Chronique d’un EHS, nos représentants

arehs

Je rebondis sur un échange de propos sur la page électrosensibles belges entre Véronique et Jean-Louis. Nous avons déjà en Belgique des associations qui oeuvrent à la reconnaissance de notre électrohypersensibilité. Arehs s’est d’ailleurs constitué en ASBL pour mieux nous représenter auprès des institutions et a d’ailleurs déjà accompli de nombreuses démarches en ce sens. Ils organisent une rencontre entre les membres ce samedi 12 octobre de 14h30 à 17h30 dans un endroit peu exposé aux ondes mais hélas très éloigné. C’est là un des challenges à franchir pour pouvoir se réunir : trouver un lieu non exposé aux ondes. D’autres démarches existent comme le rappelle Jean-Louis, les médecins de « Hippocrates électrosmog appeal » ont fourni un travail gigantesque de collection des études probantes et de contacts avec les professionnels de la santé. En France des associations comme Coeurs d’EHS, Priartem ou Robin des bois font également un travail de fond pour rassembler et conscientiser un maximum de personnes.

Hélas, à chaque fois, à chaque initiative, on se retrouve confronté à l’état de détresse des EHS qui n’ont plus la force de bouger et qui attendent avant tout une aide pour gérer leur quotidien. Les idées, les initiatives ne manquent pas, c’est l’énergie qui fait défaut.

Les autorités ne bougeront pas, ce serait aller contre le courant d’une majorité électorale potentielle, les organismes de santé ne bougeront pas, ce serait prendre la responsabilité de déclarer une avancée technologique comme nocive pour la santé et risquer d’ébranler toute notre économie. L’OMS est le seul organisme qui peut modifier les normes actuellement en vigueur fixées par l’ICNIRP et suggérées par les lobbys.

Je ne suis pas défaitiste, mais plutôt réaliste, on retardera peut-être certaines évolutions technologiques mais on n’empêchera pas le rouleau compresseur d’avancer. C’est pour cela qu’à mon niveau, je travaille plutôt sur l’aide directe aux EHS en souffrance qui sont hélas en errance perpétuelle. Développer un réseau de solidarité est, à mon sens, la meilleure réponse actuelle.

 

Chronique d’un EHS, tendresse

mère et enfant

Depuis fin juin, j’ai pris l’habitude d’écrire cette petite chronique en me levant le matin. Certains articles sont vite passés aux oubliettes en raison de leur médiocrité, d’autres ont eu un succès plus important. Qu’importe, l’exercice d’écriture est pour moi un exutoire, pour d’autres c’est la peinture et j’ai eu le plaisir de recevoir les reproductions de quelques oeuvres de Joëlle qui m’autorise à les reproduire. J’aimerais appeler ce tableau « tendresse » car c’est ce que je ressens en le regardant. L’EHS est isolé dans un monde dont il a du mal à sortir pour pouvoir encore s’exprimer. Il manque de reconnaissance et a tendance à s’effacer pour ne pas se faire remarquer. Pour moi dans ce tableau, l’enfant représente l’EHS, la mère est l’image de la solidarité d’une catégorie de personnes exclues de la vie normale. Nous pouvons à la fois être cet enfant et cette mère dans le combat que nous menons tous les jours contre les ondes.

« L’EHS positive attitude » est parfaitement illustrée par ce tableau et je remercie encore Joëlle de m’avoir envoyé cette image. Elle me redonne espoir dans l’être humain. Cela nous éloigne des ondes et c’est tant mieux car cela nous redonne un moment de rêverie nécessaire avant de devoir à nouveau affronter notre environnement quotidien.

Il est important de garder cette motivation de « faire » et de réaliser pour l’estime de soi et la reconnaissance de l’autre. Nous sommes avant tout des animaux sociaux et nous avons besoin de la relation pour vivre et exister. Le cloisonnement auquel nous sommes condamnés est une torture morale en plus d’être une torture physique. Il est donc important de garder une activité valorisante pour retrouver l’estime de soi.

A vos pinceaux.

Chronique d’un EHS, étapes du projet

prototype

La réalisation de la tente de protection prend forme. Il a fallu sacrifier la toile de couverture d’origine pour la découper et s’en servir comme gabarits pour découper avec précision les 4 morceaux de voile qui vont venir recouvrir la structure. Ensuite il a fallu surjeter les bords pour éviter que le tissu s’abime à l’usage et enfin avec des bandes de renfort, on a pu commencer à coudre les morceaux ensembles. Les voiles débordent de 30 cm dans le bas afin de pouvoir venir recouvrir le tapis de sol. Il faut encore coudre la porte et un renfort pour solidifier l’ensemble. Cela devrait représenter en tout trois bonnes journées de travail de couture. C’est le prototype et les essais erreurs sont indispensables pour parvenir au projet final. La deuxième tente devrait être réalisée en moins de temps. Encore un immense merci à F. qui y a mis tout son coeur et son énergie dans une « EHS positive attitude ». Au final, elle est restée 6 jours chez nous et a pu récupérer de l’énergie vitale grâce à quelques bonnes nuits à l’abri des ondes.

