Un coup dans l’eau

Un lieu de vie pour EHS a pris un sérieux coup dans l’eau cette semaine. Je ne vais pas me plaindre, nous n’avons pas de dégâts, la prairie est juste un peu trempée et cela amuse beaucoup les moutons. Le réverbère est éteint, un peu comme de nombreuses antennes dans les régions inondées. En effet, il faut du courant pour faire fonctionner cette technologie et les antennes sont généralement dotées de groupes de secours en cas de panne électrique, mais quand le groupe est sous eau, plus rien ne marche . Comme toutes les antennes sont reliées entre elle soit pas fibre optique, soit par réseau hertzien, le tout décomposé en zones ressemblant à un cadre d’abeilles, quand ça commence à foirer, ça met à mal l’ensemble du système et c’est la panne. Je n’ose imaginer les voitures autonomes en 5G avec des antennes tout les 150 m et une panne électrique due à une cause naturelle. Ca va être le bordel. Les nuisances sanitaires sont un aspect du problème, la cybersécurité un autre problème majeur mais la coupure de l’électricité va conduire nos voitures électrique autonomes droit dans le mur. Je crois dans le progrès technologique quand il se justifie mais pas quand il sert à faire tourner les usines et à écouler au niveau planétaire des objets dont nous n’avons aucun usage. Je ne dis pas cela par manque d’imagination sur leurs potentiels mais plutôt par rapport à l’aspect vénal qui engendre et promeut leur mise sur le marché.
Suite à mon article et mon passage à la radio, une TV devrait suivre, j’ai de nombreux appels de personnes qui se découvrent EHS. Les questions sont toujours les mêmes et le manque d’informations sur un phénomène inconnu du citoyen lambda semble poser problème. A nous, les EHS d’y remédier.

Petite expérience scientifique

Je suis un être humain normalement doué de raison, j’ai donc le droit de ma prêter à des expériences. Pour les besoins de la démonstration et pour simplifier la notation, nous conviendrons de la convention suivante 1 gramme = 1 G.

Pour l’expérience, j’avis besoin d’une petite étendue d’eau et de quelque kg de sel. Le but est de prouver que mes poissons rouges peuvent survivre dans une eau salée si on respecte une progressivité et certaines normes ICNIRP afin d’éviter un choc thermique de cuisson par le sel. Cette technique de cuisson est utilisée en cuisine pour accomoder par exemple le saumon.

Jour 1 : nous commençons par recenser les êtres vivants du biotope considéré. Il existe une population de 10 poissons rouges en pleines possessions de leur système immunitaire. Je procède donc à l’ajout précis de 2 G dans l’eau du bassin sous contrôle strict de mon épouse. Nous notons ensuite scrupuleusement l’évolution de la situation. La grenouille qui résidait dans l’étang se barre.

Jour 2 : nous continuons l’expérience en procédant à l’téape suivante, l’ajout de 3 G (voir convention) dans le bassin.
Dans les minutes qui suivent, nous n’observons plus les poissons à la surface de l’eau. Les araignées d’eau et les libellules se barrent.

Jour 3 : Pour qu’une expérience soit probante, il faut la mener à terme et nous continuons donc scrupuleusement à suivre la méthodologie en ajoutant 4 G de sel. Nous observons dans les heures suivantes le déperrissement des plantes aquatiques et la remontée le ventre en l’air de 2 poissons.

Jour 4 : Nous terminons ce jour l’expérience en ajoutant 5 G dans l’étang et en prenant soin de bien diluer la saumure. Le résultat ne se fait pas attendre, les poissons restants remontent à la surface le ventre en l’air et le teint plutôt pâle. Ils n’applaudissent pas de leurs nageoires.

Conclusions : dans cette expérience, les normes ont été scupuleusement respectées et on constate sans le comprendre ou l’expliquer une mortalité importante chez les poissons rouges. Nous ne pouvons établir de lien de causalité entre l’expérience et la mortalité subite des cypridés. Il faudra donc réitérer cette expérience avec des protocoles plus sévères.

La presse locale en parle

Notre situation d’EHS ne laisse pas indifférent tous les journalistes. Je tiens toutefois à préciser qu’une énorme coquille s’est glissée dans l’article. Je ne suis pas Président de l’Arhes, juste un simple membre de l’association. J’ai demandé une rectification.

