherche d’un logement à l’abri des rayonnements. Car une fois l’affection déclarée, un seul remède efficace existe : l’absence d’exposition électromagnétique. Malheureusement, sur le terrain, les professionnels de la santé ne sont pas suffisamment et/ou correctement (in)formés pour détecter ce trouble de santé environnemental émergent, alors même qu’il incommode une personne sur vingt en Suisse et en France .

Une société du tout-aux-ondes ?

Aujourd’hui, le smartphone s’est approprié une place à table, entre le café et le croissant. Des compteurs d’électricité communicants s’imposent un peu partout dans les maisons, et les transports publics sont saturés de smartphones émettant à la fois bluetooth, 4G et wifi. Au brouillard électromagnétique existant viennent encore s’ajouter de nouvelles émissions, liées à la 5G notamment. Vous l’aurez compris, loin de trouver des solutions à notre handicap, l’ambiance générale est à la multiplication des technologies sans fil. Aux problèmes de santé s’ajoute ainsi une contrainte de taille : l’exclusion sociale.

A bien des égards, nous nous comparons volontiers aux asthmatiques des années cinquante. A l’époque, tout le monde fumait dans les transports en commun, chez soi, en rue, dans les cafés et partout ailleurs, malgré les preuves pourtant accablantes du lien entre le tabagisme et le cancer du poumon. Par manque de « consensus scientifique », savamment orchestré par les « marchands de doute » de l’industrie du tabac , la prise de mesures de santé publique a nécessité des décennies… Les asthmatiques devaient avoir la vie dure. Aujourd’hui, c’est le même processus : nous voilà baignés dans un électro-smog permanent, alors même que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), classe les rayonnements électromagnétiques des réseaux mobiles en « catégorie 2B, cancérogènes possibles » depuis 2011. En outre, cette classification est en cours de réévaluation par le CIRC depuis la publication de deux études ayant mis en évidence le lien entre une exposition similaire à celle que nous subissons et la survenue de cancers et de lésions de l’ADN chez les rats .

Concernant l’électrohypersensibilité, la recherche progresse : une étude parue en 2020 menée sur 700 patients en France montre des variations communes de certains marqueurs sanguins et explicite les mécanismes biologiques qu’entraîne l’exposition aux ondes électromagnétiques .

En Belgique, un millier de médecins et travailleurs du secteur paramédical ont signé un appel pour l’application du principe de précaution au sujet des rayonnements électromagnétiques. Leur constat ? « L’innocuité de l’exposition omniprésente et prolongée aux rayonnements électromagnétiques de radiofréquences n’a jamais été démontrée. Au contraire, les preuves de sa nocivité s’accumulent » .

Vous avez dit « conflits d’intérêts » ?

Comme jadis pour le tabac, nous observons aujourd’hui des conflits d’intérêts flagrants dnas l’établissement des normes appliquées aux rayonnements. Les députés européens Klaus Buchner et Michèle Rivasi ont commandité une enquête sur l’indépendance de l’institution privée ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) et de ses membres . L’enquête démontre notamment que la majorité des scientifiques de l’ICNIRP, organisme considéré comme la référence en matière de protection contre les rayonnements non ionisants, ont effectué des recherches partiellement financées par le secteur des télécommunications, et que l’organisme coopère étroitement avec ce dernier.

Le responsable de l’ICNIRP reconnaît lui-même, face caméra, ne savoir nullement vers quoi nous nous dirigeons au niveau sanitaire concernant la 5G . Rien d’étonnant à cela, puisque les recommandations de l’ICNIRP ne prennent en compte que l’effet thermique à court terme de l’exposition aux rayonnements et son impact sur la santé humaine. Ell ne prend pas en compte les nombreux autres effets biologiques à court et long terme. Pour établir un parallèle parlant, on s’accordera pour dire que fumer un paquet de cigarettes un jour de sa vie n’entraînera pas le développement d’un cancer du poumon, mais qu’en est-il des effets à long terme d’une consommation régulière ?

En Belgique, en raison de l’arrivée de la 5G, les trois régions ont diminué la protection des citoyens face à la pollution électromagnétique. Les normes régionales ont été ou sont en train d’être relevées. En région bruxelloise par exemple, le projet est de remonter la norme de 6 V/m à 14,5 V/m. Exprimé en termes d’exposition, c’est 5,8 fois plus élevé. Certes, c’est en dessous de la recommandation de l’ICNIRP (environ 8 fois moins), mais c’est plus de 50.000 fois supérieur aux recommandations établies par l’Académie européenne pour la médecine environnementale (EUROPAEM), qui prennent en compte les effets biologiques à court et long terme .