Nous espérons pouvoir montrer le produit fini à la prochaine réunion de Arehs, ce samedi 12 octobre.

Notre proposition de court séjour semble porter ses fruits en matière de réharmonisation du fonctionnement de notre corps. Nous en connaissions les effets positifs mon épouse et moi, mais nous n’avions pas encore d’observation chez une tierce personne. Scientifiquement, nous n’avons pas de preuve de lien de cause à effet entre l’endroit et le mieux être de la personne. C’est peut-être la qualité de l’air, le contact avec la nature ou le régime sans sel que nous imposons à nos pensionnaires.

Notre action globale d’accueil, de mise à disposition de matériel et de prise de mesure commence à susciter des émules et nous nous en réjouissons, c’est ça « l’EHS positive attitude » qui nous permettra de survivre dans cet éléectrosmog permanent. Nous parviendrons peut-être à éviter la 5G mais le reste sera toujours présent.

Chronique d’un EHS, solidarité

tente

1) Nous accueillons depuis mercredi dernier F. qui dort dans le motorhome. Elle a retrouvé le sommeil et appréhende le retour chez elle à Charleroi. 2) D’autre part, nous avons rencontré durant une réunion d’EHS M. qui m’a très gentiment passé une copie des plans de sa tente de voyage avec voile de protection. 3) Je dispose d’un voile de protection de 10m sur 3 m qui me servait dans mon logement précédent comme abri pour la nuit. Je l’avais monté sur une tonnelle mais cela était encombrant à déménager et à placer chez les EHS pour test.

Nous avons donc mis tous ces éléments ensemble, nous avons agité bien fort avec « l’EHS positive attitude » et en 2 jours, du fruit de nos cogitations nous avons décidé de réaliser un modèle transportable et facile à installer pour une personne. Nous espérons pouvoir en réaliser 2 avec le voile existant. Les chutes serviront à réaliser des cagoules.

La solidarité à travers notre hébergement a fonctionné à 100 %. F. qui dispose d’un matériel de couture et qui a déjà réalisé des vêtements de protection met son talent et son expérience à disposition. Nous fournissons la matière de base (tente et voile) ainsi que le tapis du salon pour réaliser les gabarits. Nous disposerons donc bientôt de 2 tentes 1 personne dont les EHS pourront disposer gratuitement pour essayer chez eux et voir si cela vaut la peine d’investir dans un coûteux baldaquin à plus de 1000 €. C’est de la coopération entre chacun d’entre nous que le projet a des chances de se réaliser. Merci à M. et à F. pour leur contribution intellectuelle et manuelle. De plus, pour F. c’est une façon de reprendre confiance en elle et de réaliser quelque chose, ce qui est également très important sur le plan de l’estime de soi. C’est cette solidarité gratuite que je veux promouvoir et les idées peuvent surgir de n’importe quoi du moment que cela nous redonne l’impression d’être utile dans ce monde qui a décidé de nous mettre sur le côté.

Chronique d’un EHS, de nouvelles protections

La photo de l’article illustre une réunion de conciliabule entre EHS. Ils sont tous protégés à l’ancienne mode. Il existe des versions plus légères en cotte de maille mais elles sont nettement moins efficace. Trèves de plaisanterie, passons aux choses sérieuses, notre locataire a dormi comme une marmotte dans le motorhome et elle profite un maximum de l’air pur et de la nature. Elle m’aide maintenant à réaliser une version plus portable de la tente de protection que je mets à disposition des personnes qui hésitent à opter pour un baldaquin compte tenu du prix. On devrait avec le tissu à notre disposition pouvoir disposer de deux tentes. Merci à Michaël pour ses idées et ses illustrations. Dans le domaine de cette journée de « EHS positive attitude », nous avons planifier d’aller voir demain une solution entre la tiny house et le container. Bref que des nouvelles positives pour nous.

Je suis persuadé que notre état d’esprit et notre façon d’appréhender les choses influent beaucoup sur notre susceptibilité aux ondes. Cela ne change rien à notre sensibilité et à nos réactions, mais cela permet un plus grand détachement et une réaction qui n’est pas de l’ordre de la panique.

Maintenant, j’en conviens, il y a vraiment des endroits invivables pour nous et heureusement que mon épouse et moi avons notre refuge pour nous regénérer après exposition.

L’accueil d’EHS est vraiment une expérience enrichissante à tous points de vue. D’accord, c’est un peu une perte d’intimité pour notre couple mais nous avons organisé les locaux de façon à ce que chacun puisse conserver son espace tout en partageant un certain nombre de commodités. Au plaisir de vous faire découvrir l’endroit et sa quiétude.

