A la recherche du lieu perdu

L’article paru dans la « Libre Belgique » ce 21 janvier (il y est toujours le 24) a suscité beaucoup d’émois. Les commentaires sur la page facebook de la « Libre Belgique » étaient partagés entre témoignages de situations équivalentes ou de stupides railleries. Mes tentatives de réponse à ces dernières ont rapidement été censurées. Des « David », en 4 ans, j’en ai croisé beaucoup. Ils s’appellent Sylvain, Francine, Nico, Nathalie, Mieke, Jan, Hugo … Ils ont tous fait des choix de vie pour sauver leur vie et tenter de survivre. La plupart ont perdu leur job, sont séparés de leur famille, de leurs amis et sont partis à la recherche d’un lieu perdu et à l’abri des ondes.

Au départ de l’idée de construire un logement anti-ondes, ma volonté très égoïste était un lieu préservé pour mes vieux jours. Nous disposions déjà d’une vaste maison en zone blanche difficile à entretenir pour une personne vieillissante. Un plein pied, bien isolé et facile d’entretien me semblait la solution idéale.

La vie et ses aléa en a voulu autrement et depuis plusieurs mois, ce logement est devenu une sorte de refuge pour de nombreux EHS en quête d’un endroit pour souffler. Vous venez de partout, de Flandre, de France, de Hollande, …

Il n’existe hélas pas beaucoup de solutions actuellement en dehors des logements précaires isolés des ondes comme celui de David. Nous sommes parmi les pays les plus riches du monde, offrant des conditions et des espérances de vie parmi les meilleures et pourtant une misère inconnue a poussé des « David » à avoir le statut de réfugié des ondes. On est en droit de se poser des questions.

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