L’heure des choix

Durant ma formation en ostéopathie, un de nos professeurs, ancien infirmier militaire, nous racontait comment on triait les blessés revenant du front. Il y a ceux qui avaient une chance de survie et les autres. C’est un choix qui se fait maintenant en Italie et qui risque de se poser chez nous en cas de saturation de notre système hospitalier.

Le même choix s’opère au niveau des nations, soit on sacrifie les plus faibles qui ne rapportent rien et qui coûtent à la société pour maintenir une économie en ordre de marche, soit on privilégie les personnes fragiles en sacrifiant l’économie et la vie sociale avec le risque à terme de ne plus pouvoir subvenir aux besoins des plus faibles.

La même question se pose avec la technologie des ondes, soit on continue à développer pour le bien d’une grande majorité en sacrifiant les EHS et en acceptant des dommages mineurs, soit on protège ces personnes sensibles au risque de se priver d’une technologie du futur qui s’avère bien utile pour communiquer en ces temps de crise.

Comme d’habitude, il ne semble pas y avoir de demi-mesure et ne pas aller au bout de ses choix empêche l’une ou l’autre solution d’aboutir. J’admire la foi de ce pape qui s’en remet à la main de Dieu pour l’avenir de l’humanité.

Petite note d’optimisme

Je sais que l’heure est grave, que le vocabulaire de nos dirigeants est truffé de mots guerriers, mais dehors, le soleil est revenu et le printemps pointe le bout de son nez. Les plantes émergent des parterres, les oiseaux sont devenus fous, les bourgeons pointent le bout de leur nez sur les arbres. Vous, comme moi, nous sommes maintenant confinés mais cela ne change pas grands choses à ma condition d’EHS. je vivais déjà à l’écart du monde depuis des mois.

Pourtant les sujets de mécontentement ne manquent pas et je transis tous les jours quand je vois partir mon épouse, infirmière à domicile. C’est un brave soldat qui monte au front sans armes et sans munitions. Depuis le début de la crise elle s’expose tous les jours comme les médecins en première ligne. Les consignes commencent seulement à arriver mais pas les munitions.

Parmi les bonnes nouvelles, l’ARHES a mis en ligne son nouveau site mais, malheureusement, a dû annuler toutes les prochaines activités. Restons solidaires et évitons d propager cette saloperie. Je vais, dès son retour, mettre la tente de protection en quarantaine et dès maintenant stopper l’accueil à la maison. Désolé.

Les oiseaux chantent, la nature s’éveille et tous les jours en toute circonstance, je vais de mieux en mieux (Coué).

Tapis rouge

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Hypnotisé par les infos sur le coronavirus, je n’avais même pas relevé l’info sur l’innocuité de la technologie 5G. Notre institut indépendant chargé par l’OMS d’établir nos normes a emboîté le pas de son grand frère américain, la FCC. Dans le même temps, nos opérateurs augmentent la capacité et l’offre de services sur les réseaux pour faire face à une demande grandissante dans ce monde où on doit maintenant tous rester chez soi. J’ai beau comprendre la portée des mesures sanitaires dans cette crise mondiale, je répète quand même que l’homme est un animal social qui a besoin de contact et d’échanges avec autrui pour survivre. Il va maintenant devoir se satisfaire de contacts virtuels. Je me mets à la place de ces personnes âgées isolées dans les homes sans contact avec leur famille. Je ne pense pas qu’une conversation sur skype suffira à calmer leur angoisse.

Nous sommes partis pour des semaines d’isolement et il faudra une collaboration internationale pour éradiquer cette pandémie. Tout foyer non éteint pourra à tout moment rallumer la propagation. Ma génération n’a pas connu la guerre mais connaît maintenant un monde virtuel dans lequel, je ne me sens pas prêt à vivre. La problématique des ondes passe maintenant complètement à l’arrière plan pour nos autorités face à ce fléau qui réduit tout sur son passage. Les conférences prévues et les réunions sont annulées. Il nous faut maintenant développer d’autres moyens de communiquer et de rappeler l’inconfort et la dangerosité de ces technologies sans fil. Merci l’ICNIRP, vous avez bien choisi votre moment.