Chronique d’un EHS, EHS positive attitude

Parfois, on est un peu idiot, mais j’assume et je décrète que pour moi aujourd’hui c’est la journée de la « EHS positive attitude ». Pourquoi me direz-vous ? Et bien pourquoi pas ?

A force de lire les mauvaises nouvelles concernant les ondes, j’avais envie de me faire plaisir et d’appliquer la méthode Coué. Tous les jours en toute circonstance, je vais de mieux en mieux. Et ce matin, je me suis levé de très bonne humeur et à chaque instant qui passe, je vais de mieux en mieux.

Dans mes rêves, cette nuit j’ai retrouvé la bouteille à la mer que j’avais jetée hier et je l’ai retrouvée devant ma porte. Je l’ai ouverte et j’ai relu le parchemin à l’intérieur. Ca commençait par un SOS suivi d’une page entière de plaintes et de récriminations. Ce n’est pas moi, ce n’est pas dans mon caractère et c’est ainsi que j’ai décidé d’adopter à partir d’aujourd’hui une « EHS positive attitude ». Cela ne va rien changer à la réalité extérieure mais cela change fondamentalement ma réalité intérieure. Je me rends compte du chemin parcouru et de la chance que la vie m’a offerte après 2 AVC. Alors comme le baron de Munchausen, je me prends par le cou et j’avance. C’est absurde et irréaliste mais c’est ma « EHS positive attitude ».

J’ai décidé que rien n’ébranlerait mon état d’âme positif aujourd’hui et je suis même prêt à le partager si cela peut vous aider. C’est gratuit. Il faut juste fermer les yeux quelques instants, se remémorer un beau moment de sa vie et les réouvrir brusquement en regardant le monde autrement. C’est ma « EHS positive attitude » dont je compte bien profiter un maximum aujourd’hui.

chronique d’un EHS, bouteille à la mer

bouteille

Je vois circuler les projets les plus fous pour trouver des solutions aux problèmes des EHS en fuite et en recherche de salut. Que ce soit le van aménagé, la tiny house, la yourte, le container ou la grotte, ces solutions ne sont pas adaptées au confort moderne dont nous avons été coutumier. Je ne critique pas ces choix, j’insiste juste pour dire qu’ils représentent des frais considérables et que peu d’entre nous ont la possibilité de se tromper. Les EHS rencontrés sont souvent seuls et démunis sur le plan financier, ils cherchent des solutions rapides et peu couteuses. Je les comprends, mais se jeter tête baissée dans ce genre d’aventure, avec la confusion dans la tête, n’est certainement pas la meilleure solution sur le long terme. Même avec le réchauffement climatique, nos régions restent tempérées et humides. Se protéger du froid en hiver reste un combat inégal dans ce genre de logement. Il faut y ajouter les contraintes sanitaires, eaux grises, WC, eau courante et électricité. Ne pouvant se servir du GSM ou d’un WIFI, il faut également prévoir une connexion au monde via une solution cablée.

Tous ces éléments mis ensemble en plus du lieu à trouver font un puzzle qui ne se résout pas sur un coup de tête. Cela demande un temps de réflexion et des avis et conseils pour envisager une solution pérenne dans le temps.

La personne que nous accueillons pour le moment a eu le temps de se poser et d’étudier à son aise et avec un outil informatique câblé une solution financièrement acceptable et viable sur un plus long terme. Elle a la possibilité d’acquérir un terrain dans notre région à bonne distance des antennes et pas trop proche des voisins. Le terrain est divisé en 2 lots et elle envisage l’implantation de containers maritimes comme logement. Elle lance un appel à un partenaire éventuellement intéressé par ce projet. Prenez le temps, malgré l’urgence de bien concevoir votre projet. C’est pour cela aussi que je propose nos courts séjours.

Chronique d’un EHS, l’accueil

acceuil

Suite à notre démarche d’accueil pour les EHS, j’ai eu plusieurs demandes de personnes qui désirent venir avec veau, vache, couvée, chat et poisson rouge. Ce lieu n’est pas un centre de vacances ou de loisirs. Je n’ai peut-être pas été assez clair, c’est un refuge comme un refuge de montagne. Vous ne vous baladez pas en montagne avec votre smala. Ici, la vocation est de permettre à un EHS de récupérer pendant quelques jours pour mettre ses idées au clair et élaborer de nouvelles solutions de vie.

Certains m’ont également demandé et croyez bien que je comprends la détresse, d’aller les chercher chez eux, je suis gentil mais il ne faut pas exagérer. Il n’est pas marqué pigeon sur mon front.