Noir c’est noir

Après 3 jours de lamentations devant mon mur, j’ai réussi à couvrir la moitié des murs intérieurs avec 5 L de peinture spéciale. J’ai en plus couvert une bonne partie de mon corps comme d’habitude, ce qui donne un rendement au L encore supérieur. J’ai testé la conductivité entre les panneaux et elle est excellente. Ce n’est que la première couche mais je voulais vider mon pot de 5 L afin de connaître le rendement exact avant de recommander. La maison est couverte maintenant et je peux donc travailler dans le noir et à l’abri des intempéries. Les vitrages seront posés en aout après le congé du bâtiment, ce qui rend impossible actuellement les prises de mesure intérieures. Enfin les corps de métier n’ont pas de réseau avec leur GSM à l’intérieur du bâtiment. Mardi le matériel de chauffage et le sanitaire arrive, mais je vais d’abord finir la peinture. J’ai également reçu les câbles blindés pour l’électricité. Ca avance et cela me permet d’occuper mon esprit et ne pas penser aux difficultés et contraintes du monde extérieur. Obligation vaccinale et obligation de garder sur soi son GSM allumé en permanence sont de nouvelles contraintes que doivent subir mon épouse. Le monde est fou.
Nous recevrons notre première pensionnaire de l’année la semaine prochaine on se réjouit de l’accueillir.

Un univers limité à leur 5 sens

La réalisation de mon projet de construction avec de la peinture noir, mon camping-car qui ne voyage pas, la non possession d’un smartphone, l’absence de WIFI chez moi, ce sont là tous des éléments qui me font passer pour un original. Je n’essaie plus de convaincre de la nocivité du smog électromagnétique dans lequel nous vivons, je me contente d’expliquer. Eux, le commun des mortels, ne ressentent rien donc ça ne peut pas être nuisible à leur santé. De plus WIFI, GSM sont devenus en quelques années des objets du quotidien complètement intégrés dans leur mode de vie. Ils ont tous de bonnes raisons pour s’en servir et il impensable de ne plus les utiliser. Que ce soit pour leur métier, pour la famille ou pour le cas où ils auraient un accident, il leur faut sous la main leur précieux objet. Quand j’explique les nuisances, le bon usage, ils m’écoutent attentivement et s’empressent ensuite de répondre à un appel avec l’écran du smartphone collé à leur tempe. Ce sont pour la majorité des St Thomas, ils se fient uniquement à leur 5 sens et ils ne font plus le rapprochement avec les choses imperceptibles de leur environnement. L’assouvissement immédiat de la pulsion semble être leur seul guide. Ils n’ont plus aucune patience, cette technologie c’est la récompense immédiate pour le cerveau. On peut tout commander à distance sans réfléchir et sans se déplacer. C’est le nirvana de la paresse totale et on s’étonne que cela plaise aux ados. Deux ou trois jours de sevrage, c’es réapprendre à notre cerveau à vivre en harmonie avec les rythmes de l’univers.

Arche de Noë pour EHS

Notre lieu de vie vient d’accueillir un nouvel occupant, on l’appellera ptitfou. Il rejoint ainsi ses camarades et apporte sa note de gaieté personnelle à notre environnement. Entre le chien, le chat, les poules et les moutons il ne reste plus beaucoup de place pour les EHS. Nous avons cependant encore à votre disposition 2 chambres et le camping-car. J’ai repris récemment des mesures à l’intérieur de ce dernier après avoir blindé la fenêtre côté conducteur et je ne détecte rien. C’est la même chose pour les 2 chambres qui ont également fait l’objet de protections durant les travaux de rénovation de ce début d’année.

Nous proposons cet accueil de courte durée, spécialement conçu pour les EHS, à des prix démocratiques compte tenu de la qualité de l’environnement. Plus d’infos dans la rubrique LOGEMENT de notre site. Une nuit, un WE sans ondes, ça vous dit ?