La fin d’un monde

Loin de moi l’idée d’être pessimiste, que du contraire. Cen’est pas la fin du monde mais la fin d’un monde, d’une civilisation. L’être humain est un être social qui vit avec autrui et le touche, le salue, l’embrasse, … La crise actuelle nous oblige à vivre distant de l’autre qui est potentiellement porteur d’un virus. Heureusement (et c’est ironique), nous avons les smartphones et autres gadgets pour rester en contact avec nos contemporains. Je n’ose imaginer le calvaire des EHS condamnés à rester cloitrés entre des dizaines de source WIFI.
Ce cloisonnement aura pour conséquence indirecte un accroissement des échanges par les solutions hertziennes et une justification d’un accroissement des antennes et d’un glissement justifié vers la 5G pour répondre à la demande.
Une autre conséquence est la chute des bourses et les pertes considérables de plusieurs milliardaires à la base du développement de ces technologies. J’ai, sans vouloir de mal à quiconque, le maigre espoir que ces pertes considérables mettront à mal l’exécution des plans de la 5G.
Cettre crise vient remettre en cause fondamentalement les bases de notre organisation mondiale et des échanges entre les peuples. Mon lieu de vie pour EHS est devenu sans le vouloir un lieu de vie tout court. Prenez soin de vous.

Sucette pour spacex

N’ayant pas trouvé de plus amples informations sur les récepteurs prévus pour la 5G par satellite, je me suis permis d’extrapoler à partir des déclarations de Musk. Il parle d’un OVNI sur un bâton. Cela ressemble à une grosse sucette. Je suis sidéré, une telle débauche de technologie et d’argent pour seulement conquérir 3 à 5 % du marché mondial et rendre accessible les endroits inaccessibles.

Cela me rappelle un article précédent sur Kymeta, c’est peut-être cette technologie là qui est utilisée pour se connecter à un satellite 5G.

Pour le consommateur, en plus de son smartphone compatible, il devra sans doute également investir dans ce genre de technologie. Cela sera vraiment réservé à une clientèle particulière. Ce « progrès » justifie-t’il l’encombrement de l’espace par des milliers de satellite. On peut se poser la question.

L’avenir

Pendant que nous perdons notre temps et notre énergie à lutter contre une petite bêbête, d’autres construisent notre avenir.

« Le projet Starlink doit permettre de fournir internet à des utilisateurs depuis l’espace. Quelque 300 satellites ont déjà été placés en orbite, et ce nombre doit rapidement augmenter, potentiellement jusqu’à 42.000.
La constellation devrait être mise en marche pour le nord des Etats-Unis et le Canada dans l’année, avec une couverture mondiale prévue pour 2021.
Elon Musk n’a pas donné de détails sur le futur prix de son service. La puissance sera suffisante pour regarder sans problème des films en haute définition ou jouer à des jeux vidéo sans temps de latence sensible.
Le terminal permettant de recevoir le signal ressemblera à « un ovni sur un bâton », a-t-il dit, assurant que son installation serait très facile. « Le coffret contiendra uniquement deux instructions, qui pourront être suivies dans n’importe quel ordre: pointez vers le ciel, et branchez. »
L’antenne s’alignera alors automatiquement avec un des satellites.
Le service vise en priorité le marché de niche des utilisateurs vivant dans des régions isolées, ce qui ne menace donc pas les entreprises de télécommunications traditionnelles, selon Elon Musk.
Elon Musk espère à terme gagner 3 à 5% du marché mondial de l’internet, une part évaluée à 30 milliards de dollars par an. »
(AFP,Publié le mardi 10 mars 2020 à 12h09 – Mis à jour le mardi 10 mars 2020 à 12h14)

La quarantaine

Le jeu de mot était facile, mais cette quarantaine je la connais déjà depuis longtemps. Je n’ai pas attendu le covid 19 pour me retirer un peu du monde. Les technologies basées sur les ondes m’ont obligé à m’exiler complètement du monde des vivants biens pensants. J’ai fait une tentative de sortie en janvier pour manifester contre la 5 G et j’ai réintégré mon univers avec une grippe carabinée. Les mêmes symptômes évoqués maintenant au téléphone me conduiraient certainement vers l’hôpital le plus proche.

La quarantaine est une situation que les EHS connaissent bien, ils ont déjà appris à survivre en dehors de cette civilisation. Nous avons même développé des techniques de survie qui ne dépendent plus des technologies récentes. Nous cherchons en permanence des zones blanches qui disparaissent chaque jour. J’ai bon espoir que mon lieu de vie reste à terme une zone blanche ouverte à l’accueil de mes semblables. En attendant, la tente de protection sera à nouveau disponible dans une dizaine de jour. Pour vivre heureux, vivons couverts et masqués.