Nos demandes : une reconnaissance et une hygiène électromagnétique collective

Nous, électrosensibles, sommes victimes d’un arrêt brutal du respect de la plupart de nos droits : le droit à un environnement sain, le droit de mener une vie professionnelle, le droit de fréquenter les lieux publics, culturels ou d’éducation, le droit à un logement sain… Où sont passés tous nos droits fondamentaux ? Même les hôpitaux sont des lieux aujourd’hui saturés en rayonnements. Où allons-nous pouvoir être soignés sans devoir subir une souffrance accrue dans un lieu où l’on devrait pouvoir se régénérer ?

Tout cela pose la question de la place qu’on nous réserve dans un monde du tout-aux-ondes. Pour garantir notre droit à une vie décente, il faut une reconnaissance de l’électrohypersensibilité par nos autorités. Il y a un besoin urgent de logements adaptés, de lieux de travail adaptés et des transports et des lieux de soins qui soient accessibles. Des solutions pragmatiques existent, mais il faut les moyens et le soutien des autorités fédérales et régionales pour les mettre en place. Il est temps que nos élus puissent nous rencontrer pour mieux comprendre comment et dans quelle mesure ce « syndrome des micro-ondes » impacte notre quotidien. En effet, l’électrohypersensibilité rentre pleinement dans la définition du handicap de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU  : « incapacités, physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres ». Cette même convention stipule encore que toutes les personnes concernées doivent pouvoir jouir de tous les droits humains.

Plus largement, puisque prévenir vaut mieux que guérir, nous demandons des campagnes d’information adressées au grand public sur les risques réels et sur des gestes de précaution minimaux à adopter face à ces technologies sans fil ; il est impératif de mettre en place des mesures de prévention sanitaire dans tous les lieux accessibles au public à l’instar de ce qui a été fait pour le tabagisme. »

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Sevrage numérique forcé

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, un violent orage s’est déclenché sur notre village. Durant cet épisode, une boule lumineuse est venue se crasher à proximité de notre maison. Prévoyants, et ayant déjà connu des dégâts électriques, nous avions débranché les appareils électriques dont la box qui nous sert pour internet et le téléphone. Au moment de l’impact, la maison a tremblé sur ses fondations. Une voisine a vu son compteur déclencher et toutes les maisons voisines ont connu des problèmes avec leur box internet. Le vendredi matin, l’orage était loin et il avait enfin plu abondamment après des semaines de sécheresse, nous avons rebranché les différents appareils dont la box. Problème, elle n’arrive pas à se reconnecter sur le réseau et on n’a ni internet, ni téléphone. Les voisins ont également quelques problèmes mais leur opérateur intervient à distance et rétablit la connexion. Le vendredi midi, exaspéré de voir clignoter un témoin rouge, je me rends chez une voisine qui a le même opérateur pour me renseigner. Elle n’a pas de problème et je lui demande de contacter l’opérateur pour moi le temps que je redescende vérifier si la ligne est rétablie. Le temps de redescendre chez moi, la connexion refonctionne. Cela dure quelques minutes et nouvelle panne. Je retourne chez la voisine pour rappeler le service technique, ils font de nouveaux tests et quand je reviens chez moi cela refonctionne durant quelques minutes. Ce petit jeu a duré jusqu’à 17 heure, heure de fermeture du service. Un répondeur automatique me signale que mon numéro est dérangé et qu’un technicien viendra sur place le mardi 13.

Donc, plus de téléphone, plus d’internet, plus de TV pendant 5 jours. Je n’imaginais pas l’étendue du bonheur que ces 5 jours allaient me procurer. Plus aucune mauvaise nouvelle, plus de guerre, plus de morts ou de catastrophes dont involontairement je me nourrissais quotidiennement. La terre a tourné toute seule sans perturber mon existence durant 5 jours.

J’ai retrouvé le goût de la lecture, des mots croisés et j’ai repris le temps d’observer les grenouilles et les libellules autour de la mare. Je n’aurais jamais imaginé à quel point l’assuétude numérique peut être à ce point polluante pour notre vie. J’ai oublié de préciser, qu’étant en zone blanche et étant EHS, nous ne possédons pas de smartphone ou de GSM. Il y en a qui paie des fortunes pour échapper à cette contrainte numérique et ici gratuitement, nous avons pu profiter de ce bonheur.