En dehors de ces détails, le premier jour dans notre maison a commencé hier et cela se passe bien. Les échanges d’expérience et les partage sont intéressants. La surexcitation du début s’estompe au fur et à mesure, le temps pour chacun de trouver sa place dans cette nouvelle constellation. Il n’y a aucun but thérapeutique ou philosophique dans notre démarche. L’acceuil fait partie des différents scénarios que j’avais imaginé pour aider les EHS dont les prises de mesure chez eux, la mise à disposition de matériel et les conférences. Tous nos objectifs fixés au départ sont atteints. Espérons maintenant que cela fasse tache d’huile dans différentes régions et que la capacité d’acceuil augmente rapidement pour faire face à l’afflux qui ne manquera pas d’arriver.

Nous sommes maintenant complets jusqu’à fin octobre et nous demandons aux personnes intéressées de nous contacter au plus vite pour fixer le calendrier des prochains mois en tenant compte des remarques du début de l’article. Pour le poisson rouge, nous disposons d’un ruisseau.

Chronique d’un EHS, les poules

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Elles sont là, elles attendent, elles ont 20 ares de terrain pour picorer et vivre librement, mais non, elles cherchent un refuge, un abri. Elles viennent taper avec leur bec sur la vitre car elles croient voir à l’intérieur d’autres congénères qui ne sont en fait que leur reflet. Elles ont raison d’insister, nous sommes prêts. Nous avons aménagé 2 chambres à l’étage pour accueillir non pas des poules, mais des EHS. Nous disposons maintenant en plus du motorhome de 2 chambres pour héberger temporairement des personnes EHS en détresse. C’est un refuge temporaire, comme un refuge de montagne, pour permettre aux EHS de s’isoler de l’ectrosmog et de retrouver un fonctionnement calme et serein pendant quelques jours.

C’est nécessaire pour éviter de prendre des décisions hatives qui risquent d’hypothéquer leur vie future. Dès le printemps, nous remettrons également le motorhome à disposition quand les températures seront plus clémentes. Nous n’avons pas vocation de faire chambre d’hôte, seulement accueil amical dans un endroit préservé un maximum des ondes. Nous mettons à disposition une chambre vaste, une salle de bain privée avec baignoire et un ordinateur câblé. En période froide, nous partageons les repas et les oeufs. Un petit chat noir est également là pour vous tenir compagnie.

La maison est située à 4 km des antennes les plus proches et les voisins à 130 m. Je ne peux rien garantir par rapport au 50 Hz mais nous avons renforcé la mise à la terre.

En plus d’être une zone blanche, le décor est calme et appelle à la sérénité avec son petit ruisseau au fond du jardin qui délimite la frontière française. Nous sommes entourés par des prairies avec des chevaux. Nous sommes également, pour les amateurs de bière à quelques kilomètres de Chimay.

Toutes les demandes seront prises en considération mais nous nous réservons le droit de privilégier les cas les plus sensibles. Au plaisir de partager avec vous.

Chronique d’un EHS, la ruée vers l’or

Bonne nouvelle pour la Flandre, ils ont enfin un gouvernement avec un programme. Ils vont devoir faire face comme d’habitude dans nos pays civilisés et démocratiques à un déficit budgétaire sans précédent. Heureusement, la 5G est là et va permettre de combler ce déficit grâce à l’argent des licences et au développement économique promis par cette technologie qui va révolutionner nos modes de vie. Aucun doute sur le fait qu’ils vont avancer très vite dans cette voie. Le déterminisme aveugle des politiciens du nord de notre pays est connu et il faut faire briller des lendemains enchanteurs pour pouvoir être réélus.

Le nord du pays est démographiquement plus peuplé que le sud et fortement urbanisé. Il doit cependant faire face à des défis présents et futurs ; la montée de l’extrême droite et la montée de la mer du Nord. L’arrivée de la 5G est un plus qui va contraindre cette population à fuir et à rechercher d’autres lieux de vie. Le Wallon a largement investi dans les appartements à la côte belge tandis que le flamand a toujours largement investi dans le sud du pays (camping, maison d’hôte, restaurants, hôtellerie). Le sud de notre pays est moins largement peuplé (ils vont tous à la mer) et dispose encore d’un bien très précieux dans le domaine des télécommunications : des terres rares. Ces terres encore exemptes d’antennes pour des raisons principalement économiques et topographiques vont voir leur valeur au m² croître de façon exponentielle. Si j’avais 20 ans de moins, je n’hésiterais pas à investir dans ce domaine et à en faire la publicité dans le nord du pays. C’est de l’or en barre. On ferait payer les gens à la minute pour pouvoir bénéficier d’un endroit sans ondes.

Je sais, ce n’est pas bien de profiter du malheur des gens mais d’autres ne s’en privent pas et on peut rêver un peu d’un juste retournement des choses. Je n’ai pas les moyens de posséder une île isolée au milieu du pacifique mais on peut se cotiser à plusieurs.