Atchoum est mort

Les sept nains ne sont plus que six. Atchoum a succombé. Vous ne le saviez pas ? Pourtant c’était cuit d’avance, il était dans une maison de repos et avait reçu pour son anniversaire un téléphone sans fil qui traînait très fier sur sa table de nuit. C’était pratique pour avoir ses enfants en ligne. C’est un cadeau de Simplet, enfin de nous tous.

Atchoum était très âgé et non prioritaire. Sa chambre se situait à côté du bureau des infirmières équipées de WIFI et il avait vue sur le parc où trônait une antenne de plusieurs G. Il ne se sentait pas très bien tous les jours et cette panoplie de médicaments à avaler pour son coeur, sa tension et ses acouphènes commençaient à lui peser. On n’avait rien trouvé d’efficace pour arrêter ses éternuements.
Il avait la TV dans sa chambre et allait encore manger à midi avec les autres nains. Il aimait ce moment privilégié ou tout le monde se rencontrait avec Blanche Neige, la directrice de la maison de repos.

Depuis quelques jours, le médecin ne vient plus le voir et les infirmières sont emmaillotées dans des plastiques. Il ne peut plus descendre au mess pour voir ses amis. Il est isolé dans sa chambre. On ne l’entend plus éternuer et son nom a été retiré de la plaque d’identification sur la porte. Atchoum, n’est plus, vous avez pu prendre connaissance de sa disparition dans une statistique officielle.

Le battement d’aile d’un papillon

Oui, c’est vrai, le battement d’aile d’un papillon de l’autre côté de la terre peut influencer notre quotidien. On ne se rendait pas vraiment compte de cette réalité mais avec la mondialisation de notre société, un éternuement en Chine provoque une chute du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. Les fabricants de GSM tournent au ralenti et les ventes s’en ressentent. Notre monde a déjà connu plusieurs civilisations et celle-ci semble avoir trouvé son maître en la personne d’un petit virus.

On ne parle plus beaucoup des effets secondaires des ondes, le sujet semble déplacé en ces temps de panique mondiale. Je n’ose imaginer le désastre si demain on affirmait que la technologie des ondes était cancérigène et avait un impacte sur notre santé même à de faibles expositions.  La problématique de la 5G me semble déjà bien lointaine en ces temps futurs de récession, pourtant nous restons tous exposés aux mêmes sources. En Belgique, les médecins donnent les consultations à distance pour ne plus être en contact avec une source éventuelle de contamination. La 5 G pourrait bien refaire la une comme outil de soin à distance pour le futur. On ne peut plus se serrer la main ou se faire la bise, pas de soucis, on se téléphone. On va ainsi accroître et justifier la demande sans cesse croissante d’antennes et de connections WIFI.

Un petit coup de gueule en matière de soins à domicile. Mon épouse infirmière à domicile n’a reçu aucune information concernant cette épidémie et les moyens de protection mis à disposition sont manquants. Le principe de précaution est un principe devenu obsolète, mais nous les EHS on le sait depuis longtemps.

Je me lave les mains

Comme Ponce Pilate, je me lave les mains pour éviter la contagion. Je n’oublie surtout pas de nettoyer également mon smartphone que je trimbale toute la journée contre mon visage et que je dépose un peu partout autour de moi. Le Pilate moderne dirait « sans doute », je m’en lave mon GSM. L’attitude nos gouvernants dans cette épidémie qui devient rapidement une pandémie est un discours rassurant faisant appel aux plus éminents spécialistes. Ces derniers se réfèrent aux chiffres, aux normes, aux statistiques et à leurs diplômes pour nous dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. La 5 G ne représente pas de danger. La Belgique est prête à faire face à une épidémie, c’est comme une grippe, la route tue plus.

Si les avis sont aussi rassurants pour la 5 G que pour le covid-19, il y a de quoi commencer à paniquer. L’EHS, derrière son voile de protection anti-onde a peut-être l’air moins ridicule. Il manque de masques, pas de problèmes, vous pouvez toujours utiliser le slip en coton de votre épouse sur votre tête. Elle porte des strings, pas de chance pour vous.

Un dernier conseil pour les utilisateurs de smatphone, tremper le une heure dans une solution avec de l’eau de javel. Quand ça commence à faire des bulles, il est propre. S’il ne fonctionne plus vous sauvez 2 catégories de gens par ce simple geste, les EHS et vos contemporains.