Le compromis

Cette maison là, je ne peux pas la déplacer ou reproduire son environnement, je peux juste en faire profiter les EHS pour des courts séjours (rubrique LOGEMENT). J’ai choisi un objectif plus modeste et surtout limité à mes capacités pour mon nouveau projet d’accueil : construire une maison qui mette principalement à l’abri des hautes fréquences comprises entre 700 Mhz et 6 Ghz. C’est l’objectif. Pour y arriver , j’ai du faire des choix financiers, urbanistiques, énergétiques,des compromis… NON, cette maison n’est pas totalement écologique, construite en paille avec des murs en argile, NON le chauffage n’est pas un poêle de masse, NON le sol n’est pas en terre battue, etc… OUI, j’ai tenu compte des contraintes PEB, des contraintes liées aux prix et à la disponibilité des matériaux et du personnel capable de le mettre en oeuvre dans ma région dans un délai raisonnable, OUI je tiens compte de la susceptibilité aux basses fréquences surtout dans une maison dont les murs sont en bois. Le chauffage, l’eau sanitaire et la cuisson seront gérés avec du gaz. Des solutions originales et faciles à mettre en oeuvre seront mises en place pour gérer le 50Hz. Les vitres et les portes, points faibles dans ce domaine seront protégés par une cascade de solutions. Construire une cage de Faraday est quasi impossible et surtout dangereux si elle est imparfaite. L’idée est d’empêcher un maximum d’ondes de rentrer et d’évacuer ce qui a pu pénétrer. Dans les logements en court séjour que je propose dans la maison ci-dessus, la problématique est différente au départ car le lieu est mieux protégé par sa position et son environnement. On y percevait cependant quelques femto watts du wifi des voisins qui sont à 150 m. J’ai blindé les chambres et maintenant, on ne perçoit plus rien. Je ne suis pas à ma première expérience de construction et de lutte contre les ondes mais c’est surtout l’usage du compromis qui me permet de continuer dans cette voie.

Peinture anti-onde

La toiture n’est pas encore posée, mais les murs extérieurs ont été protégés par une pare-pluie, les fenêtres sont obstruées mais j’ai la lumière par le ciel. C’est la première fois que je travaille en noir, ce n’est pas trop difficile à mettre et l’adhérence sur le bois est bonne. J’essaie de vider mon bidon de 5 L dans lequel j’ai ajouté les fibres de carbonne. Je connaitrai ainsi le rendement exact au m² pour commander les prochains pots. J’ai vérifié la conductivité entre les panneaux avec un multimètre. Pour la protection aux ondes, on verra quand le bâtiment sera fermé, en attendant je mets une couche sur 4 façades sur 5, on avisera pour la suite après mesures. Je trouve cette aventure passionante et elle soulève un vif intérêt du voisinage, un journaliste est même venu m’interviewer vendredi. Dimanche, je finis mon pot de peinture et j’attaque pour poser les tuyaux de chauffage.

La genèse du projet en photos

Tout a commencé avec les problèmes de santé liés à l’électrohypersensibilité et les conséquences au niveau de la santé.

Il a fallu commencer à prendre des mesures pour se protéger et on a commencé modestement.

C’était le début de l’expérience avec des voiles protecteurs et tapis de sol relié à la masse, le tout monté sur un support de tonnelle. Fragile, encombrant et long à mettre en oeuvre. Il fallait simplifier pour rendre la protection plus efficace et transportable.

Sur base d’une tente facile à déployer et avec l’aide de Francine, nous avons conçu et réalisé ce modèle qui permettait aux EHS de tester l’efficacité d’un voile de protection directement chez eux avant de se lancer dans l’investissement onéreux d’un baldaquin de protection. Nous avons fait don de la tente et des accessoires à l’AREHS qui se charge maintenant de sa mise à disposition.

En 2019, nous avons trouvé un lieu de vie relativement bien protégé et nous avons mis à disposition des EHS, pour des courts séjours, un camping-car blindé en alu. Hélas le COVID nous a empêché de recevoir beaucoup de monde.
Qu’importe, nous avons mis cette période à prpfit pour effectuer quelques travaux à l’étage et blinder 2 chambres pour accueillir également des EHS en courtes périodes.

Entretemps, le projet de pouvoir accueillir des EHS sur de plus longues périodes était né et il vient de trouver sa concrétisation matérielle en juillet 2021 sous la forme d’un joli paquet cadeau.

Je ne suis pas un mouton

Contrairement aux apparences, je ne suis pas un mouton. Il croit me souvenir que je suis un EHS étiqueté et tondu. J’ai trouvé refuge dans une zone verte où j’ai pu déposer mes sabots et reprendre contact avec mon environnement naturel. C’est temporaire, juste le temps de retrouver ma vrai personnalité à l’abri des technologies invasives. Ayant perdu ma combinaison anti-G, je suis obligé de fuir en permanence ou de bricoler avec des bouts de laine. Ici, j’ai le temps de remettre mes idées au clair et de prendre des décisions pour mon futur sans être perturbé par cette technologie toujours plus envahissante. Les 4 pattes dans l’herbe, je me décharge et mon corpsme dit merci. Un séjour dans une zone verte est à la fois sain pour le corps et pour l’esprit. Oublié les remèdes, les anti-dépresseurs, les grigris, juste prendre le temps d’avoir du temps et de se consacrer à soi. C’est un lieu refuge où on retrouve des compagnons qui ont les mêmes soucis, ou on peut échanger, glâner des infos et respirer profondément.